Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Symphonie d’une nuit tourmentée Tout dormait, comme si l’univers entier était une erreur ; et le vent qui flottait, incertain, était une bannière informe déployée sur une caserne inexistante. On sentait s’effilocher du rien du tout dans l’air bruyant...
Lire la suiteExtrait du livre de Fernando Pessoa : Je ne suis personne Ce ciel noir, là-bas au sud du Tage, était d'un noir sinistre où se détachait, par contraste, l'éclair blanc des ailes des mouettes au vol agité. La journée, cependant, ne sentait pas encore l'orage....
Lire la suiteExtrait du livre de Fernando Pessoa : Je ne suis personne Je me suis créé écho et abîme, en pensant. Je me suis multiplié en m'approfondissant. L'épisode le plus intime - un changement né de la lumière, le chute enroulée d'une feuille, un pétale jauni...
Lire la suiteExtrait du livre de Fernando Pessoa du même titre Je suis parvenu subitement, aujourd'hui, à une impression absurde et juste. Je me suis rendu compe, en un éclair, que je ne suis personne, absolument personne. Quand cet éclair a brillé, là où je croyais...
Lire la suitePoème de Fernando Pessoa dans "Je ne suis personne" publié chez Christian Bourgois Non : ne dis rien ! Imaginer ce que dira Ta bouche voilée C'est l'entendre déjà. C'est l'entendre bien mieux Que tu ne le dirais. Ce que tu es ne vient pas affleurer Parmi...
Lire la suitePoème de Fernando Pessoa dans "je ne suis personne" édité chez Christian Bourgois Quand viendra le printemps, Si je suis déjà mort, Les fleurs fleuriront de la même manière Et les arbres n'en seront pas moins verts qu'au printemps dernier. La réalité...
Lire la suitePoème de Fernando Pessoa dans "Je ne suis personne" édité chez Christian Bourgois Elle s'éclaircit de gris, la nuit pluvieuse, Car le jour est arrivé, Et le jour ressemble à un habit de veuve Aux couleurs déjà passées. Encore sans lumière, sinon la clarté...
Lire la suiteJe reconnais (non sans tristesse, peut-être) que je suis un homme au coeur sec. Un adjectif a plus de valeur pour moi que des larmes sincères, venue de l'âme. Mais il m'arrive aussi d'être différent, de connaître les larmes, les larmes brûlantes de ceux...
Lire la suiteOrganiser notre existence de façon qu'elle soit aux yeux des autres un mystère, et que ceux qui nous connaissent le mieux nous méconnaissent seulement de plus près que les autres. J'ai façonné ainsi ma vie , presque sans y penser, mais avec tant d'art...
Lire la suiteLa banalité est un foyer. Le quotidien est maternel. Après une longue incursion dans la grande poésie, vers les sommets des aspirations sublimes, vers les cimes du trenscendant et de l'occulte, on trouve délicieux, on trouve toute la chaleur de la vie...
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