Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Le chauffeur de bus regarde dans le rétroviseur central et ne s'étonne de rien. Les enfants ramassés pour l'école et tout au fond du véhicule paraissent calmes. Pourtant, à jeter encore un coup d'œil, quelque chose le surprend maintenant. Tous les regards...
Lire la suiteC'était un maître queue de la belle époque, portant, fier, sa blanche toque, mais parfois secoué par de vilains tics. Au piano de sa cuisine, il faisait merveille et se jouait des difficultés à préparer plusieurs plats simultanément. Un autre piano, droit...
Lire la suiteDepuis six mois, je ne vois plus mon visage et je sens bien que j'ai perdu un œ il tant le bandage est mou sous la pression de mon doigt. L'hôpital spécialisé dans le traitement de la face et des mains, me laisse une enveloppe malodorante et permanente...
Lire la suiteMaya sort du lycée à dix huit heure accompagnée de quelques copains et les abandonne à la Brasserie de la Butte sous le prétexte d’une petite fatigue. Elle grimpe très vite les sept étages raides qui la mènent jusqu’à sa chambre de bonne tout au fond...
Lire la suite"L'arabe est mort !" En gros titre sur la Une de Valras Matin, le plus petit tirage de France. Le seul à survivre à la messagerie électronique imposée dans toute la région ! Chacun pourtant connait l'Arabe.Il restait souvent, le soir, parmi les vendangeurs...
Lire la suiteBonheur et prospérité nourrissent ses parents d’espoir et de joie, les renforcent dans leurs convictions et leur donnent l’assurance du bien fondé de leurs choix, tant sur le plan religieux que sur le plan éducatif dont les méthodes sont déjà éprouvées...
Lire la suiteLes jours monotones se promènent et broutent l’habitude. Aux Deux Margots, le ronron bourdonne de tous les amis qui butinent. Il réjouit la banquette qui s’ébroue entre deux miaulements calembouresques. Ma présence à la mécanique bien rodée s’accorde...
Lire la suiteEnfin ! J’y suis ! Cette petite terrasse naturelle va me permettre de caler la moto ! Lisbonne est loin, mais je fuis sur l’instant toute rêverie pour préparer mon campement. Les deux jerricans de réserve restent bien accrochés malgré la longue route...
Lire la suiteIl revient au printemps, comme le brame du cerf, rut au feu de la passion, juste au coin de la nouvelle lune presque sur le point de découper l’écran noir de la nuit. La lutte est forte, verbale seulement, pour l’instant. Chaque petit carreau de la haute...
Lire la suiteJe me suis allongé dans l’herbe pour laisser vaquer mon esprit pendant la petite sieste d’été. Les pentes du Morvan présentent en permanence de merveilleux tapis d’herbes fraîches et les rares occasions pour s’y reposer ne se refusent pas, c'est-à-dire...
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