Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Un canard entre en gare
Quand arrive un renard.
- Qu’arrive-t-il sur la place
Pour que tu te déplaces ?
Dit renard au canard
Qui remue son potard.
- Beaucoup trop de chasseurs
En poste aux premières heures !
Tire et tire à tout va
Vise un peu celui-là !
Je prends donc la fuite
Vers un lieu qui m’abrite.
- Si prenez tous le train
Qui fera des emprunts ?
Rembourser est facile
Aller jusqu’à la marre
Choisir son volatile
Et régler sans retard.
- Délocalisation !
C’est une révolution !
Je t’accorde qu’il est sûre
Que ta vie sera dure.
Les banquiers voleront
D’autres fous et pigeons !
La famille prend son train,
Le renard est chagrin.
- J’irai voir le banquier
Pour en face lui parler.
Et demain le journal
Dira : « Drame fatal… » !