Une image surprenante offerte par la plante ! Peut-elle résulter d'un pur hasard ? Ou bien sommes-nous poussés à rechercher les lois qui forment une structure dont les conséquences
nous éblouissent d'inventivité?
Il se peut que l'orchidée, si mystérieuse dans ses modes d'adaptation à son environnement, nous montre que la structure ne peut se concevoir sans tenir compte de ce qui
l'entoure. Elle est évidemment orientée ici pour attirer l'insecte qu'elle imite non seulement par ses formes mais aussi par ses parfums ou phéromones dont nous ne pouvons que suspecter la
puissance séductrice.
Nous supposons alors que son ingéniosité résulte aussi de toutes la caractéristiques de cet insecte sans lequel sa reproduction serait impossible et son existence même
incertaine.
Pourquoi donc sommes nous assez obtus pour séparer les objets d'un même monde afin de les étudier séparément ? Serait-il opportun d'étudier l'insecte sans sa fleur ou la fleur
sans l'insecte ? Le bon sens répond seul, mais, mais pourtant, notre opinion sur tout ne tient presque jamais compte de ce tout, justement.
Parlons de la crise financière ! Les efforts pour la conjurer ne sont principalement que financiers ! Quel gaspillage ! Puisque nous savons que la structure de la machine ne
sera pas modifiée, pas plus que l'environnement auquel elle s'adapte, ce monde complètement fou qui n'a cure de détruire la planète pouvu que le profit soit le plus grand dans un minimum de
temps. Nous sommes déjà bien conditionnés aux lois de la consommation, et ceci dans les pays les plus pauvres, tout pareillement, qui sont inondés par les images de l'oppulence occidentale dont
ils ont envie. Pourtant, idolâtrer la planche à billets, c'est moins sympa que d'admirer la nature !
Nous savons donc que ce gaspillage ne préviendra pas la crise suivante dont les conséquences seront encore plus épouvantables. Tous nos économistes, à peu près, ne jurent que
par la croissance, dont nous savons qu'elle ne profite qu'à peu de gens, et s'ils en parlent, c'est bien parce que le mot trouve un écho favorable partout dans le monde. A quoi sert
l'augmentation des richesses qui ne sont pas partagées entre tous ? Le mot partage ou le verbe partager trouverait-il un même echo dans le monde ? Il faudrait que l'éducation pousse cette
valeur comme la plus grande des valeurs humaines.
Ce n'est pas le cas, loin de là ! Cette notion même de partage est privée de toute sa consistence depuis le discrédit généralisé, méticuleusement orchestré aussi par les
partisans de l'idéologie néolibérale, discrédit que l'expérience malheureuse d'un communisme mal géré à contribué à faire grandir. Et si les dictateurs se sont délectés de cette idéologie,
faut-il en jeter toutes les bonnes idées. Si la démocratie se trouve désormais à la place des organisations les plus belliqueuses du monde, faut-il pour autant rejeter toutes ses valeurs ?
Le partage devrait revenir à l'honneur dans l'éducation. Au lieu de celà, nous rencontrons des familles dans lesquelles chacun mange son plateau devant sa propre télé, dans sa
chambre. Au lieu de cela, chacun télécharge la musique qu'il sera le seul à écouter en boucle avec son walkman, alors que la musique est le plus bel exemple d'objet à partager pour peu que cette
notion fasse partie de la culture.
Serait-il impensable d'imaginer une société de partage ? A l'être humain de décider une fois pour toute des limites qu'il conviendrait d'adopter pour stopper l'enrichissement
outrancier de ceux qui ne font plus la différence entre la rémunération et le détournement des richesses.
Bien peu d'espoir de prouver un jour que l'homme serait intelligent !