Il est juste à côté. Nous ne pourrons plus le voir. Les bâtisseurs à la faux ont scellé le mur qui nous sépare. Mais déjà, depuis longtemps, mille et une rancoeur nous avait éloignés l'un de
l'autre. Dommage ! Peut-être aurions-nous été enrichis de ces échanges à jamais perdus ! Mais il avait toujours raison, et je n'aimais pas avoir tord. Ou l'inverse ! J'avais toujours raison et il
n'aimait pas avoir tord. Y a-t-il lieu de savoir s'il faut avoir raison ou tord ? Je dirais oui ! De peur de se laisser traiter de mièvre ou de fallot. Je dirais non ! Car tout l'humain est
subjectif et son langage même le piège dans les filets de l'inobjectivité.
Ne nous étonnons plus que se dressent dans le XXI° siècle les plus grands murs de la honte qui n'aient jamais été dressés. (La muraille de Chine ! C'est bien différent !) Ces murs-là, du Moyen
Orient ou d'Amérique du Nord, témoignent de l'intransigeance de l'être humain et de leur complicité active avec les bâtisseurs à la faux. La mort est là bien avant que l'humain ne s'en aperçoive
! Construire un tel mur, c'est déjà enterrer l'autre, vivant. De chacune des morts il sera tenu compte, sur le grand cahier des réglements. Et là ! Il est probable que l'occident perde de sa
superbe et plie sous le poids de sa propre arrogance.
Ces murs cachent mal la honte des criminels qui asservissent l'autre jusqu'à l'enterrer vivant.