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Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.

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Les temps

Cette image illustre fort bien la distance toujours croissante entre le mouvement de la nature et la force du progrès. Les chameaux de Mauritanie traversent ici la toute nouvelle route de Nouakchot à Nouadibou, presque en ligne droite sur quatre cent kilomètres au travers du désert.
Les animaux ne s'en soucient guère. Il passent le nouvel axe sans même avoir conscience de suivre le leur, juste perpendiculaire au premier. La route des temps modernes tout à fait déserte est croisée par la route du temps immuable, imperturbable, de ce temps du désert, toujours fréquenté. Les grains de sable abandonnés sur le goudron par les vents latéraux laissent présager du passage des dunes sur les traces des chameaux, de ces dunes qui recouvriront bien vite la chaussée, obligeant à les contourner dans des conditions souvent défavorables pour les véhicules qui n'ont pas quatre roues motrices. Pour les bêtes, ça ne change rien. Elles semblent perpétuer une vie ancestrale qui croise l'axe étonnant des temps nouveaux.
La vie moderne privilégie la vitesse comme pour gagner du temps alors que les anciens vivent le sage déroulement du temps pour gagner la vie.
Leur pas ne marque en rien le tracé de la route qui mène droit sur l'infini insignifiant en arrivant de nulle part. Les pointillés blancs signent sans s'y accrocher l'empreinte occidentale sur le goudron. Il semblent virtuels comme les mirages. Le progrès n'est peut-être qu'un mirage.
Les temps ne peuvent se joindre. Les temps ne peuvent se perdre. Les temps ne sont pas à gagner.

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V
Ces croisements de temporels, de l'ancesteral animal qui est ici le dromadaire et de l'incosnsistence humaine; folie de vouloir aprivoisé le désert, recouvrement éphémére d'une surface par des matière venant des profondeur, qui seront recouvertent prochainement, se retrouveront alors bien plus bas dans l'inutilité. Le dromadaire passera encore, à moins que l'on mette fin à l'espéce animale... l'homme a dajà bien commencé cette oeuvre!
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