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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 16:10

Moi

Comme un autre le voit
Nul ne pourrait se voir.
Ce qu'un autre perçoit
Ne pourrait percevoir.
Et que d'autres l'accueillent
Est pour lui un écueil.

Tous à le nommer diable
Font de lui dieu affable.
Quand on le voit ramer
Lui se sent à planer.
Qu'en roi soit-il élu,
Manant se sait, sans plu'.

Qu'y a-t- il de curieux
A embrumer ses yeux ?
Que faut-il y comprendre
D'un moi à s'y méprendre ?
Construction balancée
En équilibre osé,
Qui de vie cherche inspire
Et de mort le soupir.

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:45
Toi qui laisses les ouvriers bâtir ta prison
Toi qui restes assis pourtant, hébété, passif,
Devant  le travail de tous ceux qui t'ensevelissent,
Pose dans un pan de mur factice, une porte dérobée
Dont tu auras seul préservé le secret, et, un jour, un jour,
Quand le vent sec soufflera violemment depuis le Nord,
Ouvre grand le judas de la porte cachée, démolis le
Ce faux mur qui aura protégé ta révolte, et surtout,
Ecoute, écoute bien les messages du Mistral.
Fais lui de la place, calfeutre son espace.
Un coeur piqué de mille dards, rainé de griffes
Ebranlé de secousses profondes, écorché par l'acier, brûlé
Par l'amertume, sacrifié aux bâtisseurs qui scellent à la calomnie le
Mensonge et lient leur mortier avec eau saumâtre et sarcasmes acides,
Ce coeur privé du carré de fraîcheur qui le ferait plapiter, asphyxié de gaz
Meurtriers que répandent les beaux parleurs, assourdi des coups de
Marteaux politiques, piqueurs des deniers populaires,
Fabriqueurs de richesses clandestines, ivres
De pouvoir, de pouvoir détruire,
Ce coeur qui pourtant
N'abandonne pas
Et rythme ta vie
Se donne
A tes humeurs,
Ce coeur, la seule richesse
Dont du dois encore pouvoir disposer !
A ce coeur, fais une place, une place de choix.
Permets qu'il témoigne dehors de la rancoeur du dedans.
Profite de lui et de ses émotions, les saveurs épicées de ta vie.
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 22:27
Marseille géante mais ouverte,
Marseille pudique et accueillante
Quand l'estranger entre, s' y promène
Et l'apprivoise sans bousculer.

Amoureuse de La Grande Bleue
Qui l'étreint là jusqu'en son gros coeur
Elle déroule ses escaliers
Pour que chacun y descende à pieds.

Mégapole vive, pieds dans l'eau,
Jamais n'est couvert son horizon.
La Grande Bleue veille aux prétentions
Des grands promoteurs immobiliers.

Mer et vent chantent les cerf-volants.
Ecume et vagues sautent sur les planches
Femmes et gosses vivent le sable.
La mer est l'âme des marseillais.
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 07:57
Le bébé dépend de l'autre en totalité.
L'enfant apprend à partager et échanger avec ses semblables.
L'adolescent découvre l'alternance entre proximité et distance.
L'adulte confirme ses choix douloureux sous la pression de l'influence sociale.
Le vieillard se libère des utopies et des inhibitions.
Il avance vers son propre désert pour se trouver et déflouter son image.
Devant, l'avenir ! Derrière, le passé ! Ne reste plus que la solitude en dessert.
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 22:25
La fleur est flétrie.
Souffle, et volent les pétales.
Toute sa pudeur !

L'arbre est dégarni.
Vents, faites tomber ses feuilles.
Froids et nudité.

L'homme aura vieilli.
Les cieux otent sa superbe.
Nu et si pudique.

Les mots toutes fleurs
Dessous l'arbre se rassemblent.
Un rideau les cachent.

Ils refont le monde,
Se saisissent du passé
Pour clouer les planches.


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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 05:45
Un souci
Tout bascule
Une souris
Qui recule
Une errance
En souffrance

Pour un rien
Ridicule
Comme un chien
Matricule
Déficience
Mutilance

La blessure
Tue l'envie
Meurtrissure
De la vie
Perd la chance
D'espérance

Il faudrait
Mais sur l'heure
Que soit fait
Un bonheur
Allégeance
Elégance

Petite chose
Peu commune
Une rose
Devient une
En partance
Vers l'aimance
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 08:08
La pie voit briller une clef,
Plonge dessus sans plus tarder
Ni soucis des yeux qui la jugent !
Oh ! Oh ! Après moi le déluge !

Voyez moi ça se moquent-ils !
L'impie ne sait rien de l'outil
Veut posséder tout que ce qui brille
Niant vraiment ceux qu'elle pille !

A dire vrai la ressemblance
Avec le fait d'une présidence
Tient en ceci qu'avec la clef
Nul ne pourra plus jaquasser.
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 06:43
Révolution

 

 

 

Un canard entre en gare
Quand arrive un renard.
- Qu’arrive-t-il sur la place
Pour que tu te déplaces ?
Dit renard au canard
Qui remue son potard.
 

- Beaucoup trop de chasseurs
En poste aux premières heures !
Tire et tire à tout va
Vise un peu celui-là !
Je prends donc la fuite
Vers un lieu qui m’abrite.
 

- Si prenez tous le train
Qui fera des emprunts ?
Rembourser est facile
Aller jusqu’à la marre
Choisir son volatile
Et régler sans retard.
 

- Délocalisation !
C’est une révolution !
Je t’accorde qu’il est sûre
Que ta vie sera dure.
Les banquiers voleront
D’autres fous et pigeons !
 

La famille prend son train,
Le renard est chagrin.
- J’irai voir le banquier
Pour en face lui parler.
Et demain le journal
Dira : « Drame fatal… » !

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 08:20
Les liens sont-ils ce jour si maigres
Qu'aucun des siens n'ait plus souci
Ni de son fils, dans son corps d'ogre,
Ni de sa fille, lisse et sans pli,
Que plus personne, écoute un peu,
Ne prenne un temps pour une lettre
Qui fasse un beau sourire au vieux
Dans la douleur et le mal-être,
Corps affaibli, coeur étonné
De voir flétrir ce qu'a choyé ?

Les siens sont-ils ce jour si aigres
Qu'aucun des liens n'ait plus de goût
Ni de son fils, qui fait vinaigre,
Ni de sa fille, qui veut des sous,
Que pour chacun, entend cela,
Il faille un temps pour faire un prix
Qui donne au vieux un p'tit repas,
De la chaleur en fin de vie,
Quelle affliction de ne pouvoir
Dire à son proche un sage espoir ?


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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 08:00
Tends les bras
Fais un pas
Le doux soleil dès l'aube
Habille les bois de la robe
Dont ils aiment se parer

Ouvre les yeux
Remercie les cieux
Les parfums du matin
T'enveloppent de ce rien
Que tu aimes respirer

Déguste un fruit
Emerge de la nuit
De tes pieds apaisés
Etrenne la prairie rosée
Fais confiance à ce jour

Bonjour
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