Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Folie couleur sang Soupir en odeur de soufre La blessure ouverte Regards fascinés Silence imposant du là Se fixe le temps Mots avalés Yeux révulsés d'effroi Membre sectionné Solitude à deux Vie pliée sous la vague Le futur est tombe Noire à l'avenir Sans...
Grosse colère Pour deux ou trois mots de trop Chante tourterelle Tension visible Dans ce long corps bousculé Vole sauterelle Mots étouffés Circulation sous pression Garde sentinelle L'odeur d'un jasmin Calme les esprits Vagues éternelles Sourire d'été...
Narcisse au cœur jaune Nénuphars et joncs dans l’eau Allongé sur l’herbe Libellule argent Reflets aciers du marais Clignements des yeux Abeille au travail Chuchotements du ruisseau Berceuse fatale Quelques chauds rayons Epicent les senteurs d'humus Embaument...
Le son de ta voix suspend ma solitude, partout. L'image de ton visage enrichit mon quotidien, partout. La danse de ton corps inonde ma respiration, partout. Ton éloignement transporte mes élans, partout. Absence sublime que peut-être tu saisis.
Frêle et vivante Femme courageuse Cheville menue Jeunesse étonnée Mimique ombrageuse Poignet délicat Soupçons d'utopie Folie du réel indiscret Nuque merveille Être d'énergie Regard clair de ciel Sourire sans pareil
Permets que j'abuse Oh mon élégante muse De te savoir si proche Même sous un ciel si moche. Je ne suis pas canard Qui apprécie la pluie Et préfère un plumard Pour ma pose de midi.
La prairie de mai Chante aux couleurs du printemps Nous roulons gaiement La prairie de mai Vole aux odeurs du muguet Aimons tendrement La prairie de mai Toute la vie se reprend Allons y confiants
Un bain de soleil Dans un creux du gai jardin Un temps ralenti Vols de martinets Sur un ciel d'azur parfait Un jour suspendu Blotti dans le pré Mouillé par un jet d'oiseau Un rêve évanoui
Un jour de pluie fine Mélancolie du brouillard Pas d’activité Un jour de grand froid Du givre sur les fenêtres Jeux de société Un jour de tempête Tous les grands arbres courbés Le nez sur la vitre Un jour de fracas Dans les rues d'Hiroshima Celle au dos...
Narcisse au cœur jaune Nénuphars et joncs dans l’eau Allongé sur l’herbe
Il prit un bâton Quitta la maison Et choisit de marcher.
Les jeunes feuilles sont écloses La prairie s'épanouit Mais le coucou s'est tu.
Elle a chanté tout l'été. Elle va déchanter tout l'hiver. Mais elle ne perd pas le Nord Puisqu'elle a gagné le Sud. C'est elle qui enchante la Provence.
Silence du soir Repos des poussées de sève Aucun chant d'oiseau Gargoulette d'eau Murmure des chatons blottis Le basset se gratte Tic tac de l'horloge Sifflement de la bouilloire Chapelet de temps
Fleurs enivrées Qu’un temps bouscule en poussée Oubli d’un pétale Couleurs éclatées Amoureuse au petit jour La fleur est tombée Jardins camaïeux Cette urgence de la vie Charge du pollen Courbe du brin d’herbe Feuilles d’hiver balayées Transport du co...
Le son de ta voix suspend ma solitude, partout. L'image de ton visage enrichit mon quotidien, partout. La danse de ton corps inonde ma respiration, partout. Ton éloignement transporte mes élans, partout. Absence sublime que peut-être tu saisis. Absence...
Peu de chose en somme Pour bonheur à l'homme ! Faire lien à sa muse Qui vole comme buse. Bienveillant prédateur Mais pourtant riche en cœur. Sa présence rassure Et son vol est murmure. Que la vie soit bien là Et non pas tout là-bas !
Jeunesse allongée Sous la chaleur de l'été La vie comme un rêve Vieillesse étonnée Dans la fraîcheur de l'automne Des rêves enfouis Alors cher ami Sous les branches du vieux chêne Rêve aussi ta vie
Fine gouttelette Lune claire sous l'épi Caresse ta peau Menue brunette Au printemps des coeurs épris Fondus comme l'eau Donne ta minette Laisse comme une fourmis Des pas sur mon dos Douce câlinette Simple effeuillage d'amis Qui me rend marteau
Barbottant dans la mare, un phénix isolé, Eteint depuis des lustres se mouillait tout entier, Noyait son chagrin pour une phénicette, O combien sulfureuse et singulière à souhait. Interdit de surprendre, mais à cela-même opposé, Tiendra-t-il à revenir...
Une version très exceptionnelle de ce thème célèbre. Suit une autre version, tout aussi exceptionnelle , mais dans laquelle il est possible de retrouver le thème , souvent joué à la main gauche. On ne s'en lasse pas !
Si l'écoute se fait attentive, il est même fait allusion à Fernando Pessoa, parce que Elvas est un spécialiste de cet auteur.
Neuf petites minutes de dialogue avec Pierre Rabhi, jardinier philosophe. Les propos sont simples au point que chacun pense déjà tout savoir. Mais quel plaisir d'entendre que la joie, ça ne s'achète pas... http://youtu.be/PVZjxKJb63c
Après la douche, deux minutes pour dire Que Monsanto arrose ses champs de soja Avec le RondUp qui détruit tout sauf ça ! N'en mangeons plus. Evitons le pire.
La dernière pour que chauffe la voiture. Il faut partir. Hissons la voilure. Ce soir au couchant, J'admirerai les champs.