Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Bouge la terre déplie tes armes
Envahis tout de feu de cendres
Consume à cœur le cœur des hommes
Fais taire ainsi toute Cassandre
Parle de forge agis dragon
Hurle de flamme et d’éperon
Déchire-toi sourde crevasse
Déchaîne-toi volcan vorace.
Que l’homme brûle ! Ainsi est dit !
Qu’il soit poussière et enseveli !
Je m’allongeais support des pas
Je prolongeais l’apport des bras
Fidèle et sûre en chaud et froid
Vous fournissait toujours de quoi
Vous l’avez fait le trou d’ozone
Détruisez tout tel ces Gorgones
Qui s’attelaient à ne laisser
Que les curieux tous pétrifiés.
Qu’il soit maudit ! La terre a dit !
Au feu d’enfer l’homme est détruit !
Je nourrissais mais j’empoisonne
Réjouissez-vous mais le glas sonne
Ma gorge s’ouvre et crache le feu
Mon œil éclaire tonnent les Dieux !
Soyez maudits ! A terre ennemis !
Sortez haïs ! Le monde a fui !
Répandez-vous déserts arides
Sillons fossés restez stériles
Feuilles roussies séchez vos rides
Routes et ponts choquez vos piles
Que tout soit feu sur le rivage
Lave rougie ou d’avantage
Cendres bien noires et fumées acres
Gaz puants et vrai massacre !
Tout est fini ! Elle a détruit
L’être en habit, son ennemi !