Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Où va l’ombre des mots rouges Quand s’en va le temps sombre du feu ? Où vont les portes du désir ardent Quand s’en vont les instants de souvenir ? A désirer les dire tous nos songes s’évanouissent, Dans le noir. Mais, le temps d’une trace, ils ont dit...
Lire la suiteChantez, chantez, cigales de ce jour Car demain changera la vision de chacune. Aux beaux jours cessera, Et ces jours sont tout proches, La quiétude de l’été, sous des climats furieux. Chantez encore, chantez cigales Tant que le temps se passe qui vous...
Lire la suiteFleurs enivrées Qu’un temps bouscule en poussée Oubli d’un pétale Couleurs éclatées Amoureuse au petit jour La fleur est tombée Jardins camaïeux Cette urgence de la vie Charge du pollen Courbe du brin d’herbe Feuilles d’hiver balayées Transport du co...
Lire la suiteTemps perdus, tels des coulées de nœuds dérisoires qui n’ont servi que de prétextes à ne rien serrer, d’aucune manière ni de quelque matière, temps perdus qui ont passé, comme poussés par une longue lassitude de l’agitation futile d’une vie qui n’en est...
Lire la suiteSilence du soir Repos des poussées de sève Aucun chant d'oiseau Gargoulette d'eau Murmure des chatons blottis Le basset se gratte Tic tac de l'horloge Sifflement de la bouilloire Chapelet de temps
Lire la suiteMême si deux restent sur terre Pour punition des plus sévères Ils se tiendront à vos côtés Pour partager et vous aimer. Ils seront là, témoins des noces. Gaïa, Vulcain aux yeux d’Eros Vesta, Neptune bénits des cieux, L’homme avec eux, signant radieux....
Lire la suitePardon la terre, je t’ai pliée, Pour mon profit, je t’éventrais. De tes largesses j’ai profité Je te pillais, je te violais. Je te glaçais de mes tortures Sans me soucier des déchirures Te dévorais jusqu’aux poumons Orgueilleux de mes déraisons. Mais...
Lire la suiteFernando Pessoa : Le livre de l'intranquillité Fragment 51 Lisbonne le 4 avril 1930 « Ce ciel noir, là-bas au dessus du Tage, était d’un noir sinistre où se détachait, par contraste, l’éclair blanc des ailes des mouettes au vol agité. La journée cependant...
Lire la suiteUn nuage passe dans le ciel azuré. Une ombre s’étire sur un sol asséché. La ligne des tombes noires noircit encore. Les ciel gris et pluie fine assombrissent la mort. Un voile déchire en pur silence ma pensée, Ouverture au passé comme terre brûlée. Plus...
Lire la suiteJe me suis assi sur un banc, tout à côté du lac, où les cygnes se déplaçaient sans bouger, en suivant leur docile reflet, un peu flou, grisé légèrement par les particules en suspension qui ternissaient l'eau calme. Le temps de ce matin tournait au gris...
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