Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Que le vent soulève ta chevelure soyeuse,
Que, sur le visage, il irise ta peau laiteuse,
Qu'il tende sur ta poitrine ton léger corsage,
Qu'il saisisse ta jupe vers la liberté en présage !
Que le soleil sublime ton sourire lumineux,
Qu'il rejaillisse de ton regard chaleureux,
Qu'il miroite dans les bleus de ton oeil,
Que, dans ton corps, il enchante l'accueil !
Peu importe que tu sois Euterpe ou Terpsichore,
Pourvu qu'en mon âme tu inspires encore
Les mots doux qui murmurent à ton ouïe
Ces pensées protectrices qui sécurisent tes nuits.
Que tu sois Calliope ou Uranie,
Que tu sois Polymnie ou Thalie,
Muse tu es pour soutien à qui grandit,
Pour l'espérance dans l'art et la poésie.