Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Au coin du feu était un jour,
Feu de colère et jour dans l’œil,
La fille en mauve sous un grand châle
Qui mijotait la salle vengeance
Qu’elle infligerait au gros bedeau.
Au point du jour était un feu.
Jour tout en ire et feu dans l’œil,
La fille fauve sous son grand voile.
Et, violentée sans élégance !
Et, abusée par ce salaud !
Tout près du feu ce fût son jour !
Feu aux cheveux ! Un jour de deuil !
La fille se sauve dans un long râle
En s’infligeant, d’une grande violence,
La douche glacée d’un seau plein d’eau.
Ah ! Le parâtre, quand je le veux,
En ce jour noir, pour son cercueil,
Je lui assène l’ultime coup, la balle
Qui le tue là, devant le feu !... Chance !...
Oui !... L’œil ouvert !... Pour tant de maux !...