Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
  • Contact

Recherche

3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 23:04

Un tout petit canard

Sort de la pataugeoire

Il aurait dit : « je parts

Parce que j’en est marre. »


Mais depuis son départ

Secouant son potard

Il se retrouve avare

Très très loin de la mare


Il revient pour sa part

Et c’est là tout son art

Du total il s’empare,

Hop !... Et hop ! Ca repart !


Oh ! Quel joyeux fêtard

Fait le vilain canard !

Il se perd dans les bars

Et se couche très tard.


Mais cet heureux veinard

Rencontre un beau vieillard

Qui tel un très grand phare

Le conduit à la mare.


Et le petit canard

De piquer un… Un fard !

Il se voit dérisoire

Devant tous ses écarts


Si dame grande mare

Se rit tant des canards

Qui promettent leur départ

Je vous le dis ce soir


Soyez sûr de le croire

Elle en sait… les déboires !

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 13:13

Il a brûlé ma force et forcé mon intime.

Soignez bien le bourreau, oubliée, la victime.

 


Déjà toute petite le marâtre saisissait

Mes deux tresses dorées que sa main salissait.

Pour m’aider à plier m’appelait « petite fée »

Arrangeait sa serviette sur la table carrée.

 


Il a ôté ma vie, exhibé mon intime.

Soignez bien le bourreau, oubliée, la victime.

 


« Tu es ma perle rare et je vais doucement

T’élever au dessus des enfants de six ans.

N’en dis rien à Maman qui tomberait malade

Découvrir notre corps est une promenade. »

 


Il a saigné mon âme et courbé mes abîmes.

Soignez bien le bourreau, oubliées, les victimes.

 


Et le doigt sur mes lèvres, il perdait son haleine

Pour me faire princesse en cognant dans la veine.

Je partais en fumée. De tout je me souviens  ;

D’une voûte de cave, je vois bouger ses reins.

 


Il a tordu mon cœur et touché mon ultime.

Soignez bien le bourreau, oubliée, la victime.

 


Le monde est là ! Les yeux fermés, l’oreille sourde !

Je suis un trou. Je suis un manque ou « boule lourde »,

Car j’ai mangé plus qu’il ne faut pour me remplir

Et j’ai forcé ma gorge en feu pour tout vomir.

 


Il tua mon désir, se planta sur ma cime.

Soignez bien le bourreau, oubliée, la victime.

 


Peine encourue, tous soins en sus, déjà vingt ans

Il touche au but et ces années sont effacées.

Mes chairs à vif restent cousues et méprisées,

Peine perdue, soins évités, le vide est sang.

 


Barricadée ! Ma vie ! Révulsée dans sa peau,

Oubliée, la victime ! Soignez bien le bourreau !

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 07:51

A chacun ses grands vers qui du coup font l'histoire
De l’enfance malmenée d'où surgit le déboire.
Loin, du fond d'un système il arrive inspiré
Le malin serrurier qui en fournit la clé.

Tout comme une mère envahit notre enfance
Le social étourdit ceux qui vont grandissant,
La famille entre deux favorise l’aisance
A l'image pourtant d’un milieu éprouvant. 

Si la mère interdit qu'en gueulant il s'oppose
La fratrie décalquée s'appuyant sur ces choses
Préviendra le manant de risquer les combats
Et bientôt chaque enfant aimera porter bas. 

L'aîné dut, de ce pas, supporter les essais
Du galop d'un cheval maîtrisable jamais.
On le voit, trottinant, qui desserre l'étrier,
D'un prenant engouement à soulager ses pieds. 

Le suivant fit l'armée, substitut de la mère,
Et chassé par son père, dut boire très amère
La douleur du chemin qui l'a mené surtout
Aux folies du plumard d'où sortirent cinq hiboux. 

C'est plus tard qu'il comprit qu'honorer sa famille
C'était faire des petits, des Faber plus que mille.
Oui-da ! Le système s'équilibre en faisant
Tout l’inverse de cet acquis : l'avortement. 

Le temps n'y peut rien faire et la troisièm' fut née
Pour servir à tous deux d'alibi insensé.
Du Docteur Ogino il faut prendre l'ensemble
S’étonner après ça du "comme il te ressemble !" 

Torturés par le "rien", l'amour eut le dessus
Et la prise amoureuse a mis là le "p'tit homme".
Trop c'est trop pour les deux; le confier à la bonne
Qui est fraîche et pucelle en sera le bonus. 

Son temps ne compte pas, on peut faire encor' mieux
Et la cinquièm' s'ébroue dans ses pleurs et ses vœux
Détestant à la fois ce qui donne et reprend
Ne sachant pas, jamais, où trouver du bon temps.

Quand au tout petit rien qui surgit en sixième
Nul ne sait, ne devine en quoi elle se démène.
Mais ça va, malgré tout, et des hauts et des bas
Nous la voyons sortir bien qu'elle cache ses émois. 

Las de n'oser mentir, las de ne pas tout dire
Ils finissent par sourir' tous ensembles et vomir
Ce qu'ils ont avalé, comme des oies gavées,
Et finissent serrés pour se réconforter. 

Mais de grâce acceptons qu'il n'en soit pas un seul,
A oser le crier, qu'en tournant le linceul,
Vit la méchanceté parfaitement maquillée
Comm'un miroir en face qui salit sa beauté. 

Qu'on découvre ici bas qu'à se couvrir ainsi
Les risques sont très grands d'un subit dévoil'ment.
Il faut bien se résoudre à ces mots interdits
Qui pourtant font du bien à qui se sait méchant. 

Qui peut dire avoir eu, torturé par amour,
La vision du réel et des combats du jour ?
La beauté et la mort sont liées d'amertume
Tels méchants et vivants sont soumis au posthume. 

Il est bon d'accepter que l'autre soit pourri
Pour oser avouer l’être soi-même aussi !
Quel plaisir que d'aller à la
médiocrité
Pour saisir l'heureux temp d'un bout d'humanité !


Partager cet article
Repost0
15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 10:17
Les mots s'envolent battant des ailes
Leur trace colle au coeur des feuilles
Leur jeu symbole en passerelles
Fait du moi belle et grand’ bouteille

Attire les elfes les "F" et "L"
Fait fi de feu le fou de farce
Soupire en ut repose en fa
Fiche-toi fier hagard fait face
Pour tel enjeu libère-toi d'elle
Vit l'homme père de l'être là


Vole en Pégase et cours Narcisse
Eole anime et Psyché loue
Bois donc Bacchus et puis esquisse
La joie d'Eros qui met en joue

Le tort du fou c'est bien d'oser
Débouchonner pour son vin doux
Le fin goulot qui d'arroser
Redonne au corps espoir du tout
Bouteille aimée folie d’actrice
Tel petit rond fait vie factice

 


Partager cet article
Repost0
12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 21:26

Bien sûr c'était le fait
Bien bon ce repas
Pourtant il fallait
Qu'une ombre endeuillât
Ce jeu d'entre frères
Privés d'une mère.

 

Tapis, sain ou fou,
Tais-toi, dur et mou,
Pédant si hautain
Levant haut la main
Autant que la voix

Je te hais blanche image
Qui d'en haut geint et rage,
Laisse moi pour un temps

Hôtes-toi de ce fond,
Tu ternis ma raison.
Soulagés d'être épiés

Et qu'en eux au jouissant
Ils donnent droit de cité
Pour qu'ils sortent en avant
Leur visage éclairé.

Haut les cœurs, frère et sœur,
Nous avons survécu
Aux rudesses intérieures

Soyons fiers d'être en vie
Du plus grand au petit,
Du courage empoignons
Aux lendemains allons.


Partager cet article
Repost0
6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 21:08
Effeuiller la fleur chaude au détour de son bain
Saisir que d'une mousse éclate un doux parfum
Qu'une iodée soulève en volute aquatique
Se lit sur son visage un émoi sympatique.

Il entoura son cœur et sourit de sa main
Qu'il agita comme feuille à souffler en vain
Sur la bulle aérée qui l'habillait d'un voile
Et détourna ses sens d'un transport vers l'étoile.

Au contour d'une effluve il entrouvrit les yeux
Et se prit au bonheur d'y cacher tous ses vœux
Pour qu'à l'aube demain soit encore arrosée
Du jardin mystérieux la vénus reposée.

Qu'un éclair dans ses yeux attendrisse son cœur
Et c'est toute une vie qui bascule à cette heure
D'avoir à quatorze ans soulevé ce pétale
Dont le si doux velours promet lune idéale.










Partager cet article
Repost0
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 10:09

L’escalier est en marche

La marche part au pas

Le pas en cadence

La cadence part au temps

Le temps est au beau

Le beau part en force

La force est en soi

Un soi par athlète

L’athlète est en course

La course part demain

Demain en projet

Le projet part d’ici

Ici est en ville

Le ville part en vrille

La vrille en rotation

La rotation part au quart de tour

Le car de Tour est en route

La route part en lambeaux

Le lambeau est en poche

La poche part du fond

Le fond est en sang

Le sang part de l’escalier

Les photos le prouvent, c’est toujours pareil !

L’escalier est en marche (à suivre !)
 

Partager cet article
Repost0
31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 18:55
Je me suis penché au chevet de mes plantes.
Je me suis mis à genoux pour désherber les artichaux.
J'ai ramassé dans le même temps tout plein de noisettes.
Dame nature ne boude pas, ne fait jamais de reproches.
Pourtant, mon travail au jardin n'est pas assidu.

Dans sa grande générosité, elle ne compte pas les tomates,
Elle ne compte pas les graines ni les fleurs sauvages.

Dommage que nous ayons depuis tant d'années
Persévéré dans la destruction systématique
De notre bien le plus précieux
Celui qui nous enrichit,
Surtout quand on le partage.
Partager cet article
Repost0
26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 07:51
Fini les vacances ! Il faut bien rentrer !
Fini le bronzage ! Il faut s' habiller !
Un dernier bisou ! Dernier baiser !
Une dernière larme ! Peine partagée !
Dans une minute, faut s'en aller !
Toute la journée, faudra rouler !
Fini l'été ! C'est la rentrée !

Je veux pas y aller !
Je veux rester !
Je veux jouer !
Faut pas pleurer !

Y a que des "faut pas" !
T'as qu'à rêver !
Je ne fais que ça !

Y a que des "t'as qu'à" !
Y a qu'à chanter !
VIve la rentrée !

Y a que des "y a qu'à" !
Et les copains !
Salut de la main !

Dans le métro !
Y a pas photo !
On s'attendra !
On f'ra que ça !

C'est comme ça !
Ne t'en fait pas !
On oublira !
Merci Papa !

Bon ! Ca va !
T'arrêtes maintenant !



Partager cet article
Repost0
12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 23:49
La pie voit briller une clef,
Plonge dessus sans plus tarder
Ni soucis des yeux qui la jugent !
Oh ! Oh ! Après moi le déluge !

Voyez moi ça se moquent-ils !
L'impie ne sait rien de l'outil
Veut posséder tout que ce qui brille
Niant vraiment ceux qu'elle pille !

A dire vrai la ressemblance
Avec le fait d'une présidence
Tient en ceci qu'avec la clef
Nul ne pourra plus jaquasser.
Partager cet article
Repost0