Soyons court. Commençons par la fin. La fin des jeux olympiques, c'est déjà du passé.
Affaire de gros sous, les manifestations n'ont d'autre enjeux que les gains. L'esprit olympien est étouffé par l'affairisme.
L'esprit de paix a brûlé. L'esprit de fraternité fut trahi. L'esprit d'égalité disparaît sous la force de l'instrumentalisation des événements. Que reste-t-il de la flamme ? La discorde, la
discrimination, la provocation, la révélation des dessous d'un système aux limites du mécanisme mafieu.
Ce qui brûle en ce moment ? L'évidence nous accompagne au bûcher des billets de banque. Il y a là l'unique ressort des tensions.
Pendant ce temps, la flambée du prix des denrées alimentaires de base soulève les peuples les plus humbles. Pourra-t-on faire des choux gras avec ce problème ? Comment instrumentaliser les
enjeux de la faim ? Déjà, les puissances agroalimentaires se frottent les mains. Les media entonnent la rengaine qu'elles enseignent depuis deux ou trois décennies.
1) Il faut augmenter la surface des terres cultivables.
2) Il faut augmenter le rendement des cultures.
3) Ce qui tire vers la seule conclusion suivante : il faut généraliser les OGM.
La boucle est bouclée. La séquestration du vivant par les brevets scellés sur les événements biologiques ne débouche que sur le vol et l'appropriation des principes mêmes de la vie.
L'horreur du "il faut, c'est bon pour tout le monde", provoque la nausée.
Aujourd'hui, 6% des humains (encore appelés ainsi mais pour combien de temps !) profitent de 60% des richesses de la planette. Plus de la moitié de l'humanité va bientôt mourir de faim. Les
solutions proposées sont les pires qu'il soit possible d'avancer. Tous les milieux scientifiques savent parfaitement que le travail écologique de la terre permettrait de nourrir la planette.
certaines expériences de culture biologique du coton en Inde permettent de tripler la récolte sans appauvrir les sols. Produire en masse des biocarburants est une abérration. Tout le cycle naturel
de la vie biologique est énergie. Vent, eau, soleil, mouvement tellurique, croissance des plantes, photosynthèse...
Tout est énergie et la conversion en un seul type de consommable ne peut se justifier que dans la mesure où elle ne profite qu'à quelques uns.
Les enjeux de la faim, c'est plus important et autrement plus grave que la fin des jeux.