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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 22:45

Au mot doux, cajolé si souvent,

au mot cher, délicieusement galvaudé,

au mot chair dit en chuchotant,

au mot lent qui guide les caresses,

au mot à mot qui nourrit l'enfant,

au mot amour qui berce le jeune,

au mot valse qui le fait tourner,

au mot souffle qui l'enivre,

au mot joue qui se frôle,

au mot bise qui s'ose,

au mot brise qui met un terme à la liste, joyeusement

au mot brisure qui forme un reste inattendu,

au mot envolé qui s'échappe, comme une plume,

au mot léger qui nous égaye, et touche les âmes,

 

à tous ces mots qui résonnent et qui sonnent,

à tous ces mots qui retiennent et accompagnent,

qui mouillent et qui dessèchent,

qui glacent ou brûlent,

frappent ou soulagent,

ornent ou soulignent,

d'onguent ou d'or,

d'argan, d'amande, d'améthyste, de jade ou de rubis,

pâles ou rutilants,

nacrés ou brillants,

à tous ces mots, notes et soupirs, silences et points d'orgues,

mots clés ou portés,

je chante qu'ils m'ont pris,

irradié,

ensorcelé,

anesthésié parfois,

par la parfaite futilité de leur puissance éphémère,

par leur pertinence à surgir là, juste quand il le faut,

ou disparaître aussi, mais quand ils le veulent.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 22:31

Ecoute la voix d'une félicité harmonieuse,

Ecoute le murmure d'une pluie d'étincelles,

Ecoute le soupir d'un regard intérieur,

Et souris, souris de vivre ce que vit la muse

Inondée d'attendrissantes éloges.

 

Entends s'ouvrir la paume qui te transporte,

Entends s'offrir les sens qui s'illuminent,

Entends s'épanouir les sentiments qui affleurent,

Et danse, danse comme s'élance la muse

Scintillante d'innombrables attentions.

 

Attends de savoir apprécier les magiques élans,

Attends de pouvoir goûter des chauds réconforts,

Attends de vouloir être ce mystère d'une vie,

Et joue, joue comme se drape la muse

Magnifiée d'éternelles intentions.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:48
Le son de ta voix suspend ma solitude, partout.

L'image de ton visage enrichit mon quotidien, partout.
La danse de ton corps inonde ma respiration, partout.
Ton éloignement transporte mes élans, partout.
Absence sublime que peut-être tu saisis.

Absence sublime qui, partout, nous unit.
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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 17:09
Il arrive que l'esprit s'égare au prétexte de fuir la routine quotidienne.
Où va-t-il ?
Devine ?
Il use de son élan pour voyager par delà le réel et s'affranchir du
temps, libre, tendu jusqu'à l'envie, animé par le désir et la nouveauté,
par la recherche de l'impossible et l'illusion de l'émancipation.
Il pense les sensations et se joue des sentiments, il glace les braises
et vulcanise les neiges, il touche les âmes et feint de ne pas le
savoir, il étonne les sensibilités sans le croire vraiment.
Il promène les sons sur les trains de phonèmes, il emballe les couleurs
en taches et projections, il déchire les cordes en frottant les archers,
il fait chanter le saxophone au souffle de son ardeur.

Mais aussi, il crie autour du globe les sacrilèges de l'humain déchu.
Il pleure devant les crimes et les génocides, se morfond dans les folles
utopies, espère encore qu'un sauveur s'échoue sur le rivage et dise les
mots qui ferment l'horreur.

Puis il te rejoint, là tout près, se blottit dans la quiétude de cette
proximité douillette.
Il reste un temps au seul réconfort de l'être accueillant qui lui offre
ce jardin aux senteurs de myrte et de jasmin.
Il t'embrasse et te couvre dans ce bonheur relaxant que diffuse la
chaleur de ton corps.

Il se promène entre charmes et micocouliers, juste au bord du petit
bassin où s'éclaboussent les muses qui chantent les amours.

Il baise tes jolis pieds et tient serrées tes mains pour s'enivrer des
délices de ta peau.

Il se voile pour cacher les mots, du moins ceux qu'il ne peut pas dire
tant ils seraient courts ou insignifiants.

Il disparaît.

Mais tu ressens sa présence comme s'il avait laissé son ombre auprès de toi.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:12
De toutes celles dont j'ai souvenir, la plus mystérieuse des créatures
me tourmente par la seule aura de son être, me bouleverse au seul
souffle de sa voix, me transporte sous l'effet inattendu de son charme
incandescent.

Le tourment tient à cette question : mais qui est-elle pour que je vibre
à tenir sa douce main dans les miennes ?
A cette autre question surgit la peur : vers quel ciel serai-je lancé
quand je pourrai l'enlacer jusqu'à toucher les battements de son cœur ?
Et l'angoisse de venir à ces mots : qu'adviendra-t-il de la tempête des
sensations quand le brouillard enrobera le mystère, quand les ombres
terniront les couleurs ?

La muse se rit des tourments de l'homme et s'amuse à simuler chacun des
attributs de la déesse, pourtant, de l'Olympe elle descend pour consoler
l'humain dont elle se sait aussi la fille.
L'homme gravit lentement les marches et lui témoigne sa gratitude, il
s'élève et se tend vers elle, il grandit et se trouve beau dans les yeux
de celle qui l'illumine de sa gracieuse flexion.

A la réflexion, le tourment nait de la distance !
C'est la chute.
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 22:59

Ode au soupir qui suit la tension,

ode au soupir qui ne dit rien mais parle fort,

ode au soupir qui invite au relâchement et s'y engage en même temps.

Le repos qui suit invite au nouveau soupir duquel naît le soulagement.

 

Étouffer chacun des soupirs pendant les heures de travail, tant l'usage veut qu'un bonheur en découle, se mutiler de l'expression nous coûte

et les colères non exprimées s'accumulent dans notre chair.

Le cou devient raide, les muscles s'encrassent de toxines encombrantes,

les articulations se resserrent, le corps tout entier se fatigue.

La fin d'une journée travaillée cherche l'alternative au stress et la quiétude réparatrice.


Ode au sourire qui suit le regard,

ode au sourire qui dit tant sans énoncer,

ode au sourire qui détend et enveloppe chaleureusement.

Le silence invité pousse au second sourire d'où s'échappe la pudeur.

La pudeur à sourire parce qu'il témoigne d'un moment lumineux,

même au travail où ces temps sont précieux,

indispensables.

 

Qu'il serait triste de ne plus sourire !

Le temps s'étire dans le sourire.

Il se pourrait que dans le tien il se perde en éternité.

Sourit encore, ma belle.

Illumine ton cœur comme tu enchantes ceux qui t'entourent.


Reçois nos baisers et accuille nos sourires.

Qu'ils participent à réchauffer tes jours.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 22:48
Elle est là ! Tout simplement là ! 
Elle ne dit rien, et même le silence qui l'embaume réchauffe sa présence !
Sa lente respiration creuse les formes au bas de son cou pour animer
l'emprunte de ses fines clavicules.
Ses yeux, fermés comme des voiles sur quelque intimité, attirent les regards admiratifs dont sûrement elle sent l'acuité.
Les sourcils levés par des fils invisibles donnent à croire qu'elle s'étonne
de ces regards qui cherchent sur ses paupières les raisons de leur ardente
passion.
Ce visage souriant, ce visage candide, cette peau soyeuse qui ondule et glisse sur les ossatures harmonieusement disposées, cette expression qui
oscille entre plaisir et questionnement, cette profonde respiration qui assure
lentement le maintien de son être, cet être même, si singulièrement scellé
à ce corps qui danse,
soulignent en abondance tout son enthousiasme à lutter pour la vie,
mais seuls s'en nourrissent ceux qui s'ouvrent.

Seul s'en nourrissent ceux qui s'ouvrent assez pour le sentir et s'en réjouir. Elle est là ! Toute entière dans mon cœur, pas-même confuse d'y trouver une place, comme assurée d'y avoir trouvé sa place.
Je l'embrasse et dépose une bise légère sur chacune de ses paupières comme le ferait un grand père aimant afin de rassurer sa petite fille pour qu'elle s'endorme en sachant qu'il en est fier.
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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 20:10
Les ombres sombres de la nuit noire ensemble chuchotent et protègent tes pas.
Nul ne te voit dans tes linges de nuit sinon les myriades d'étoiles qui scintillent 
pour saluer ta beauté détendue. Les super nova tressaillent de t'admirer, chantent de longs gospels pour te faire danser, invitent les astres lointains pour fêter ton sommeil et doucement saupoudrent le ciel d'étincelles magiques afin que
tu t'endormes et te limbes dans leurs draps soyeux. Tes yeux se cachent dans leur bleu mystérieux et ton visage endormi remercie les nues pour le calme et la fraîcheur de leurs ondes. Bonne nuit !
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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 20:06
Fatigué d'un jour qui s'estompe et lassé des répétitions annihilantes,
je reprends des forces et retrouve la pêche à inventer des mots qui se
lancent jusqu'à toi.

Imaginer les derniers pas de ta journée fatigante et te suivre au détour
de la dernière marche, s'immobiliser l'espace d'un temps, le temps d'un
bruit de clefs pour que tu ouvres ta porte, voir ce sourire à peine
abandonné quand, enfin, tu te fonds sur le lit que tu savais là pour
t'accueillir et te consoler.

Je saisis cet instant où tes muscles se relâchent, où ton corps
disparaît dans le moelleux de l'édredon invisible qui ferme tes yeux sur
des pensées hasardeuses dont tu ne te souviendras pas. Je vois qu'il te
faut quelques secondes de petite mort avant ce léger sursaut qui te
donne à savourer la fin de cette servitude de quelques heures pendant
laquelle tu n'existais que par procuration.

Et puis, lentement, tu émerges comme si tu découvrais le point culminant
d'une longue ascension, tu savoures les petits gestes qui sont pour toi,
tu te sers un verre et te mets à l'aise pour sentir la liberté de ton
intérieur. Et quand tu as fini de te réapproprier ton espace en ayant
fait, sans t'en rendre compte, l'inventaire de tes objets familiers, tu
t'ouvres aux nouvelles de ton monde, celui que tu avais dû quitter dix
heures avant, et qui te montre combien patiemment il t'attendait.

Tu vas voir tes mails et, surprise, il y a celui-là. Il n'est pas trop
long ! Ça va. On peut le lire en entier ! C'est un petit poème en prose.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 21:37

Dans quel art fuit, le soir, la main qui bat le temps.

Sur la peau réchauffée, là, fa lourd qu'un pied tend ?

Vers où s'en va ce noir dont le chant crie son mal

Et dit à tous la joie qu'on prend ce soir au bal ?

 

Un tel jeu  de blues lent au gré des si, des mi,

Met nos yeux en larmes. On luit, la nuit, et puis

En proie aux sangs il dit, oui, tout près, les mots vrais,

Le jour, le vent, le temps, les champs où rien n'est laid.

 

"J'ai vu les miens, la soif, les coups, de mes yeux vu !

Plus rien pour eux ! "On tient les rats !" Ils se sont tus !

J'ai cru au peu ! Si peu ! On le prie là, en bas !

 

"Je joue le mi qui dit tout de la vie !" On rit !

"Je plais aux gens et mon jeu fait du bien ! Je crie

par là, tout d'un art brut, ça sent le chaud" dit M'ba . !

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