Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Un nuage passe dans le ciel azuré.
Une ombre s’étire sur un sol asséché.
La ligne des tombes noires noircit encore.
Les ciel gris et pluie fine assombrissent la mort.
Un voile déchire en pur silence ma pensée,
Ouverture au passé comme terre brûlée.
Plus rien n’y pousse où le cerveau dort sa paresse,
Où la tendresse dérobée devient détresse.
La langueur des journées, lasse, s’étire en vain,
En si longues heures, noires dès le matin,
Sur la vieillesse, là, pas à pas prolongée.
La vie rit au passé, pleure sur un futur,
Et descend dans un creux sa plus belle parure
Puis repose sans bruit, en perle abandonnée.