Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
A vouloir embellir son récit poétique
N’en déplaise au diseur, l’attention, là, s’en va.
Quand tourne à mesure cadence ou petit pas,
Qu’il déclame un non-sens et l’oreille panique !
L’auditoire grogne et de quelques mimiques
Pousse le poèteux qui baisse les yeux, las,
Son allure alourdie des quolibets si bas,
A vêtir en travers le bonnet de comique.
Que la honte lui sied dit celui qui dormait !
Comme orgueil abêtit s’étonne un qui mourait
Du plaisir de jeter sur le fier un reproche.
Qu’un poète ait la fibre à vendre des marrons !
Aucun trouble à ce fait ! Qu’il se mette au charbon,
Et sa vie d’apprenti nous le rendra plus proche !