Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
Elle a raison, la dame qui a parlé ce matin dans mon poste, sur France Culture. ( Je vais retrouver, bien sûr, sa chronique !) C'était la chronique de Caroline Eliachef, à 7 h 27, qu'il conviendra d'enregistrer et de réécouter.
Le ministre de l'éducation fait fausse route.
Il n'a pas encouragé la sérénité pour cette rentrée 2010. Au contraire, tout son discours s'accrochait à ce sacro-saint thème de la sécurité dont le gouvernement nous rabat les oreilles afin d'alimenter la haine de l'autre et la division dans les chaumières.
Il faut de la vidéo surveillance partout.
Il faut que la police puisse rentrer dans les écoles.
Il faut que des portiques détecteurs empêchent le passage des objets dangereux.
Il faut que les parent soient sanctionnés dès les premiers signes d'irresponsabilité !
Il faut que les enfants fassent du sport, pour y apprendre la discipline.
Il faut que des centres de redressements soient créés pour les plus récalcitrants.
Il faut... un fichier pour ceux qui manquent trop souvent
Il faut... un fichier pour ceux qui décrochent trop tôt de l'école.
Tolérance zéro !
"Il n'y a pas d'éducation sans autorité !" a dit le ministre, sinistre et froid, malgré son sourire forcé !
Le drame, c'est qu'on se trompe ici d'autorité ! Plus encore, on confond l'autorité avec le pouvoir ! Ca promet ! Rein de pareil n'est arrivé à la France depuis VIchy !
L'autorité est une vertu qui s'acquière et se gagne par l'expérience auprès de ceux qui trouvent un intérêt à la respecter parce qu'ils s'enrichissent à son contact. Elle n'existe pas ailleurs que dans un climat de confiance.
Nous ne devons pas confondre l'autorité avec le despotisme.