Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Patrice Crucy 29/10/2009
Ô noble épicéa de mon for intérieur
Trônant au beau milieu de tes frères de scène
Tu abrites un trésor de cordes par douzaines
Tendues aux chevalets des marteaux de ton cœur
Ô tapis noir et blanc pour uniques couleurs
Ô délicieux mélange d’ivoire et d’ébène
Témoignant d’un même sang coulant dans nos veines
Sonne et tinte nos vies de majeurs en mineurs
Ô sobre palais de l’infini musical
Ô Dieu des vibrations, jugulateur de mal
Maître des concertos, Prince des ballades
Chanteur de sonates ou chuchoteur de scherzo
Danseur de mazurkas ou conteur de rondos
Guéris-nous de tes touches, nous qui sommes malades