Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Je ne résiste pas à vous faire découvrir ces quelques lignes d'un merveilleux livre, celui de Fernando Pessoa, cet auteur protugais pour lequel vivre et rêver ne sont que deux facettes d'une même "intranquillité" patiente au plus profond de ses sensations....
Lire la suiteRouge dans l’air et rouge au sol Terre et nature en furie folle Le sang bouillonne et les os craquent Les dieux s’étonnent et les mains frappent. Vulcain ne cesse de chauffer Et dans sa forge d’usiner Les plus gros fers d’un blanc cerise Qu’il frappe...
Lire la suiteBouge la terre déplie tes armes Envahis tout de feu de cendres Consume à cœur le cœur des hommes Fais taire ainsi toute Cassandre Parle de forge agis dragon Hurle de flamme et d’éperon Déchire-toi sourde crevasse Déchaîne-toi volcan vorace. Que l’homme...
Lire la suiteLimpide et pure au tout début Cristalline dans ses cascades Océane dans l’étendue Sauvage dans ses escapades J’ai supporté tous vos affronts J’ai effacé chacun des crimes Que vous les hommes avec aplomb Vouliez pousser jusqu’à l’extrême Je vous maudis...
Lire la suiteJe ne suis pas bien dans ma tête et j’ai mal dans mon cœur. Accroché au piton de l’espoir, sur cette corniche de la mort, J’ai froid dans mon enveloppe, je pense aux proches en exil. Sur ma tête encapuchonnée cogne la tempête glaciale, A mes pieds le...
Lire la suiteFabrice manquait parfois l’école. Des crises de rhumatismes articulaires l’obligeaient au repos. Mais ce matin là, un lundi, il se levait tôt, content de retourner au lycée, dans cette classe de cinquième qu’il avait dû redoubler pour les raisons citées...
Lire la suiteDès le réveil tôt ce matin J’allais faire uriner mon chien Que n’ai-je vu, et de très loin, Un grand chariot chargé de foin ? Dès le réveil tôt ce matin Le soleil ne brillait pas bien L’ai-je donc vu ce chariot d’foin, Pendant que là pissait le chien...
Lire la suiteC’était il y a longtemps, quand les hommes n’avaient pas de maison, quand ils habitaient dans les grottes, sur le flan des falaises. « Maman ! Maman ! » Criait Galipon le petit ourson qui osait pour la première fois sortir de la tanière. Un gros champignon...
Lire la suiteGémissant à la porte de notre amour, je frappe mon âme d’une jalousie flamboyante comme le feu saisit le fer d’une forte braise claire. Ma blessure béante, pourpre et sang, rythme en syncopes les battements irréguliers de mon être abattu. A te percevoir...
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