Il semble tout à fait simple de rédiger sous ce titre quelques traits de l'homme toutes mains dont le plaisir du travail bien fait récompense les efforts de la réalisation.
Cependant, les frustrations nombreuses arrivent par des chemins détournés à transformer le faire-plaisir en travail pénible au point qu'il est bien nécessaire de poser quelques questions, tout
d'abord dans le désordre et par la suite en rangées pertinentes.
La toute première question n'est en apparence que question de bon sens. A quoi bon faire quoi que ce soit ? Je suis sûr que les réponses hâtives se bousculent sans pour autant
donner pleine satisfaction au quidam qui se presse. Le juste enseignement biblique nous répète que l'homme gagnera sa vie à la sueur de son front. D'aucun reprend que c'est bon de tavailler plus
pour ... Et l'artiste semble obligé d'oeuvrer pour vivre. Je laisse ouverte la suite à d'autres réponses.
La deuxième question touche au mot lui-même. Qu'est-ce que le travail ? Depuis quand faisons nous la confusion entre faire et travailler ? Que fais-tu ? Je travaille.
Mais je suis passionné par mon travail, je suis journaliste... Et je n'ai vraiment pas l'impression de travailler. Ce n'est là qu'un exemple !
Peine, souffrance, effort, plaisir, exercice, persévérance, autant de termes liés de plus ou moins près à l'activité humaine, mais dans quelles circonstances s'inversent ces
items comme sur une peau à deux faces.
La troisième question arrive alors : la jouissance est-elle au rendez-vous avec le travail, et dans quelles conditions ? Ne pourrions nous pas voir la jouissance par un petit trou dans le
travail ? Le papier peint de la chambre est vu par le trou de la serrure. Et inversement ne pourrions nous entrevoir le travail par un trou dans la jouissance, un manque, qui vient troubler le
plaisir au beau milieu de l'activité. Une déchirure de la pellicule nous rappelle que nous ne faisons qu'assister à une projection !
C'est aussi là le plaisir d'écrire.