Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
L’homme de bien sans air n’est rien
Cadeau du ciel que cet inspire
Force de vie que cet expire
Mais vous en fîtes peu de cas
Et de vos pipes dressées vers moi
Vous recrachiez votre venin
Et tous vos jets des plus malsains
Que l’homme hurle à s’étouffer !
De l’air sec pour l’assécher !
Je ventilais vos chers anciens
Les animais de mes parfums
Je répandais graines et vie
Soufflais le chaud brisais l’ennui.
Vous n’êtes plus que des pantins
Gesticulez soir et matin
Pour me cerner et m’enchaîner
Mais n’aurez pas ma liberté.
Soyez maudits et irradiés !
Soyez brûlés, époumonés !
Je ne suis plus que de violence
Et souffle fort toute ma puissance
J’arrache l’arbre excite le feu
Répand le sable déchire les cieux !
Mes ennemis, cessez vos cris !
J’ai décidé d’ôter la vie !
Baissez le voile sur les visages
Les sauterelles font des ravages
Laissez la voile au fond des soutes
Fuyez bateaux pontons et routes
Ne descendez pas dans les caves
Ne montez pas sur les sommets
Je n’oublierai aucune enclave
J’assècherai même les marais !
M’avez souillé ! M’avez sali !
L’homme sera ce jour détruit !