Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
- « Le masque horrible de cette femme s’éclatait à me faire peur » dit la jeune fille feignant de sourire sans parvenir à masquer son angoisse, tressautant à chaque apparition des images dont elle fut témoin pendant le constat policier. Le préposé à la...
Lire la suiteEn ce vendredi 13 du mois de mai, l’air est encore sec après cette première journée chaude. La rue des Somnambules, sombre sous les réverbères espacés, laisse résonner les pas sur le vieux pavé patiné. Sous le grand porche du numéro 13 reste blotti le...
Lire la suiteA l’annonce de son départ, Messieurs Lagachon et Barateau ont paru soulagés tant leur soupir était profond. Ils jetèrent un œil en coin à leur « Maman ». « A bientôt ! » lance l’inspecteur qui, ayant noté le coup d’œil en coin, espère ainsi laisser une...
Lire la suiteLes pensionnaires ne bougent pas. Le petit salon aux tentures vieux rouge donne sur une courette sombre. Le lustre en bois éclaire faiblement la pièce de ses trois ampoules torsadées. Ni télé, ni radio n’anime le silence. Une volute de fumée s’élève en...
Lire la suite- C'est le facteur qui a fait ça ! Je vous le dis, foi de vieille bonne femme ! C'est le facteur ! - Mais ! Madame Labu ! Le facteur ne passe que vers les neuf heures ! Et la dame d'en face serait morte vers midi ! - J'étais devant mon bol de soupe, vers...
Lire la suiteIl a intercepté ma pizza, cette tête d’enflure fascisante. L’autre calbassé de bistrotier me l’avait envoyée, chauffée à blanc. Elle n’est pas arrivée jusqu’à moi. Il avait tellement faim, le merlan, qu’il se serait bouffé le melon si j’avais laissé pisser....
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