Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Où va l’ombre des mots rouges Quand s’en va le temps sombre du feu ? Où vont les portes du désir ardent Quand s’en vont les instants de souvenir ? A désirer les dire tous nos songes s’évanouissent, Dans le noir. Mais, le temps d’une trace, ils ont dit...
Lire la suiteChantez, chantez, cigales de ce jour Car demain changera la vision de chacune. Aux beaux jours cessera, Et ces jours sont tout proches, La quiétude de l’été, sous des climats furieux. Chantez encore, chantez cigales Tant que le temps se passe qui vous...
Lire la suiteTemps perdus, tels des coulées de nœuds dérisoires qui n’ont servi que de prétextes à ne rien serrer, d’aucune manière ni de quelque matière, temps perdus qui ont passé, comme poussés par une longue lassitude de l’agitation futile d’une vie qui n’en est...
Lire la suiteMême si deux restent sur terre Pour punition des plus sévères Ils se tiendront à vos côtés Pour partager et vous aimer. Ils seront là, témoins des noces. Gaïa, Vulcain aux yeux d’Eros Vesta, Neptune bénits des cieux, L’homme avec eux, signant radieux....
Lire la suitePardon la terre, je t’ai pliée, Pour mon profit, je t’éventrais. De tes largesses j’ai profité Je te pillais, je te violais. Je te glaçais de mes tortures Sans me soucier des déchirures Te dévorais jusqu’aux poumons Orgueilleux de mes déraisons. Mais...
Lire la suiteUn nuage passe dans le ciel azuré. Une ombre s’étire sur un sol asséché. La ligne des tombes noires noircit encore. Les ciel gris et pluie fine assombrissent la mort. Un voile déchire en pur silence ma pensée, Ouverture au passé comme terre brûlée. Plus...
Lire la suiteRouge dans l’air et rouge au sol Terre et nature en furie folle Le sang bouillonne et les os craquent Les dieux s’étonnent et les mains frappent. Vulcain ne cesse de chauffer Et dans sa forge d’usiner Les plus gros fers d’un blanc cerise Qu’il frappe...
Lire la suiteBouge la terre déplie tes armes Envahis tout de feu de cendres Consume à cœur le cœur des hommes Fais taire ainsi toute Cassandre Parle de forge agis dragon Hurle de flamme et d’éperon Déchire-toi sourde crevasse Déchaîne-toi volcan vorace. Que l’homme...
Lire la suiteLimpide et pure au tout début Cristalline dans ses cascades Océane dans l’étendue Sauvage dans ses escapades J’ai supporté tous vos affronts J’ai effacé chacun des crimes Que vous les hommes avec aplomb Vouliez pousser jusqu’à l’extrême Je vous maudis...
Lire la suiteJe ne suis pas bien dans ma tête et j’ai mal dans mon cœur. Accroché au piton de l’espoir, sur cette corniche de la mort, J’ai froid dans mon enveloppe, je pense aux proches en exil. Sur ma tête encapuchonnée cogne la tempête glaciale, A mes pieds le...
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