Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Rouge dans l’air et rouge au sol
Terre et nature en furie folle
Le sang bouillonne et les os craquent
Les dieux s’étonnent et les mains frappent.
Vulcain ne cesse de chauffer
Et dans sa forge d’usiner
Les plus gros fers d’un blanc cerise
Qu’il frappe sur l’enclume grise.
L’homme a voulu ! L’homme est foutu !
L’homme est de cendre ! Il est déchu !
De la forêt je fais bois mort
De la nation je fais brûlis !
Je ne fuyais pas les efforts
Pour réchauffer vos petites vies
J’étais à tous et partagé
Pour éclairer tous les foyers
Vous avez fait de moi produit
Qui se marchande pour vos profits !
Oui je vous hais ! Pilleurs de paix !
Même les dieux craignaient vos feux !
Mais pour un grain d’embout phosphore
Vous pourriez semer la mort
Pour une mèche de nucléaire
Vous détruiriez toute la terre !
Soyez honnis ! Hommes ennemis !
Soyez réduits ! Poussière de vie !
Fuyez l’orage et les éclairs
Priez l’oracle et le tonnerre
Artisans fous de l’énergie
Je vous décime en vos folies
Mon fer est feu brûlent les âmes
Ardente est l’eau bleu le tison
Vous étiez fous ! Et feu les hommes
Trouvent l’enfer comme maison !
Saisir, tordre ! Brûler, surprendre,
Tout laisser cendre ! Plus rien à
vendre !