Aujourd'hui le 09 Avril, les media annoncent les mesures sévères suivantes.
- L'état veut supprimer les aides à la SNCF. Cette dernière perd ainsi le dernier signe de son attachement au service public.
- L'augmentation de 5,5 % du prix du gaz. Les bénéfices intéressent les actionnaires et les futurs partenaires.
- L'augmentation du prix des céréales et surtout du riz. Vous pensez bien que la valse des prix ne fait que commencer.
- La multiplication des yeux et des oreilles de Big Brother. Plus de caméra, plus de biométrie, plus d'enregistrements des communications téléphoniques et sur internet. Plus de surveillance, plus
de mémorisation et plus de facilité pour accèder à ces informations.
- Moins de fonctionnaires à l'éducation nationale. Moins de budget pour la culture, dans quelque domaine que ce soit. Mais la culture, ça commence à l'école.
- Plus d'emploi interimaires dans la fonction publique. On aura tout entendu !
- Moins de pub à la télé. Là, c'est plus difficile, et les projets vont s'étaler sur le long terme. Le seul but de cette décision, favoriser les télés privées.
- Plus de soldats en Afghanistan. Adhésion à l'OTAN. Moins d'autodétermintion de l'Europe.
Au lendemain des élections municipales avait sonné le glas de l'Etat complaisant. Souvenez-vous ! Ils parlaient tous d'une même voix : "les Français nous envoient ce message : plus de réforme, plus
vite et plus fort ! "
Je ne dois pas être Français parce que je ne me souviens pas d'avoir envoyé ce message.
Depuis deux semaines, les media nous rabattent les oreilles du fameux : "il n'y aura pas de plan de rigueur." Notre Président a soutenu effrontément qu'il ne s'agissait pas de rigueur mais bien de
l'avancement des réformes, ce pour quoi il avait été élu.
Parmi les élus à gauche comme à droite, la grogne gronde et tonne à la tonne. Le mois de Mai sera chaud.
Il y a quarante ans que les forces de la finance paufinent leur travail sournoi de destruction massive. L'idéologie du capital domine au point qu'il paraît impossible d'inventer une autre
manière de gérer le monde.
Peu importe. Sans savoir où nous mènerait la détermination, il serait bon de s'y engager. L'être humain dans ses droits d'homme et dans ses droits de femme doit passer avant les finances. Total ou
quelqu'autre groupe pétrochimique ne doit plus pourrir la planète. Tout enrichissement par instrumentalisation de l'être humain doit être condamné comme vol ou mise en danger de la vie d'autrui
avec préméditation.
Un petit coup de geule, ça fait du bien. Point final.