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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 20:30

Dès le réveil tôt ce matin

J’allais faire uriner mon chien

Que n’ai-je vu, et de très loin,

Un grand chariot chargé de foin ?

Dès le réveil tôt ce matin

Le soleil ne brillait pas bien

L’ai-je donc vu ce chariot d’foin,

Pendant que là pissait le chien ?

Dès le réveil tôt ce matin

Mes yeux sentaient mine de rien

Qu’on revenait aux temps anciens

Où les humains s’usaient les reins.

Dès le réveil tôt ce matin

Je savais que la vie n’est rien

Pour les pauvres gens sans lendemain

Qui n’ont plus qu’à aimer leur chien !

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 23:47

Tourne une grosse mouche

Autour du fier manouche.

On le voit de très loin

S’agiter mais en vain.

De son vélo descend

Quand lui montent les sangs.

Virevoltent ses bras

Et décolle mon gars !

Fatigué, épuisé,

Et bientôt harassé,

Notre ami écrasé

Voit la mouche à son nez.

Dans la mousse allongé,

Le manouche vexé

Frappe et frappe, aveuglé

Par les coups assénés.

Il raconte au retour

Qu’en allant, un détour

Il fit jusqu’à ce bourg

Où le prit à rebours

Cette bande de lourds

Qui hurlaient com’ des sourds

Et qu’il dut massacrer

Jusqu’au petit dernier.

Pas trace des vilains

Au journal du demain !

Le manouche un peu fier

Y croit seul dur com’ fer.

A raconter l’histoire

On finit par y croire.

Si la mouche nous couche

C’est fierté qu’elle touche.

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:03
Le thème de cette atelier d'écriture est tout simple : "Feuille "  Il invite à évoquer tout ce qui est en lien avec la feuille considérée dans toutes ses acceptions et l'écriture s'en inspire qu'elle soit poétique ou non. J'ai choisi la poésie.

Une mandarine corse sans feuilles

Un carnet de voyage ouvert sur un deuil

Sont autant d’amours privées d’effeuillage.

Une forêt sans feuillage

Un porte-feuille dépecé de son cuir

Me donnent envie de fuir.

Mais quand j’effeuille la douce Clémentine

Ou feuillette le petit journal de Martine

Tel Adam je suis nu et je bénis la vigne.

Sur la page blanche tout en bas je signe

Et m’engage à aimer la belle Amandine

Ou encore la toute candide Ondine.

Toutes ces gamines ont tracé sur ma page

Les arabesques des frissons du jeune âge

Et sur les cahiers qu’elles ouvraient le soir

Les douceurs de nos câlins se gravaient en miroir.

Heureux les enfants qui s’égayent dans les bois

Et dégustent les feuilles tendres de leurs émois.

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 08:03



J’en avais bien envie. Je l’ai dit à Denis.

Mais je n’ai jamais su. Je l’ai dit à Béru.


J’ai couru sur l’arrière. Je l’ai dit à Robert.

L’ai trouvé là devant. Je l’ai dit à Vincent.

J’ai sauté tout en haut. Je l’ai dit à Renaud.

J’ai viré tout en bas. Ne me crois pas Sara.

Il a dit on s’en fout. Je l’ai dit à Milou.

Je repris calme-toi. Je l’ai dit à Clara.

Il sortit bien trop tard. Je l’ai dit à Bernard.

Il revint bien trop tôt. Je l’ai dit à Zoro.

Fatigué il se couche. Je l’ai dit au Manouche.

Et se met à ronfler. Je l’ai dit à René.

Quand il repart en ville. Je l’ai dit à Odile.

C’est pour boire au troquet. Je l’ai dit à  Riquet.

Il passera demain. Je l’ai dit à Alain.

Pour ce qui est des dettes. Je l’ai dit à Paulette.

Eh ! Dis donc ! Ben ! Voyons ! C’est pas comme Riton !


J’en avais bien envie. Je l’ai dit à Tonny.

Mais je n’ai jamais pu.  C’est pas l’ cas de Manu.


J’ai joué de la vielle. Je l’ai dit à Danielle.

J’ai bien aimé le miel. Je l’ai dit à Marcel.

Il fallut que je l’susse. Faut pas le dire à Marius.

Pour ceux qui ont des tics. Je l’ai dit à Eric.

Et là je pars en vrille. Comme le dit Camille.

Mais la mouche me pique. Je l’ai dit à Monique.

Encore un c’est pipo. Le pipo à Nono.

Et le pire il est là. Je l’ai dit à Léa.

J’en aurai bientôt marre. Je l’ai dit à César.

Qui ne cesse de m’envier. Je l’ai dit à Xavier.

Mais j’ai connu bien pire. Le fou rire de Samir.

Et c’est manquer de veine. Je l’ai dit à Sylvaine.

Etre pris pour un âne. Je l’ai dit à Morane.

Cacher qu’on est morose. Je n’ l’ai pas dit à Rose.

Que pour frimer sur frites. Rien ne vaut Marguerite.

 

Car Marguerite l’a dit : la rime à frite c’est rite.

Mais c’est aussi néphrite, pas ce qu’elle mérite.

Comme des météorites, vite, dans la guérite,

Nous avons fait lèchefrite, petite joie proscrite.

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 06:16
Petit texte poétique écrit en septembre dernier dont le sens évolue avec le temps et les éléments alentour.


Un brin de folie dans une tourmente boueuse,
Un parfum de fleur dans la tornade puante,
Un chant de sirène dans l'horreur des camps,
Une touche d'azur dans les marres de sang,
Telle serait la découverte du sens de la vie.

    Tourne à gauche.
    Ecoute à droite.
    Monte vers le haut.
    Glisse tout en bas.
    Qu'importe si c'est toi qui choisis !

Dans le souffle d'une âme
La liberté se détache, et c'est elle
Qui s'écorche au flux canalisé.
Dans le flot des sons et la musique des mots
Des éléments surgissent plus haut et plus fort,
C'est notre conformisme qui leur donne tort.

    L'association des libertés,
    L'enthousiasme des fugues,
    La puissance des créations,
    Sont à notre vie comme
    Les jardins à notre vue.

Un seul frein à nous-mêmes, qui souhaitons devenir,
C'est aussi nous-mêmes, tels que nous sommes devenus.
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 20:13
Je reprends cette petite poésie parce que les temps de crise nous disent toute la vérité sur le regard hypothétique que d'autres êtres vivants portent sur nous. L'actualiser permet au nouveau lecteur de le découvrir.
Autre innovation sur ce blog, les catégories facilitent la lecture des articles selon leur genre. Il faut néanmoins que la catégorisation ne soit pas trop poussée. Elle deviendrait alors classification, ce qui n'est pas toujours utile, surtout en littérature.


Sur la marge, celle du puits,
Etait un sceau, de zinc vieilli.
Sur la poulie roulait la corde.
Un oiseau vient, pose et m'aborde.

- Quel être es-tu qui de l'outil
Fait dépendre toute ta vie ?
- Eh ! Mon ami ! Quand je suis né
J'avais perdu ma liberté.

- Adieu petit, pauvre et perdu,
Je vais voler loin de ta glu.
Tous tes alliers dans la nature
Te reprochent d'être immature.

SI j'avais cru, mauvaise augure,
Qu'il se moquait de ma figure
D'un gros pavé l'aurais broyé,
Mais par pudeur j'ai décliné.

Tout réfléchi, il n'a pas tord
Je suis un sot, répands la mort,
A la recherche au jour le jour
D'un paradis perdu toujours.

La solution vient de la pie
Qui dans son vol rit et me crie
- Aime ton âne et le vautour
La vie du sage est alentour !
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:06

La crise se prolongera longtemps avec ses conséquences en cascades dont chacun mesurera l'intensité quand il sera lui -même touché. Licenciements, réduction des acquis sociaux, diminution des libertés individuelles, restrictions de la solidarité pour la santé, augmentation de la corruption et des profits de ceux-là même qui sont responsables de la crise et qui nous demandent de leur faire confiance pour la résoudre en leur donnant encore plus de pouvoirs. Mais nous savons qu'ils vont en profiter outrageusement par cupidité.

Les temps sont durs et vont se durcir. C'est la raison de cette petite chanson à fredonner comme on veut.

 

 

 

 

Dès le réveil tôt ce matin

J’allais faire uriner mon chien

Que n’ai-je vu, et de très loin,

Un grand chariot chargé de foin ?

 

Dès le réveil tôt ce matin

Le soleil ne brillait pas ben

L’ai-je donc vu ce chariot d’foin,

Pendant que là pissait le chien ?

 

Dès le réveil tôt ce matin

Mes yeux sentaient mine de rien

Qu’on revenait aux temps anciens

Où les humains s’usaient les reins.

 

Dès le réveil tôt ce matin

Je savais que la vie n’est rien

Pour les pauvres gens sans lendemain

Qui n’ont plus qu’à aimer leur chien !

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 08:52
J'ai souhaité rire et me suis lassé de rire.
J'ai voulu pleurer et me suis lassé des pleurs.
J'ai cherché l'amour et me suis lassé d'aimer.
J'ai désiré voler et me suis lassé des airs.
J'ai eu envie de voguer et me suis lassé des mers.
J'ai collectionné et n'aime plus mes collections.
J'ai bien voyagé et ne veux plus bouger.
J'ai beaucoup mangé et n'aime plus manger.
J'ai joué souvent et n'arrive plus à jouer.
J'ai loué les maths et même la physique.
J'ai tout essayé et n'ai plus de surprise.
Je suis las de tout sauf du désir.
Je veux de la musique.
Je veux de la peinture.
Je veux le jardin.
Je veux le soleil.
Je veux la paix.
Je veux rien.
Je vis encore !
Mais...
Seulement si tu es là !
Ou pas trop loin !
Ou même absente !
Mais pas longtemps !
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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 22:40
Une fois
       Tu es partie
       C'est bien fini
                         Un mois !
       Tu le regrettes
       Moi, je projette
                                            Ma foi
       D'avoir envie
       D'une autre vie.


Deux fois
       J'ai tout repris
       Toute ma vie
                         Crois moi
       La vinaigrette
       Tourne aigrelette
                                           Chaque fois
       D'avoir ni dit
       Ni fui l'ennui.

Dix fois
       Vivre un défi
       Sans un crédit
                         Cette fois
       Reviens bichette
       La maisonnette
                                            De toi
       Qui se languit
       Vers toi sourit .


Cent fois
       Larguer l'ami
       Tu t'évanouis
                         Sans loi
       Comme une aigrette
       D'amour en quête
                                           Voilà !
       Retour ici !
       Terme infini !


Mille fois
        A plat remis      
        Sel de la vie
                         De la
       Liberté nette
       Sans plus de dette
                                           Toi, moi !
       Assez promis !
       C'est reparti !
      
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 22:30




Trouble d’une humeur tendre à qui s’étend sur le foin !

Ah ! L’humeur se tend-elle du trouble à s’étendre dans un coin ?

Coquette rumeur cendre qui parcourt tous les coins !

Ah ! Quelle rumeur court sur la coquette à descendre dans les foins ?

Message de peur sourde que le corbeau diffuse,

                               Eh ! Qu'il soit sourd au message du corbeau et de peur le refuse !

Terreur de leur poudre qui de ce lourd canon fuse,

Eh ! Qu’il soit lourd le canon de la terreur et sa poudre diffuse !

Il est là le mot de l’incomparable jongleur

                               Oh ! Oh ! Qu'il vienne là l'imparable mot du moqueur !

Et voilà comment se moque le merle moqueur.

Oui ! Que chacun s’en moque comme d’un merle jongleur !


Mais le mot se défend et si petit qu’il soit,                          Il est défendu, petit, que soit ce mot !

Du haut de sa superbe comme au fait d’un toit,               Le fait superbe comme du haut d'un toit

Vous toise et vous montre le doigt, ne vous dit rien         Te montre la toise et du doigt ne dit rien

En premier temps puis en second précise bien               Du temps premier, précise en second bien

Qu’avec ce mot nulle autre rime,                                          Qu'aucun autre mot nul ne rime

Et ce n’est pas là un crime !                                                    Et là n'est-ce pas le crime

La fin oui ! La chute enfin ! Merde !                                       Qui chute à la fin ? Oui ! Enfin ! Merde !

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