Les liens sont-ils ce jour si maigres
Qu'aucun des siens n'ait plus souci
Ni de son fils, dans son corps d'ogre,
Ni de sa fille, lisse et sans pli,
Que plus personne, écoute un peu,
Ne prenne un temps pour une lettre
Qui fasse un beau sourire au vieux
Dans la douleur et le mal-être,
Corps affaibli, coeur étonné
De voir flétrir ce qu'a choyé ?
Les siens sont-ils ce jour si aigres
Qu'aucun des liens n'ait plus de goût
Ni de son fils, qui fait vinaigre,
Ni de sa fille, qui veut des sous,
Que pour chacun, entend cela,
Il faille un temps pour faire un prix
Qui donne au vieux un p'tit repas,
De la chaleur en fin de vie,
Quelle affliction de ne pouvoir
Dire à son proche un sage espoir ?