Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Dans quel art fuit, le soir, la main qui bat le temps.
Sur la peau réchauffée, là, fa lourd qu'un pied tend ?
Vers où s'en va ce noir dont le chant crie son mal
Et dit à tous la joie qu'on prend ce soir au bal ?
Un tel jeu de blues lent au gré des si, des mi,
Met nos yeux en larmes. On luit, la nuit, et puis
En proie aux sangs il dit, oui, tout près, les mots vrais,
Le jour, le vent, le temps, les champs où rien n'est laid.
"J'ai vu les miens, la soif, les coups, de mes yeux vu !
Plus rien pour eux ! "On tient les rats !" Ils se sont tus !
J'ai cru au peu ! Si peu ! On le prie là, en bas !
"Je joue le mi qui dit tout de la vie !" On rit !
"Je plais aux gens et mon jeu fait du bien ! Je crie
par là, tout d'un art brut, ça sent le chaud" dit M'ba . !