Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
L’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis soixante ans. Dans la petite ruelle accablée d’une chaleur suffoquante, une chatte noire traverse lentement pour se blottir derrière l’ancienne borne...
Lire la suiteL’occupation majeure de ce peuple est de survivre. L’occupation de ses terres en fait un enfer depuis plus de soixante ans. Malika se lève tôt, pendant que les petits dorment. Dans son couffin, une corde et un piochon ! Avant la chaleur du jour, elle...
Lire la suiteDe toutes celles dont j'ai souvenir, la plus mystérieuse des créatures me tourmente par la seule aura de son être, me bouleverse au seul souffle de sa voix, me transporte sous l'effet inattendu de son charme incandescent. Le tourment tient à cette question...
Lire la suiteIl arrive que l'esprit s'égare au prétexte de fuir la routine quotidienne. Où va-t-il ? Devine ? Il use de son élan pour voyager par delà le réel et s'affranchir du temps, libre, tendu jusqu'à l'envie, animé par le désir et la nouveauté, par la recherche...
Lire la suiteMaya sort du lycée à dix huit heure accompagnée de quelques copains et les abandonne à la Brasserie de la Butte sous le prétexte d’une petite fatigue. Elle grimpe très vite les sept étages raides qui la mènent jusqu’à sa chambre de bonne tout au fond...
Lire la suiteLe grand coup de sifflet m’anéantit. Je tiens en équilibre mais ne peux plus bouger. Deux hommes cagoulés me dirigent délicatement dans l’espace de récupération. Ils ne m’ont pas touché, mais j’ai senti les forces qui m’ont transporté. Avant que je ne...
Lire la suiteIl y a bien longtemps, quand les grandes villes n’avaient pas encore envahi les forêts, les vaillants bûcherons organisaient le renouvellement des futaies parce que le bois était essentiel pour construire les maisons, les ponts et les bateaux. Les elfes...
Lire la suiteDans « Panégérique » (1989) Guy Debord écrit : « Pour la première fois, les mêmes sont les maîtres de tout ce que l'on fait et de tout ce que l'on dit. » Les maîtres règnent sur l'univers autant par leurs énoncés idéologiques que par la contrainte économique...
Lire la suiteOui ! cette campagne est indigne. Elle n'est pas à la hauteur des enjeux. Et les journalistes ne cessent d'accompagner les orateurs vers le bas. Pour justifier leurs questions idiotes, ils prétendent les exprimer au nom des téléspectateurs. Mais en fait,...
Lire la suiteOde au soupire qui suit la tension, au soupire qui ne dit rien mais parle fort, au soupire qui invite au relâchement et s'y engage en même temps. Le repos qui suit pousse au nouveau soupire duquel naît le soulagement. Étouffer chacun des soupires pendant...
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