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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 16:05

Ouvrir une telle page tient de la gageur.

Qui oserait se lancer dans un tel essai ?.
Je ne fais ici que l'ouvrir parce qu'il m'arrive souvent d'entendre ce mot d'enfant qui me réjouit et dont l'esprit me semble essentiellement poétique.


Nous sommes en Provence et la petite fille depuis de longues minutes s'amuse sur la plage avec des amis de seaux et de pelles quand elle revient vers l'adulte et lui dit :

"le ciel bleu nous regarde"

avant de retourner vers le cercle du jeu.


La simplicité de cette phrase est désarmante et pourtant la richesse de cette pensée, d'apparence enfantine, illustre l'art poétique.

Dénuement, partage de l'étonnement, don de son esprit sur l'instant illuminé, regard sur la nature et personnification de l'élément, tout est là, dans le rythme des jeux d'enfants, tout ce qui montre ce qu'est la pensée poétique.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:40

Elle sonne, la note limpide d'un petit crapaud qui appelle une partenaire dans les herbes humides du soir. Sa touche délicate découpe la quiétude du jour qui finit, pour ceux seulement qui tiennent compte de leur sensibilité. Christalline telle une goute de rosée qui glisse de la pointe d'une herbe orgueilleuse, elle sublime le désir, dans l'expression la plus simple qui soit, la note.

 

Certains qui pensent n'entendre rien à la musique pourraient commencer leur initiation par l'attente du chant des crapauds qui se répondent au loin, cachés dans les fourrés, mais présents dans l'ambiance, laids pourrait-on dire, mais si généreux dans leur appel. Ils pourraient se tendre vers cette pointe de luxe en faisant silence dans leur coeur, jusqu'à cet instant très court où sa piqure éclaire les sens, et plonge dans la première découverte de la musique. En réponse une autre note, qui paraît aussi venir de loin ! Elles s'entendent avec une telle précision que leur marque peut s'inscrire dans l'oreille sur une longue durée.

 

Nous somme ici dans la première expérience de l'apprentissage de l'écoute. Et nous découvrons que ce tout petit effort d'écoute laisse découvrir un monde nouveau dans lequel une stimulation externe, si légère soit-elle, parvient à réveiller notre symphonie interne que l'environnement médiatique, malheureusement, nous apprend à museler. Des simples notes du crapaud musicien peut naître le souci des sons et l'appétit de la musique. Nul ne s'en plaindra !

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 00:01

 

J’ai branché mon ordinaire et retrouvé l’impression confondante, en passant l’aspirateur, d’une infinie vanité à désirer l’être, être cet autre que soi-même, que ce soit par lettre ou par bon mot ! Pourquoi écrire ? Je ne me suis pas posé la question avant d’avoir eu la certitude d’une réponse, aussi évasive soit-elle. L’indignation me pousse à écrire. L’indignation m’impose d’écrire. Ecrire pour fuir, écrire pour éviter de poser la colère ou quelque irréversible action. Bien sûr, l’activisme militant fait toujours les beaux jours de ceux qui maintiennent leur éternelle jeunesse, mais pour moi, le besoin d’écrire viendrait plutôt de la paresse dont nous devrions enfin enrichir les éloges, beaucoup trop rares. En ces jours où la performance est à l’honneur, où la compétition se dresse en conquérante de la sublimation des valeurs, où l’efficacité à grossir les profits de quelques nantis manifeste partout ses velléités totalitaires, j’aime l’errance et le vagabondage, l’ennui et la vacuité qui fondent les temps subversifs de l’imagination. Pourquoi agir au lieu de faire de la poésie, dans la volupté d’un temps qui ne compte pas ?

Ecrire semble émaner d’un narcissisme exacerbé mais pourrait tout autant témoigner de la simple expression d’une fuite permanente devant les contingences absurdes de la vie. Qui le sait ? Qui en jugera ? Peu importe si la lecture donne du plaisir ! Ma volonté obsédante de ne pas tomber dans le mièvre me donne matière à penser, or la pensée s’ordonne suivant la parole, laquelle devient autre sous le prétexte d’ordonner différemment l’imaginaire. Obéir m’a toujours semblé mesquin, facile même puisque la soumission prévient de penser. Désobéir offre mille intérêts nouveaux pour qui l’ose, ouvrant les portes de la créativité, de l’expression du singulier qui souligne le trait de chacun. L’écriture est un plaisir et la possibilité de n’écrire pas m’est tout aussi habituelle pour peu que la plume ne soit pas à portée de main, où plutôt que la fatigue vienne de l’indignation elle-même. L’errance n’accorde pas plus d’importance au tracé des mots qu’au dessin des traits d’esprit, ne donne foi ni au divin de l’inspiration ni au courroux des phoques devant la fonte de la banquise. Non, l’important reste l’indignation, cette même indignation devant le médiocre confort de la "beaufitude" que nous étale l’être d’aujourd’hui, enlisé dans sa mouise conformiste.

 

A vouloir raisonner sur l’écriture, il arrive que les mots s’enchevêtrent comme les poutres d’un bûcher jusqu’au moment ou craque un étincelle qui lui met le feu. Un mot seul peut dire alors toute l‘horreur de la nature humaine, le mot collaborateur par exemple, qui n’évoque rien d’autre que le carriériste pingre dont les armes sont mafieuses autant que lamentables. La cramée des mots dira là toute l’expérience de sa joie à lancer l’allumeur dans le foyer, électrisée du seul jeu de ses assemblages langagiers.

Nul autre choix que la sublimation, le dépassement des situations pour justifier de son monde symbolique, tel est la condition humaine où l’emprise des sens ne trouve qu’une seule morsure, celle de ces bons mots que chacun entend à sa manière et propulse au travers de ses propres traductions. Serait-il encore utile de lancer des « je t’aime » qui n’expriment rien sinon le bonheur de ce beau parleur qui avoue se sentir aimé au point de prétendre pouvoir jouir de quelque droit sur le corps de l’autre ?

 

Au détour d’un atelier d’écriture vient cette force qui intime notre être à l’imaginaire, le temps de ces pages vides dont sortent les ombres. La facilité aide au griffonnage des idées, la vacuité se localise dans le lieu isolé du monde. La mousse prend, comme un flan dans l’ouate tempérée d’un four. Il n’y a rien à comprendre, et tout comme l’amour de la musique, il est bon de pratiquer sans en abuser. Mais l’exception se manifeste pour la cramée des mots comme pour le tâcheron des mots à scier. Ceux-là n’ont de cesse d’ajuster leur montage pour y mettre le feu, dans la joie et la bonne humeur. C’est tout à fait similaire, pour eux, à la plongée dans une grotte où le noir éclaire tant, du seul fait qu’il est trou ! Trou symbole mère dont nous sommes issus, trou symbole père tout à la fois, qui nous en sépare et nous entraîne au loin par l’apprentissage des langues grâce auxquelles nous plongerons à nouveau dans la mythologie de nos racines. Du trou nous partons pour ne faire que vagabonder un temps et aller ainsi jusqu’à nous blottir à nouveau dans la multitude du néant.

 

Sans la parole, nul corps n’exprime de la peine. A qui adresser ses plaintes sans paroles, sinon à soi-même, dans un langage qui n’existe pas. Sans parole, soi-même n’existe pas qui n’en éprouverait donc aucune souffrance. Non ! Vraiment, c’est la parole qui fait souffrir. C’est elle qui administre un autre en notre intérieur et qui le somme de parler, c’est elle qui lui donne cette connaissance symbolique qu’il ne pourra jamais acquérir de vérité. C’est elle qui pousse à la colère en faisant regretter les paroles qu’il ne fallait pas dire tout comme les paroles qu’il aurait fallu dire. La colère vient de cette condition. Se trouver astreint au langage n’est pas un choix mais un fait acquis qui ne laisse aucune chance, fait acquis qui tétanise le révolté, fait acquis qui menait certains à l’échafaud, fait acquis qui lance encore les autres à la recherche du pouvoir suprême, fait acquis qui permet les dictatures, fait acquis qui brûlera jusqu’à son dernier souffle la cramée comme le tâcheron. Oedipe s’est crevé les yeux pour voir tout ce que justement le regard ne voit pas, ce dont j’ai parlé. Le voile qui empêche de voir n’est autre que l’amour qui laisse la liberté de ne pas voir. L’être aimé s’enfuit quand nous voulons le voir, humilié de sa nudité. Mais à consulter ce que le regard ne voit pas, nous lui donnons du bonheur et l’être aimé revient chaque nuit. Et c’est à l’œuvre des mots que se traduit ma nuit.

 

Le sombre des ombres se porte sur le blanc des sillons de la feuille et le soc les traversera tiré par mes doigts traînant l’écume de mes jours. La plume gratte et tapisse les pages de mémoires et de farces dont l’encre emprunte la marche. Tout seul, je gravirai l’escalier, juste pour ne rien faire, pour ne rien gagner que le plaisir de m’étendre divinement sur le vide de l’abandon, avec cette conscience légère que tout a déjà été accompli, et qu’il ne reste qu’une chose à éviter de partager, la solitude.

 

A modifier l’appel des mots, à jongler sur les encadrements qui les soulignent, je joue de leurs sonorités pour qu’ils ne se dissolvent pas dans un brouhaha de fades images auxquelles tous participent. Le tiroir à mots, personnel et singulier, se trouve rempli du manque à réaliser cette invention troublante qui serait le lien entre les mots, réinventer la trame blanche qui soutient les lignes, cette moite inconstance des espaces, et le mystère caché de la main qui accompagne celle qui écrit. Dans mon tiroir, il se trouve toute la richesse que les mots ne disent pas, toute la richesse de ce qui ne pourrait se dire ni s’écrire et qui fait la saveur du langage, l’étalage des épices de la parole.

 

Fermons les yeux pour lire non pas les lettres mais plutôt les blancs qui les animent.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 22:32
Il arrive que l'esprit s'égare au prétexte de fuir la routine quotidienne.
Où va-t-il ?
Devine ?
Il use de son élan pour voyager par delà le réel et s'affranchir du
temps, libre, tendu jusqu'à l'envie, animé par le désir et la nouveauté,
par la recherche de l'impossible et l'illusion de l'émancipation.
Il pense les sensations et se joue des sentiments, il glace les braises
et vulcanise les neiges, il touche les âmes et feint de ne pas le
savoir, il étonne les sensibilités sans le croire vraiment.
Il promène les sons sur les trains de phonèmes, il emballe les couleurs
en taches et projections, il déchire les cordes en frottant les archers,
il fait chanter le saxophone au souffle de son ardeur.

Mais aussi, il crie autour du globe les sacrilèges de l'humain déchu.
Il pleure devant les crimes et les génocides, se morfond dans les folles
utopies, espère encore qu'un sauveur s'échoue sur le rivage et dise les
mots qui ferment l'horreur.

Puis il te rejoint, là tout près, se blottit dans la quiétude de cette
proximité douillette.
Il reste un temps au seul réconfort de l'être accueillant qui lui offre
ce jardin aux senteurs de myrte et de jasmin.
Il t'embrasse et te couvre dans ce bonheur relaxant que diffuse la
chaleur de ton corps.

Il se promène entre charmes et micocouliers, juste au bord du petit
bassin où s'éclaboussent les muses qui chantent les amours.

Il baise tes jolis pieds et tient serrées tes mains pour s'enivrer des
délices de ta peau.

Il se voile pour cacher les mots, du moins ceux qu'il ne peut pas dire
tant ils seraient courts ou insignifiants.

Il disparaît.

Mais tu ressens sa présence comme s'il avait laissé son ombre auprès de toi.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 22:38

L’escalier est en marche, la marche part au pas.

Le pas en cadence, la cadence part au temps.

Le temps est au beau, le beau part en force.

Le car de Tour est en route, la route part en lambeaux

La photo le prouve, c'est toujours pareil !

L’escalier est en marche (et on recommence !)

-e-SP_A127.jpg

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 08:29

Retenir le temps, voici la tâche ardue qui tient le commun.

 

Il me revient alors cette image de mon grand-père, enfilant péniblement des chaussettes. "Tout acte et toute entreprise prennent de plus en plus de temps au fur et à mesure que les années passent !" Me disait-il lentement !

 

Je me souviens des moments de jeu ou de passion qui poussaient l'enfant à rechinier au changement et râler contre les contraintes. Le temps, déjà, en était une, et non des moindres. Mais l'homme mûre n'a-t-il plus le temps qu'il s'efforce de le retenir sans cesse, qui plus est, en vain ?

 

Il me semble avoir toujours voulu rester jeune, mais les articulations et les muscles ne suivent pas. Que faire de cette distance entre cet esprit sans âge et cette peau raidie ?

 

Pourquoi retenir le temps ? Et, serait-il même possible de prendre son temps pour le retenir ? Si je prends le temps, ne risque-t-il pas de me manquer ? A quoi bon se dire qu'enfin on a tout son temps puisqu'alors il s'échappe et finalement se perd ! Combien de temps ne sont-ils pas déjà perdus ? Le temps de la jeunesse où les corps pourraient s'ébattre dans leur fougueuse ardeur, bondir de découvertes en découvertes, d'amours en amours ! Le temps de l'été qui s'alanguit aux rayons ultra-violets ! Le temps de décider, de choisir, de lire, de prier, le temps de courir, de courtiser, d'aimer, de palabrer !

Combien de temps se perdent à n'être estimés que comme perte de temps ?

 

"Aller ! Dépèche-toi ! Il faut te presser ! Le temps presse !"

 

Je m'arrête là ! Je n'ai déjà plus le temps de continuer !

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:46

 

Les mots courtisent les sens. Et l’essence de l’âme ne dit mot qui ne parle de sens.

Une douce peur de dire excite les muscles d’un sourire furtif et les mots dits là, quelque fois en retard, donnent le sens de la vie, cette vie qui, saisie, les précède quand ils tardent et, lascive, les suit quand ils caracolent au devant.

L’avis des mots sur la vie n’a de prise avec les sens qu’à se fondre dans la vie décalée des mots qui s’échappent par le devant, galopant sans retenue, ou qui souffrent quand ils sont tenus.

Certains s’échappent comme une volée d’étourneaux. On le voit à la surprise de la bouche qui se forme en mâchoire dévoreuse de pomme ou de pêche mûre et qui supporte, honteuse de son impudique nudité, la main qui vient lui demander de se taire. D’autres forcent le passage. On le voit à cette bouche qui, de peur de s’ouvrir, garde les lèvres pincées comme pour les empêcher de sortir. Mais ces mots retenus poussent les dents à s’entrouvrir et se glissent au travers des lèvres humides, comme des corps mous glisseraient sur un toboggan huilé.

 

La vie des mots devient parfois surprenante, haletante, indépendante, sauvage.

 

La mèche, enfin allumée, illumine la mine radieuse du mineur de la mine qui lamine d’un coup tout un pan de la montagne miné. C’est, mine de rien, le mineur lui-même qui l’allume et mime le signal de l’explosion pour que ses compagnons de mine, comme lui, explosent de leur sourire illuminé de mineurs à l’air animé. La lecture de leur mine satisfaite parle de leur mine de mineur assidu. Depuis des générations, la mine les fait vivre, eux et toute la famille. C’est une mine de bonheur. Nulle impression minable dans la mine !

 

Qu’un fort des halles réconforte une souris en larme, et ses forces se font douceur de persuasion, empathie et compassion. La souris le retourne comme une omelette, pour quelque goutte qui roule sur une joue poudrée. J’ai besoin d’un café bien fort et de ta présence chaleureuse.

Le géant, qui porte d’habitude quatre cent kilos de viande fraîche, se plie alors à soutenir un petit cœur de plume qu’il n’ose caresser de peur d’être maladroit ! Tes lèvres, ton parfum, tes seins, tes hanches, si délicatement dessinées sont plus forts que tout. Je tremble de me déposer. Je titube autour de mon axe d’acier. Je glisse en rappel à vos appels.

Comme à chaque fois, je fonds de vos yeux humides. Je baigne dans vos prunelles fauves et remue mes tripes en paquets pour boire ce pot, au feu de vos amours soulagées. Nous nous aimerons ce soir ! La puce ! Sa main puissante remonte doucement le menton de la puce !

Le sourire de sa souris fond les soucis et lui de froncer les sourcils pour lui demander de le laisser refaire le fort jusqu’à la pause. Elle, de prendre la pause de la mijorée qui se sent aimée et feint de ne pas le montrer. Fort de café ! Les larmes ont séché ! Le fort refait le fort ! Il est lumineux, fier sous sa charge au point de manquer la marche. Hésitant, il disparaît dans l’office du boucher. Les autres le voient ! C’est clair, il éclaire !

 

 

 

 

 

 

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:37
Il arrive parfois que les mots s'alignent sans conviction sous la seule mélodie qu'ils proposent à leur lecture à voix haute.

La phrase chante alors un nocturne mélancolique, dans la douceur d'un sommeil qui pointe, ou encore quelque variation lancinante à l'évocation de la journée passée. Une bière ambrée, une jolie fille bronsée, pleins et déliés d'une plume.

Aux dires de mes amis, le sens devient obscur sous les torsades de certaines sonorités enchassées, le raisonnement de la pensée ondule et se complique en vibrations élastiques au moment de faire sonner les cuivres enhardis pour enrichir les harmonies. Mais le goût de la fugue et le plaisir des échappées en convois de sonorités orchestrales me saisissent et m'apaisent comme une douce drogue aux contours séducteurs.

Mon impuissance à les conduire aux modérations et cet appétit glouton de perfection qui devrait me prévenir de m'engager sur de tels chemins et qui, tout autant, m'empêche d'y mettre un terme prématuré, entravent la marche, que je voudrais au pas, et ralentissent du même coup la progression du battement qui syncope son rythme, la base même de sa musicalité.

Aussi l'ai-je décidé, je laisserai vagabonder la pensée selon l'humeur des improvisations, comme des volutes en errance qui finissent dans la torsion calligraphiée des arabesques contrastées.
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