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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 20:27

Qui es-tu jeune femme pour nous aimer au plus profond ?

Qui sommes-nous, toi et moi pour te savoir tout au dedans ?

Par quel fil nous reliant sommes-nous tirés en silence ?

Par quel regard nous voyons-nous même à distance ?

T'aimer et te le dire dans le bleu du train des soupirs,

Etre aimé et l'entendre dans le repos des blonds sourires !

Que nos âmes se réjouissent dans les désirs qui explosent !

A te donner toute ma tendresse, je me sens nourri de toi !


Oh ! Jeunesse ! Garde longtemps la tendre folie de ta candeur !

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:51
Le son de ta voix suspend ma solitude, partout.
L'image de ton visage enrichit mon quotidien, partout.
La danse de ton corps inonde ma respiration, partout.
Ton éloignement transporte mes élans, partout.
Absence sublime que peut-être tu saisis.

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:24

Tôt ce matin, la pluie, enfin !

Rare, en provence, depuis le ciel,

Comme un regard bienveillant

Qui perle quelques gouttes,

Elle rafraîchit le jardin,

Flocule toute la poussière

Et donne les coups de balais

Dont les routes ont besoin.

 

Déjà !

Le nuage est passé !

Le regard s'est détourné

D'une terre assoiffée.

 

On croit que le désert avance !

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 06:56

Où es-tu, toi qui tant me manques ?

Descends-tu tout en bas des Calanques

Où se rejoignent roc et eau ?

 

Que fais-tu donc sur les restanques ?

Retiens-tu les fruits si murs tant que

Frémissent les feuilles d’été, là haut

Sur un barreau élevé de l’escabeau ?

 

Jouerais-tu à la pétanque

Sur la grand place de Salamanque

Sans te soucier du petit rien

Qui m'attache comme un lien ?

 

Ou bien restes-tu en planque

Tout près, tout près de la banque

D’un minuscule bistrot ?

 

Je te cherche en vain dans les bouleaux,

Je cours là-bas jusqu’au ruisseau,

Et chute à l’ombre de quelques os

Dont le temps sécha la peau.

 

Reviens ma belle que je te vois

Souris encore et serre tes doigts

Sur les pensées que je t’envoie

Te touchant là, là dedans moi.

 

Je te sais là...ma mie...

Ne parle pas...minuit !

Présence de toi ! Te voilà !

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 22:36

 

Femme en pleur dès l’aube, mère hurlant son tourment,

Brûlantes agonies quand l’enfant perd la vie !

L’occupant destructeur pillait la Tchétchénie,

Suspectait la jeunesse et traquait l’innocent.

 

Les soldats emportés détruisaient lentement

Familles et soutiens, répandaient à l’envie

La terreur et la mort, montraient mine ravie

A plier chaque mâle à l’asservissement !

 

Mais certains témoignaient, revenus de torture,

Que bourreaux et geôliers les jetaient en pâture,

Dans les fosses gelées, aux morsures de l’eau.

 

Quand l’un d’eux faiblissait, il prenait plus de place.

Alors un qui luttait, encore droit, dans la glace,

Abrégeait son malheur, insensible au tableau.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 23:27

Barbottant dans la mare, un phénix isolé,

Eteint depuis des lustres se mouillait tout entier,

Noyait son chagrin pour une phénicette,

O combien sulfureuse et singulière à souhait.

Interdit de surprendre, mais à cela-même opposé,

Tiendra-t-il à revenir pour d'autres aventures.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 18:20

 

 

Bien peu de réalisations me paraissent impossibles. Et l’agilité des mes mains, quand elles se saisissent de quelque outil agressif, ni ne m’étonne ni ne me comble. Le travail fini, pourtant, semble plus mettre un terme à la patiente mise en œuvre d’un savoir faire éprouvé, que satisfaire un désir, et plus souvent le désir des autres, malgré les silences abruptes de leur reconnaissance. Il serait vain d’attendre la quiétude ou d’atteindre la sérénité sous le seul prétexte d’une heureuse habileté mise au rang des simples compétences artisanales. Non, le faire, le bien faire qui se déroule lentement et précisément n’est qu’une fausse passion dont je mets tant d’ardeur futile à me défendre, par cette persévérance à résister à ma curiosité de technicien. D’ailleurs, toute passion me paraît destructrice par le développement de l’individualisme qui ne pourrait que m’inonder de morbide solitude.

 

Malgré tout, je ne réalise rien. Je rêve de musique et de chants comme une perruche en cage qui tend ses vocalises vers le paradis lointain d’où, certainement, elle n’est pas venue. Je rédige à force d’ennui des textes infinis que, jamais, le courage ne me permettra de retravailler. Sous les mots s’alanguissent les révoltes étouffées, les rudes éperons de l’injustice sociale, les secours que je suis incapable d’apporter aux cris de l’abjecte ignorance où sont traînés les miséreux. Les mots m’échappent et se rassemblent en nuages de formes qu’un seul souffle déforme au gré de forces mystérieuses et naturelles. Ils me soumettent au rythme de leur inspiration. Ils me condamnent dans leur expiration. Ils sont la perte du vagabond rêveur.

 

Echapper ! Malgré la honte ! Avoir nulle autre solution ! S’échapper du concret que mes sens redoutent ! S’échapper dans la poésie où sont semés les germes d’espoir, où fleurissent les rêves en projet, où se tissent les liens imaginaires qui colorent les symboles de la vie ! Telle est la chance que je réserve, que je maintiens dans le flot de mes errances, lucarne secrète qui me donne à voir et à rêver la nature omnipotente où je pourrais me fondre !

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 20:50

Nous captiveraient pastel de midi
Transparence jaune à portée de main,
Touche de rosée, landes embaumées,
Palette de rouge à coquelicots
Pour garder encor nos deux  yeux mi-clos.

 

Nous saisiraient musique aquatique
Leste vaguelette en fredonnement,
La grève attentive aux bourdonnements
  D'une jetée longue et rythmée d’écoutes
  Qui nous laisse aller agiter nos corps.

 

Ravirait nos vies le dense maquis
  Qui souffle le thym, parfums épicés,
  Vent de romarin, de sauge envolée,
De pommes de pins et d'aiguilles sèches
Pour nous soutenir sur la terre chaude.

 

Nous égayerait le ciel de Provence
Couleur bleu azur, force du Mistral
Qui retravaille comme un vrai diamant

Les petits nuages tous lenticulaires

Pour nous rassurer, nous deux, toi et moi.

 

Nous envoûteraient regards sans paroles,
Battements d’ailes de grand cormoran,
Petits gazouillis bien mystérieux,

La parole brève et le dire amoureux 

Pour donner prise au ur des désirs.

 

 

Elans printaniers purs et spontanés,
Très peu réfléchis, pas du tout mûris !
Nous aurions à vivre en douce présence,
Etonnés du temps dans toute sa souplesse
Quand le frais du soir produit les frissons.

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 06:59
Temps de fin, temps de fou, pestons-nous, gris et loups !
A venir, vent de grisou détruira, tout d'un coup !

Surchauffé, vilain temps refroidit l'hivernant
Qui du fait, hésitant, s'interroge en fuyant.

Nul ne sait plus pourquoi il se sent maladroit.
N'ayant mêm' plus la foi, l'être a peur de ses choix.

D'aisance il n'en peut plus, croissance l'a déçu,
Puissance l'a repu, naissance du refus !

Il refuse en niant et sourit plus avant.
Mais son temps, lentement, sait la fin de ses vents.

Il partit, tout brûlé, humilié, en fumée.
Avait raison, assuré de durer ! L'allumé !

Il savait, ignorance. Il pouvait, négligeance.
Il criait ses croyances. Il fallait la prudence.
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 10:20

 

Au coin du feu était un jour,

Feu de colère et jour dans l’œil,

La fille en mauve sous un grand châle

Qui mijotait la salle vengeance

Qu’elle infligerait au gros bedeau.

 

Au point du jour était un feu.

Jour tout en ire et feu dans l’œil,

La fille fauve sous son grand voile.

Et, violentée sans élégance !

Et, abusée par ce salaud !

 

Tout près du feu ce fût son jour !

Feu aux cheveux ! Un jour de deuil !

La fille se sauve dans un long râle

En s’infligeant, d’une grande violence,

La douche glacée d’un seau plein d’eau.

 

Ah ! Le parâtre, quand je le veux,

En ce jour noir, pour son cercueil,

Je lui assène l’ultime coup, la balle

Qui le tue là, devant le feu !... Chance !...

Oui !... L’œil ouvert !...  Pour tant de maux !...

 

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