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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:40

Le poivron rougit
Comme noircit l’aubergine
Jardin de soleils

La tomate embaume
Jaune éclate la fleur

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 00:20
A Marseille, les tours se regardent autour de la cathédrale. L'ancienne, la tour Saint Jean humblement protectrice de l'entrée du Vieux Port voit grandir la toute nouvelle soeur de 147 m de hauteur, fière et orgueilleuse, la tour CMA-CGM réalisée par l'architecte Zaha Hadid (lien) et qui protègera le businesse tout près du Port Autonome. D'autres tours suivront et la cathédrale se fera de plus en plus discrète. Sur l'esplanade vide se dressera la future cité de la Méditerranée. Le MuCEM, Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. (lien)
La photo est prise depuis les Jardins du Palais du Pharo.

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 21:34
Une souris verte, caprice de Dame nature !
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 16:14
 

















  




 



   Une image surprenante offerte par la plante ! Peut-elle résulter d'un pur hasard ? Ou bien sommes-nous poussés à rechercher les lois qui forment une structure dont les conséquences nous éblouissent d'inventivité?

    Il se peut que l'orchidée, si mystérieuse dans ses modes d'adaptation à son environnement, nous montre que la structure ne peut se concevoir sans tenir compte de ce qui l'entoure. Elle est évidemment orientée ici pour attirer l'insecte qu'elle imite non seulement par ses formes mais aussi par ses parfums ou phéromones dont nous ne pouvons que suspecter la puissance séductrice.

    Nous supposons alors que son ingéniosité résulte aussi de toutes la caractéristiques de cet insecte sans lequel sa reproduction serait impossible et son existence même incertaine.

    Pourquoi donc sommes nous assez obtus pour séparer les objets d'un même monde afin de les étudier séparément ? Serait-il opportun d'étudier l'insecte sans sa fleur ou la fleur sans l'insecte ? Le bon sens répond seul, mais, mais pourtant, notre opinion sur tout ne tient presque jamais compte de ce tout, justement.

    Parlons de la crise financière ! Les efforts pour la conjurer ne sont principalement que financiers ! Quel gaspillage ! Puisque nous savons que la structure de la machine ne sera pas modifiée, pas plus que l'environnement auquel elle s'adapte, ce monde complètement fou qui n'a cure de détruire la planète pouvu que le profit soit le plus grand dans un minimum de temps. Nous sommes déjà bien conditionnés aux lois de la consommation, et ceci dans les pays les plus pauvres, tout pareillement, qui sont inondés par les images de l'oppulence occidentale dont ils ont envie. Pourtant, idolâtrer la planche à billets, c'est moins sympa que d'admirer la nature !

    Nous savons donc que ce gaspillage ne préviendra pas la crise suivante dont les conséquences seront encore plus épouvantables. Tous nos économistes, à peu près, ne jurent que par la croissance, dont nous savons qu'elle ne profite qu'à peu de gens, et s'ils en parlent, c'est bien parce que le mot trouve un écho favorable partout dans le monde. A quoi sert l'augmentation des richesses qui ne sont pas partagées entre tous ? Le mot partage ou le verbe partager trouverait-il un même echo dans le monde ? Il faudrait que l'éducation pousse cette valeur comme la plus grande des valeurs humaines.
    Ce n'est pas le cas, loin de là ! Cette notion même de partage est privée de toute sa consistence depuis le discrédit généralisé, méticuleusement orchestré aussi par les partisans de l'idéologie néolibérale, discrédit que l'expérience malheureuse d'un communisme mal géré à contribué à faire grandir. Et si les dictateurs se sont délectés de cette idéologie, faut-il en jeter toutes les bonnes idées. Si la démocratie se trouve désormais à la place des organisations les plus belliqueuses du monde, faut-il pour autant rejeter toutes ses valeurs ?

    Le partage devrait revenir à l'honneur dans l'éducation. Au lieu de celà, nous rencontrons des familles dans lesquelles chacun mange son plateau devant sa propre télé, dans sa chambre. Au lieu de cela, chacun télécharge la musique qu'il sera le seul à écouter en boucle avec son walkman, alors que la musique est le plus bel exemple d'objet à partager pour peu que cette notion fasse partie de la culture.

    Serait-il impensable d'imaginer une société de partage ? A l'être humain de décider une fois pour toute des limites qu'il conviendrait d'adopter pour stopper l'enrichissement outrancier de ceux qui ne font plus la différence entre la rémunération et le détournement des richesses.
   
    Bien peu d'espoir de prouver un jour que l'homme serait intelligent !

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 06:27
Ce n'est pas toujours facile de se loger à Marseille. Mais le ciel fait toujours partie du décor.
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 06:28
Marseille, le soleil levant ajoute au plaisir simple de partager le spectacle permanent du Vieux Port
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 23:04

Savez-vous que la colère gagne aussi les arbres?



Ce grand pin, menacé de disparition pure et simple pour la création d'un lotissement affreusement nommé ZAC,
écoeuré d'avoir grandi sagement pendant une centaine d'années pour embellir la colline, doué de cette sobriété légendaire qui lui donne tant de résistance face au manque d'eau et à la pauvreté du sol, ce grand pin a fini par se mettre en boules. 

Il est un des derniers résistants qui tombera comme les autres en l'espace de vingt secondes bien que soit louée sa persistance.

Son poing rageur nous dit combien il en veut à l'espèce humaine qui n'a que faire des trésors dont elle jouit pourtant. Car sans les arbres, la vie s'éteint.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 22:50
Ah ! Que de surprises à Marseille pour le regard espiègle de celui qui erre sur les petites placettes. Ici, une place unique tout près du vieux port, et tout près de Paris. La place de Lenche d'où l'on peut apercevoir le fameux port et Notre Dame.


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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 15:47
A Marseille, le vent puissant nous accompagnent dans des délires fous.
Ici, la montée des Accoules tourbillonne. Le clocher manque de s'envoler mais les chaussures du Théâtre aux pieds nus ne bronchent pas.
Le Mistral aime Marseille et c'est réciproque.
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 16:16

Quand j'étais petit, je prenais le train de nuit, le Phocéen et tranquillement allongé sur la couchette, je patientais. Le chef de gare annonçait Dijon, trois minutes d'arrêt, puis Lyon, Valence, Montélimard, Avignon, et enfin Marseille. Il était six heures du matin. Les heureux voyageurs masquaient leur petite mine par de larges sourires en espérant bien vite entendre le chant des cigales qui les accueilleraient chaleureusement.

Le jour se levait et Notre Dame de la Garde se présentait au sortir de la gare Saint Charles. En passant devant la tête du train j'avais noté que la motrice électrique était une CC, "la plus puissante" disait mon père. Je m'assurais n'avoir pas perdu ma petite soeur et embrassait mon oncle venu depuis Aix avec sa 203 familiale qui sifflait en descendant vers Marseille mais restait muette en remontant vers Aix.

Je vous parle d'un temps où le petit garçon, à treize ans pouvait très bien faire ce voyage sans encombre avec sa cadette bien que les mobiles n'existaient pas, avec le concours bienveillant du chef de wagon rendu responsable par les recommandations parentales délivrées en gare de Lyon.

Les souvenirs ne manquent pas qui racontent ces grandes vacances en Provence. Une ombre pourtant les rendait dangereuses malgré la certitude que les cousins s'en accomodaient fort bien durant toute l'année. Les fameuses araignées au maillot jaune que nous croisions sur notre chemin vers le grand bassin, à travers la haie de genêts joyeusement fleuries de jaune soleil. Rien de tel pour nous faire rebrousser chemin que ce guerrier posté en sentinelle qui se balance fièrement sur la toile tendue dans la nuit. Ses couleurs de bagnard le rendaient plus féroce encore et le long bâton de bambou ne suffisait pas à nous guérir de la frousse.

Heureusement, comme pour nous réconcilier avec le Midi, notre chère tante préparait des beignets de fleur de courgette dont les petits parisiens ignoraient l'existence, et le marché de la Grande Poste régalait nos sens endormis. Les yeux s'étonnaient des couleurs vives que réchauffaient les contrastes affirmés de la lumière du Sud. Les oreilles percevaient les accents chantants de chaque commerçant qui ventait ses produits. Et nos narines se dilataient au parfum des lavandes, thyms, basilics, lauriers, romarins, fenouilles qui décoraient les étalages et s'ajoutaient discrètement au panier, en cadeau de bien venue.

Le Cours Mirabeau nous accueillait dans le vacarme assourdissant des cigales et le clapoti des fontaines. Les petites rues ombragées avec les passages et les placettes nous faisaient rentrer dans le rêve de toute notre année scolaire, bercée par ce grand désir de pouvoir enfin se tenir à l'ombre d'un grand platane, regarder les toits de tuiles romaines et les petites fenêtres aux croisées mi-closes, juste sous la toiture.

Depuis Mai 68, je suis dans le Midi. Quarante années de cette vie en Provence n'ont pas altéré mon enthousiasme, mon amour des Bouches du Rhône, ma grattitude envers ce pays béni que le tourisme de masse égratigne, mais uniquement sur les plages dont nous pouvons néanmoins jouir de six heures à neuf heures du matin. Après, il est facile de reconnaître le vacancier du provençal. Le premier reste en plein soleil pendant que le second se répand à l'ombre.



Merci la Provence.



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