La machine infernale est en marche. L'énorme déferlante ne s'arrêtera pas, sauf si ...
La soit-disant crise a bon dos. L'opportunité est trop belle et trop évidente pour modifier toutes les règles de régulation du travail, pour supprimer tous les acquis sociaux qu'il n'est pas
besoin de nommer ici. La bourse reprend sa course vers le haut. Ce que le pouvoir financier nomme crise n'est autre qu'une phase logique qui s'inscrit dans le système d'équilibration des forces
et de dérégulation des marchés dont nous ne sortons pas. Elle n'était peut-êtrre pas prévue parce que les prévisions à longs termes ne sont pas, loin s'en faut, la préoccupation majeur des forces
en place. Mais elle s'inscrit dans le cycle "normal" des mouvements que provoque la soumission à l'idéologie du libéralisme débridé dont la règle première serait de profiter de tout et toujours.
C'est l'opportunisme dans son souci du détail pour une "bonne gouvernance", terme dont se glorifie ceux qui veulent justifier des plus basses manoeuvres.
La rentrée se nourrit de la pagaille partout. Les services, dits publics, sont démantelés. La poste, les communications, la santé, l'éducation, la justice, le pôle emploi, les transports, les
infrastructures de circulation, les réseaux de distribution d'eau, gaz, électricité, les services de trésorerie et d'impôts, bref, pas une institution qui ne soit reprise, malaxée, mastiquée,
digérée, et enfin extrudée par l'orifice unique auquel tout le monde devra livrer son cunilingus amoureux sous peine de lourdes sanctions et d'exclusion, ce que font déjà les lâches qui tournent
leur veste pour montrer l'exemple.
J'ai honte du pays des droits de l'homme où s'allonge sans cesse la liste des exactions orchestrées par le pouvoir financier, la liste des exclus, la liste des mal nutrits, la liste des pauvres,
la liste des gens privés de toute dignité. Nos hommes politiques eux-mêmes sont victimes d'une machine qui leur montre sans cesse le chemin de la liberté alors que l'horizon tout noir ne cesse de
se rapprocher. Et la seule raison à cette soumission aveugle n'est autre que l'amour de l'argent et de son cortège de privilèges, le pire des amants dont le monde entier sait , ne sait que trop
bien, l'oeuvre de destruction qu'il est maléfiquement capable d'orchestrer.
Le mensonge est la règle. La supercherie, la violence, les coups bas, la délation, tous les vices les plus vils de l'humanité sont à l'oeuvre pour l'accès au pouvoir. L'indignité des monarques
n'a pas de limite et le réchauffement de la planète n'est rien à côté de la déchéance des puissants dont l'histoire pourtant nous a donné quelques exemples impressionnants.
La bête immonde n'est pas loin, elle n'a fait qu'ouvrir la bouche. Quand elle crachera le feu, ce sera trop tard !