Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Ma grand-mère est revenue. Marthe se présente là, avec une gentillesse redoublée, une jeunesse retrouvée, une maturité renouvelée. Elle vient me retrouver pendant la pose de mi-journée, dans le campus universitaire où je poursuis mes études. Je la reconnais...
Lire la suiteLâcher les mots, c’est comme jeter le rot, comme pisser de trouille avant d’ester en bafouille l’autre lâche qui dans la page se cache. L’œuf nouveau que fait l’homme (pourtant, on lui dit souvent « ne fais pas l’œuf ! ») n’a que faire des épices et embrouilles...
Lire la suiteLa pie voit briller une clef, Plonge dessus sans plus tarder Ni soucis des yeux qui la jugent ! Oh ! Oh ! Après moi le déluge ! Voyez moi ça se moquent-ils ! L'impie ne sait rien de l'outil Veut posséder tout que ce qui brille Niant vraiment ceux qu'elle...
Lire la suiteRévolution Un canard entre en gare Quand arrive un renard. - Qu’arrive-t-il sur la place Pour que tu te déplaces ? Dit renard au canard Qui remue son potard. - Beaucoup trop de chasseurs En poste aux premières heures ! Tire et tire à tout va Vise un peu...
Lire la suiteQuand je serai grand, je ferai du ski. Un petit problème à la cheville ! Adieu le ski. Je suis resté au bas des pentes pour me réjouir tout simplement des performances et des héros. Devenu journaliste sportif, je profite des places de choix avec micro...
Lire la suiteLes liens sont-ils ce jour si maigres Qu'aucun des siens n'ait plus souci Ni de son fils, dans son corps d'ogre, Ni de sa fille, lisse et sans pli, Que plus personne, écoute un peu, Ne prenne un temps pour une lettre Qui fasse un beau sourire au vieux...
Lire la suiteTends les bras Fais un pas Le doux soleil dès l'aube Habille les bois de la robe Dont ils aiment se parer Ouvre les yeux Remercie les cieux Les parfums du matin T'enveloppent de ce rien Que tu aimes respirer Déguste un fruit Emerge de la nuit De tes pieds...
Lire la suiteS'il fallait un an pour... Mais c'est beaucoup trop S'il fallait un mois pour... Mais c'est encore trop S'il fallait un jour pour... Mais c'est un peu trop S'il fallait une heure pour... Mais c'est trop... surtout que... Il l'a fait dans la seconde Il...
Lire la suiteExposée à l'étuve du soleil Trempée par l'orage du soir Malaxée jusqu'à s'écouler entre mes doigts La terre d'argile fine se fait boule dans la main Colle ensuite sur les blessures de l'arbre Qui le sent et frémit sans un mot Chaque chancre je recouvre...
Lire la suitePoêlée de fonds d'artichaut aux oignons dorés L'angoisse, à ceci près qu'elle ne trompe pas car elle fait signe du réel, se décline sur le mode particulier de l'objet qui lui sert de justificatif. Dans le cas de cette poêlée de fonds d'artichaut aux oignons...
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