Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Si j’entreprends de montrer la futilité des choses, des rêves et des actes, je doute déjà de l’utilité d’une telle entreprise, ressentie plus en réflexion perdue qu’en acte résolument impossible. Mais le désengagement me serait plus douloureux encore...
L’entrepreneur, Monsieur, employait une main d’œuvre nombreuse pour la fabrication de papier. L’exigence des principes de solidarité lui imposait une lourde charge sur les salaires afin de créer le fond social nécessaire pour assurer cette solidarité....
Indices indiscernables d’incidences insidieuses, Impossibles impositions d’impartiales impostures, Inflexibles immobilismes d’inadmissibles involutions, Impensable immaturité d’inconscients imposants, Innocemment ignorants d’inimaginables incuries, Incommensurables...
Chantez, chantez, cigales de ce jour Car demain changera la vision de chacune. Aux beaux jours cessera, Et ces jours sont tout proches, La quiétude de l’été, sous des climats furieux. Chantez encore, chantez cigales Tant que le temps se passe qui vous...
-"Bon ! Ecoute-moi ! Tu es tout à fait charmante, ton corps attire tous les regards et ton profil fait craquer les profs. Ta voix est douce et posée, tes propos sont simples, justes, et témoignent d'une maturité assurée. Tes remarques sont pertinentes...
Il n'a fallu qu'un temps Pour que, de cet élan, Perlât sur le présent Son front teinté de sang. Oui, la force du vent Le rendit effrayant, Ici, là, se balançant, L'un des pendus mourant. Il n'a fallu qu'un temps Pour qu'un objet volant Détruisit dans...
Que de temps passé avant ta réponse ! Tu sais que je n’apprécie guère les chichis de riches qui se font attendre et trouvent normal d’être attendus. Mais toi, mon amour, tu es si simple et si présente d’habitude ! J’aime tant le rire qui éclaire ton visage...
Chère toi qui souffres, (le 16/12/2009) Je suis resté un moment sur les écrits où tu ne décolères pas. Sans jamais trouver les mots assez forts, tu cries ta douleur profonde, cette douleur qui sort de tous les pores de ta peau, cette douleur que réveille...
J'ai souhaité rire et me suis lassé de rire. J'ai voulu pleurer et me suis lassé des pleurs. J'ai cherché l'amour et me suis lassé d'aimer. J'ai désiré voler et me suis lassé des airs. J'ai eu envie de voguer et me suis lassé des mers. J'ai collectionné...
Ce petit texte écrit en "laissant aller" sur un thème léger : "le sourire des choses", se construit à partir de la première scène qui m'a toujours fait sourire et voyage petit à petit jusqu'à la ferme où tout peut arriver. Ce qui m'a surpris, c'est d'y...
Trouble d’une humeur tendre à qui s’étend sur le foin ! Ah ! L’humeur se tend-elle du trouble à s’étendre dans un coin ? Coquette rumeur cendre qui parcourt tous les coins ! Ah ! Quelle rumeur court sur la coquette à descendre dans les foins ? Message...
Un tout petit canard Sort de la pataugeoire Il aurait dit : « je parts Parce que j’en est marre. » Mais depuis son départ Secouant son potard Il se retrouve avare Très très loin de la mare Il revient pour sa part Et c’est là tout son art Du total il s’empare,...
- C'est le facteur qui a fait ça ! Je vous le dis, foi de vieille bonne femme ! C'est le facteur ! - Mais ! Madame Labu ! Le facteur ne passe que vers les neuf heures ! Et la dame d'en face serait morte vers midi ! - J'étais devant mon bol de soupe, vers...
Une fois Tu es partie C'est bien fini Un mois ! Tu le regrettes Moi, je projette Ma foi D'avoir envie D'une autre vie. Deux fois J'ai tout repris Toute ma vie Crois moi La vinaigrette Tourne aigrelette Chaque fois D'avoir ni dit Ni fui l'ennui. Dix fois...
La vie des nomades nigériens au Nord du pays se réduit de plus en plus sous l'envahissement des prospecteurs d'uranium qui polluent le désert. La vie de son bétail et de ses enfants, chaque nomade la rêva, un jour, ou plutôt une nuit. Il la rêva, contaminé...
Il est tard. Les yeux piquent, la tête penche, il faut partir ! Allez ! Partez ! Laissez moi me coucher ! Ma famille, mes amis, mes collègues, partez ! Peut-être vous retrouverai-je demain, après ce bon repos ! Le monde s'en va. Il s'en va dormir, lui...
L’amandier se meurt Le hêtre s’installe au Nord Le désert marche L’Afrique s’enflamme La mousson rince les terres Les grands fonds s’étouffent La Chine consomme L’Europe s’immobilise L’Amérique affame L’Antarctique coule L’empereur progresse en vain L’ozone...
Nous avons marché bien haut dans la montagne, marché, marché sans arrêt, juste pour arriver avant seize heures au refuge. Lui, guidé par le devoir et la responsabilité, regardait souvent sa montre pour se rassurer. "Nous serons dans les temps si l'orage...
Patrice Crucy 29/10/2009 Ô noble épicéa de mon for intérieur Trônant au beau milieu de tes frères de scène Tu abrites un trésor de cordes par douzaines Tendues aux chevalets des marteaux de ton cœur Ô tapis noir et blanc pour uniques couleurs Ô délicieux...
Ecoute la voix d'une félicité harmonieuse, Ecoute le murmure d'une pluie d'étincelles, Ecoute le soupir d'un regard intérieur, Et souris, souris de vivre ce que vit la muse Inondée d'attendrissantes éloges. Entends s'ouvrir la paume qui te transporte,...
Poème de Fernando Pessoa dans "je ne suis personne" édité chez Christian Bourgois Quand viendra le printemps, Si je suis déjà mort, Les fleurs fleuriront de la même manière Et les arbres n'en seront pas moins verts qu'au printemps dernier. La réalité...
Organiser notre existence de façon qu'elle soit aux yeux des autres un mystère, et que ceux qui nous connaissent le mieux nous méconnaissent seulement de plus près que les autres. J'ai façonné ainsi ma vie , presque sans y penser, mais avec tant d'art...
Elle sonne, la note limpide d'un petit crapaud qui appelle une partenaire dans les herbes humides du soir. Sa touche délicate découpe la quiétude du jour qui finit, pour ceux seulement qui tiennent compte de leur sensibilité. Christalline telle une goute...
Septembre 2009 L’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis soixante ans. Les tirs d’obus ont fait plusieurs victimes, Rue Sainte. Un jeune homme brandissait un fanion sur lequel se détachaient...
Ton seul nom résonne comme une invitation à la poésie, et tu ne seras pas surprise d'apprendre que j'ai tous les jours une pensée pour toi, pensée dont je savoure l'impatience comme l'impertinence au fond de mon cœur. Il chante ton nom comme une surprise...