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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:34

Une chanson magnifique ! Ecoutez bien les paroles. Quelle belle poésie !

Ici Alix, choriste efficace et discrète, dont la voix donne un relief sensuel au chansons.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:32

Si l'écoute se fait attentive, il est même fait allusion à Fernando Pessoa, parce que Elvas est un spécialiste de cet auteur.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:03

Un lieu magique, une musique généreuse, des musiciens qui ont la pèche.

Un soir pas comme les autres.

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:51

Je fais tourner un CD en boucle depuis quelques temps, et je voudrais pouvoir vous faire partager mon plaisir.

Elvas gratte la guitare et chante des mots poétiques en français comme en portugais. Mais ce CD qui laisse paraître ses influences contrastées nourrit notre curiosité et nous fait voyager de Lisbonne à Kingstown en passant bien sûr par Marseille où nous pouvons le rencontrer souvent.

Le choix des instruments et des instrumentistes permet des arrangements riches et variés qui font que je ne me lasse pas de l'écouter. Chaque fois, je découvre de nouvelles paroles et des sons subtiles qui enrichissent la palette des illusions. Si j'emploie ce dernier mot, c'est pour dire combien je voyage par l'enchantement de ce musicien confirmé.

En plus, Elvas n'a pas son pareil pour tisser des liens avec ceux qui l'approchent. Passer un moment avec lui est vraiment enrichissant d'autant qu'il apprécie beaucoup Fernando Pessoa.

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 09:06

 

 

 

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J'aimerais parfois me promener comme une petite souris verte dans les hauteurs du Garlaban. Discrétement, sans déranger, j'observerais, je me tairais, j'admirerais Je resterais cachée jusqu'aux derniers rayons de l'été, dans l'intimité de celui qui se réalise, en symbiose avec les arbres, et plie le fer à ses désirs jusqu'à donner naissance à l'eau, en arrosant son dieu.

Poséïdon est né.

Le 26 Juin 2010, là même où la guarrigue cachait les sources de l'eau, la vie enfermée sous les forces telluriques, Philippe Guidau dressait l'héritier de Gaïa et de Chronos, frères et soeurs rebelles, pour le plaisir de rendre aux origines les honneurs dont ils sont dignes.

 

Il est des jours où le temps ne donne pas le vertige parce qu'il passe comme les courants d'air, mais parce qu'il s'immobilise. Il laisse alors le temps de s'arrêter. Il donne l'énergie de sentir, d'écouter, de regarder, d'admirer. Il favorise la pose du petit être fragile que nous sommes, (souris, si tu veux !), devant la création, celle du monde et celle qui vient de s'achever. La pose dont l'image ne peut que montrer imparfaitement le moment, sans rendre compte du vertige que je ressens, ni de la source d'espoir qui m'innonde alors.  Espoir  ! Oui ! Il est encore temps d'oeuvrer !

 

Le cliché reste cliché tant que chacun n'a pas vécu la rencontre. Allons à Val Coucou, fêter la pastorale des Dieux, dans les hauts de la Font de Mai.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 12:08


Chercher Val Coucou anime déjà l'impatient, lassé de la braderie dominicale ou déçu de la rengaine des vide-greniers hebdomadaires. Chercher Val Coucou, c'est déjà penser que des possibles surgissent tout près de chez soi, que d'autres se rencontrent pour vivre et ne courent plus dans la direction donnée par les sorciers du bonheur coûteux, que le peu que l'on choisit vaut mieux que l'opulence imposée. Arriver à Val Coucou invite au sourire que la ville étouffe, libère le soupir qu’un petit effort a réservé, et relâche la souris que chacun tient cachée pour visiter la moindre parcelle du terrain où monstres et lutins attendent pour surprendre.

On se doute que les hôtes sortent de l’ordinaire. Mais l’omniprésence de la nature tient à rassurer. Chênes verts, pins ou épicéas, prairies et roches partagent leurs impressions avec les œuvres de fer qui posent et imposent, marquent et dansent les pleins et les creux d’un espace sans décor, font vert, cendre et ocre brun d’une clairière enchantée. Pour les chanceux, Val Coucou laisse écouter le dialogue des oiseaux, souligne l’appel de la chèvre qui aménage la prairie à sa façon, permet de parler au petit bouc dans une traduction mystérieuse, ose enfin l’écho des coucous qui feignent de s’être perdus.

Chacun s’étonne devant les sculptures où le fer bat les vides et tord les vents, où la pierre devient douce et duveteuse comme le sein, où la fontaine source d’une épave de l’industrie, où l’arbre se surpasse en secouant ses théières, où la cage se fait voluptueuse et accueillante, féline ou bondissante selon son œil. Quelques quarante formes contournent les chemins jusqu’à l’agora, petit théâtre de verdure ouvert à tous, dans le patient silence des animations qui se préparent et s’inventent. L’art domine sans oppresser, sur la mise en scène de Philippe Guidau qui se doit d’honorer la terre comme la source dont se nourrit l’homme créateur. Ses amis mécaniciens transforment des épaves de vélo pour une seconde vie de machines surprenantes, tricycle, chopper, side-bike…

La vie continue dans le fond d’un petit vallon sous le Garlaban. La Font de Mai promène ses visiteurs jusqu’au paradis éphémère d’un jour de repos que la petite marche et le pique nique auront rendus inoubliables. Si la Route d’Eoures permet l’évocation d’une journée de rêve, la Font de Mai se révèle comme le vécu de ce rêve et Val Coucou le signe comme le livre d’or de notre promenade.

 

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