Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Même si deux restent sur terre
Pour punition des plus sévères
Ils se tiendront à vos côtés
Pour partager et vous aimer.
Ils seront là, témoins des noces.
Gaïa, Vulcain aux yeux d’Eros
Vesta, Neptune bénits des cieux,
L’homme avec eux, signant radieux.
Oui ! Je les vois ! Humbles et doux !
Qu’aux éléments, dans l’harmonie
S’unissent les dieux et toutes les vies !
Sachez que l’homme a tout compris
Et que vous n’êtes plus ennemis !
Au vent, au feu il veut s’allier
Pour assainir et purifier
Chaque sillon de terre et d’eau
Qui pousseront le blé très haut.
L’homm’ tout petit vit de cueillette,
Cess’ de poser toute requête !
Il se blottit au creux des pierres
Bien réchauffé par le soleil.
Fait des outils et des tanières
Sans perturber les souhaits du ciel !
Feu, vent, eau, terre attend, attend,
L’homme est aussi un élément !
S’il prend à cœur de partager
Tout le contrair’ de ravager,
S’il tient à jour toutes ses notes
En oubliant ce qu’il mijote,
Il prendra part au grand festin
De ceux qui ont même destin.
Nous aimons tous les harmonies,
Que soit scellée la nouvelle vie !
Allons, allons fêter Chronos
Qui de sa main serre Ouranos !
Et célébrons avec Hermès
Les noces d’Héra au bel Arès !
Allons, allons vivons le temps
Où l’élément court dans le vent !
Allons, vivons avec la terre !
Avec le feu fêtons la mer !