Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Septembre 2009 L’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis soixante ans. Sous les grandes bâches vert-feuillage-épais, au beau milieu de l’impasse des Bombinettes, les familles s’organisent. Avec...
Certains jours sont comme ça ! Le réveil n'a pas sonné ! Déjà cinq minutes de retard sur les horaires habituels ! Il faudra que je pense à acheter des piles ! Merde ! Je ne trouve pas mes chaussons ! Tant pis ! Je descend pieds nus. Aïe ! Je me suis tordu...
Aller ! On se le dit ? Il y en a un ! Qui l'a choisi ? Oh ! Oh ! La ! La ! Il en est un, qui ne devrait pas rester ! Mais... Ca se pose là ! Il en est un, qui ne devrait pas s'avancer comme ça ! Mais... Ca marche pour lui ! Il en est un, le même, qui...
Depuis quelques heures, je suis réveillé et prends mon temps. J'ai lu un petit texte et vous confie ce moment où se plie la vie comme un soufflet d'accordéon, respirant letement. J'ai pris un train. Du monde qui passe devant les baies je n'ai rien emporté....
Le thème de cette atelier d'écriture est tout simple : "Feuille " Il invite à évoquer tout ce qui est en lien avec la feuille considérée dans toutes ses acceptions et l'écriture s'en inspire qu'elle soit poétique ou non. J'ai choisi la poésie. Une mandarine...
Septembre 2009 L’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis soixante ans. Bien sûr ! La nouvelle religion de tous doit être monothéiste. C’est l’amour du Fric et de tous ses dérivés. Il n’est plus...
Sur les grands bords du convertible Une vision de visionnaire Nous donne à voir, c’est très curieux, Un nouveau monde bien déroutant. Très compatibles aux découvertes Des iatrons et polytrons, Au clair de terre ils ont surgi, Près du clic-clac cité plus...
Je caresse le coussin de velours rouge qu'elle tient sur son ventre et le rouge semble avoir un effet sur elle sans que nous puissions en deviner les conséquences. Son parfum me fait rêver et nos mains se rejoignent sur un coin de velours. Une sensation...
- « Le masque horrible de cette femme s’éclatait à me faire peur » dit la jeune fille feignant de sourire sans parvenir à masquer son angoisse, tressautant à chaque apparition des images dont elle fut témoin pendant le constat policier. Le préposé à la...
Oui ! Le seul vrai défi auquel nous avons à répondre en face de la télé, c'est de la supprimer complètement ! Elle viole l'espace intime de chaque foyer en lui imposant le verbe d'un monde fabriqué de toutes pièces. Non seulement heureuse de pénétrer...
Août 2009 L’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis soixante ans. Keltoum reste assise sur un tabouret. Son regard interrogateur persuade l’infirmière de lui dire un petit mot d’encouragement...
L’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis soixante ans. Hicham regarde le convoi militaire qui s’approche du village. Des jeeps, des camions de troupe, le tout suivi de gros transporteurs chargés...
Et l’air de rien répond la vie L’homme de bien sans air n’est rien Cadeau du ciel que cet inspire Force de vie que cet expire Mais vous en fîtes peu de cas Et de vos pipes dressées vers moi Vous recrachiez votre venin Et tous vos jets des plus malsains...
Mais là, sous ses airs de titi et son bonnet vulgaire qui sûrement collait sur un crâne rasé, je ne la reconnus qu’avec peine ! Une peinture grossière lui servait de maquillage comme un masque hideux qui devait la cacher, empêcher qu’on la reconnaisse....
Gémissant à la porte de notre amour, je frappe mon âme d’une jalousie flamboyante comme le feu saisit le fer d’une forte braise claire. Ma blessure béante, pourpre et sang, rythme en syncopes les battements irréguliers de mon être abattu. A te percevoir...
Septembre 2009 L’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis soixante ans. Il est six heures. Des grondements persistants ébranlent la maison. Nous sommes au Boulevard Botinelly, le long des voies...
La petite chipie toute ébouriffée, toute excitée de savoir que son grand-père vient la chercher à la sortie de l’école, trouve comme un malin plaisir à le faire attendre. Elle doit penser que ses copines aimeraient bien le voir, lui dont elle parle tant...
- "Tiens! Tu écris des nouvelles?" Demande Jeannot. - "Et oui! Depuis que je suis à la retraite, je retrouve ma jeunesse dans cette forme de voyage qui ne demande que très peu de moyens. Tu sais que la pension n'est pas très épaisse!" - "Mais n'importe...
La pie voit briller une clef, Plonge dessus sans plus tarder Ni soucis des yeux qui la jugent ! Oh ! Oh ! Après moi le déluge ! Voyez moi ça se moquent-ils ! L'impie ne sait rien de l'outil Veut posséder tout que ce qui brille Niant vraiment ceux qu'elle...
J'ai pris le soleil pour le glisser dans mon sac à dos. Certes, il a fait fondre le beurre, mais aussi griller soigneusement mon sandwich. Je me suis mis en marche sans plus tarder, tôt ce matin-là, pour arriver au sommet de la montagnette avant midi,...
Tourne une grosse mouche Autour du fier manouche. On le voit de très loin S’agiter mais en vain. De son vélo descend Quand lui montent les sangs. Virevoltent ses bras Et décolle mon gars ! Fatigué, épuisé, Et bientôt harassé, Notre ami écrasé Voit la...
Fini les vacances ! Il faut bien rentrer ! Fini le bronzage ! Il faut s' habiller ! Un dernier bisou ! Dernier baiser ! Une dernière larme ! Peine partagée ! Dans une minute, faut s'en aller ! Toute la journée, faudra rouler ! Fini l'été ! C'est la rentrée...
Aucune organisation sociale n'accepte de se transformer sans la pression de la rue. Nous le voyons en ce moment même dans les pays du nord de l'Afrique. Aucun pouvoir ne lâchera ses privilèges sans que le rapport des forces ne s'inverse. C'est le moment...
Je tiens à diffuser cette lettre qui fait suite au discours de notre Président de la République à Grenoble, le 30 Juillet 2010. Qui mieux que Léon Landini peut exprimer cette indignation ? Léon Landini figurait parmi les invités de CRHA en mai dernier...
J’en avais bien envie. Je l’ai dit à Denis. Mais je n’ai jamais su. Je l’ai dit à Béru. J’ai couru sur l’arrière. Je l’ai dit à Robert. L’ai trouvé là devant. Je l’ai dit à Vincent. J’ai sauté tout en haut. Je l’ai dit à Renaud. J’ai viré tout en bas....