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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 23:21
S'il fallait un an pour...
Mais c'est beaucoup trop

S'il fallait un mois pour...
Mais c'est encore trop

S'il fallait un jour pour...
Mais c'est un peu trop

S'il fallait une heure pour...
Mais c'est trop... surtout que...

Il l'a fait dans la seconde
Il est parti à temps.
Je l'aurais tué,
Ce gros frelon.
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:14
Exposée à l'étuve du soleil
Trempée par l'orage du soir
Malaxée jusqu'à s'écouler entre mes doigts
La terre d'argile fine se fait boule dans la main
Colle ensuite sur les blessures de l'arbre
Qui le sent et frémit sans un mot

Chaque chancre je recouvre
Sur chaque coupe je masse
Lentement pour lisser le pansement
J'ai l'impression qu'il accueillle le soin
Et sourit aux attentions
Je l'apprivoise il me nourrit
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 22:55

Nous captiveraient couleurs de midi

Transparence jaune à portée de main,

Touches de rosée sur lande fleurie,

Palette de rouge, coquelicots nains

Pour garder encor nos deux yeux mis-clos.

 

Et nous saisirait musique aquatique

Leste vaguelette en fredonnement

La grève attentive aux bourdonnements

D’une jetée longue en rythme et musique

Qui nous laisse aller allonger nos dos.

 

Ravirait nos vies le dense maquis

Qui souffle le thym, parfums épicés,

Vent de romarin, de sauge envolée,

De pommes de pins, d’aiguille aplatie

Pour nous soutenir sur la terre et l’eau.

 

Nous égayerait le ciel de Provence

Couleur bleu azur, force du Mistral

Qui souffle et souffle comme une vengeance

Le petit nuage en forme de cristal

Pour nous rassurer, tous deux et le sceau.

 

Nous envoûteraient regards sans paroles,

Battements d’ailes du grand cormoran,

De gais gazouillis du beau rossignol,

Les petits mots doux et les chants d’amants,

Pour donner la vie au cœur des désirs.

 

Elan printanier, pur et spontané,

Si peu réfléchi, pas du tout mûri !

Nous aurions à vivre une matinée,

Etonnés du temps qui allait sans bruit,

Car déjà le soir il faudrait partir !

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 09:38

Un brin de folie au milieu des brutes,
Quand les gens ont faim même si d’autres rient,
C’est de jouer du blues pour l’ultime chute
D’un vilain pouvoir profitant du riz.
 

Vive la musique qui soude sans lutte
Les gens qui ont faim et d’autres aussi,
Car de jouer du blues n’a vraiment qu’un but :
Fermer les distances, souder les bannis.
 

Oh ! Chefs de groupe, prenez votre luth.
Beaucoup certes ont faim et n’ont plus d’ami,
Mais à jouer du blues et saisir leur flûte
Ref'ront la cité, chanteront la vie.
 

Oh ! Chefs de village, prônez fa sol ut,
Partagez le pain, les restes de mie,
Apprenez le blues, dansez sur la butte,
Ouvrez les ghettos, chantez mi la si.
 

A tout chef d’état qu’un pays chahute,
Soumettez vos mains au doux chant d’un mi,
Grattez votre blues, squattez chaque hutte,
Oubliez profits et bougez la vie.

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 14:42

Narcisse au cœur jaune

Nénuphars et joncs dans l’eau

Allongé sur l’herbe

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 23:47

 

Matin poème
Matin que j’aime
Certains le sont. 

Midi bohème
Midi que j’aime
Certains le sont. 

Soir pourri
Soir vomi
Certains le sont. 

Aussi certain que le son
Est et les sons sont ! 

Nuit de cristal
Nuit de scandale
Certaines le sont. 

Aube de jade
Aube pommade
Certaines le sont. 

Goûté au thé
Goût des gâtés
Certains les ont. 

Aussi certain que le non
Est et que les noms n’ont, … 

N’ont pas raison
De ce qu’ils font.

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:53
Il prit un bâton
Quitta la maison
Et choisit de marcher.
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:47
Les jeunes feuilles sont écloses
La prairie s'épanouit
Mais le coucou s'est tu.
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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 17:05
Les vagues d'aubépines fleuries grimpaient sur les flancs de la colline.
Les odeurs de mousse s'échappaient du tracé que nos pas foulaient.
L'humus étouffait les bruissements quand nous allions cueillir les girolles.
L'arôme des fraises des bois retardait notre progression.
Leur goût délicat méritait notre révérence attentionnée.
Les ceps et bolets sautaient du tapis de feuilles mortes que nous poussions du bâton.
Les abeilles jouaient avec les fleurs d'accacias, se réjouissaient de leur butin sacré
Qu'elles portaient en bourdonnant jusqu'aux ruches du pré de Grand-Champ.
Le pic-vert redoublait ses coups en prévenant les hôtes de notre passage.
Les boutons d'or étincelaient dans les talus tout au long des sentiers.
Le coucou répendait son message en porte-parole de dame nature.

La forêt du Morvan se meurt dans sa grande diversité.
Les sapins Douglass sont préférés pour leur facilité d'exploitation.
Les hêtres, châtaigners, chênes, charmes, bouleaux, accacias,
Les frènes, ne formeront bientôt plus ce haut tapis d'humus,
La riche couverture nourrissière de la terre pentue.
Les eaux emporteront ce manteau chaleureux et ravineront les sols
Jusqu'aux roches de granit. Le coucou s'est déjà éteint
Comme le bourdonnement des abeilles qui pleurent l'accacia.
L'équilibre a basculé vers une fin que nous ne verrons pas.
Cette lente agonie a commencé quand le dernier paysan du hameau
S'en est allé travailler à l'usine, là où c'était plus facile. On le comprend.

L'exil vers l'usine, il y a quarante ans, s'est épuisé quand a fermé la sidérurgie du Creusot.
Pourrait-on revivre l'aventure des geules noires de Montceau-les-Mines ?
Combien de temps faudra-t-il pour réparer le mal ?


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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 08:04
C'est quoi l'ami ?
Il partage le peu qu'il a,
Il console en peu de mots,
Il rassure de sa présence.

De qui, l'ami,
Acceptes-tu le peu,
Entends-tu les mots,
Comprends-tu l'absence,
Pour te consoler ?

Ne me trompe pas, l'ami.
Ne m'oublie pas
Ne me déçois
Ni ne t'enfuis.
Dis moi pourtant
Sans complaisance
Ce que tu crois.
J'ai besoin de toi.
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