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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 21:05

Poème de Fernando Pessoa dans "Je ne suis personne" publié chez Christian Bourgois

 

 

Non : ne dis rien !

Imaginer ce que dira

Ta bouche voilée

C'est l'entendre déjà.

 

C'est l'entendre bien mieux

Que tu ne le dirais.

Ce que tu es ne vient pas affleurer

Parmi les phrases et les jours.

 

Tu vaux bien mieux que toi,

Ne dis rien : sois !

Grâce du corps dénudé

Qui non visible se voit.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 06:10

Poème de Fernando Pessoa dans "je ne suis personne" édité chez Christian Bourgois

 

 

Quand viendra le printemps,

Si je suis déjà mort,

Les fleurs fleuriront de la même manière

Et les arbres n'en seront pas moins verts qu'au printemps dernier.

La réalité n'a pas besoin de moi.

 

je sens une joie énorme

A la pensée que ma mort n'a aucune importance.

 

Si je savais que demain je vais mourir

et que le printemps est pour après-demain,

Je mourrais content, de ce qu'il soit pour après-demain.

Si tel est son temps, quand devrait-il venir sinon en son temps?

J'aime que tout soit réel et que tout soit exact ;

Et j'aime ça parcequ'il en serait ainsi, même si je n'aimais pas ça.

C'est pourquoi , si je meurs à présent, je meurs content, parce que tout est réel, parce que tout est exact.

 

Vous pouvez prier en latin sur mon cercueil, si ça vous chante.

Si ça vous chante, vous pouvez danser et chanter tout autour.

Je n'ai pas de préférences pour le moment où je ne pourrai plus avoir de préférences.

Ce qui sera, quand ce sera, voilà dès lors ce qui est.

 

 

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 21:31

Poème de Fernando Pessoa dans "Je ne suis personne" édité chez Christian Bourgois

 

 

Elle s'éclaircit de gris, la nuit pluvieuse,

Car le jour est arrivé,

Et le jour ressemble à un habit de veuve

Aux couleurs déjà passées.

 

Encore sans lumière, sinon la clarté de l'obscur,

Le ciel pleut ici,

Et c'est encore un ailleurs, encore un mur

De lui-même absent.

 

Je ne sais quelle tâche m'attend aujourd'hui,

Mais je la sais inutile déjà...

Et je fixe de loin mon âme déjà froide

De ce que je ne ferai pas.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 22:16

Le premier principe de l'organisation criminelle est de se faire discrète. Le secret s'érige en principe intangible afin que nul ne puisse croire qu'elle existe.

Le second principe se trouve dans la recherche du profit comme seul et unique but de l'organisation.

Pour réaliser ce but, tous les moyens sont bons, y compris le crime, et surtout l'infiltration de tous les rouages de l'organisation du monde et des états. Infiltration de la phère politique, de la phère judiciaire, de la phère financière...

La pression doit être puissante et ne jamais se relacher.

Chaque Etat, dont le rôle est d'intervenir dans la gestion des sociétés en limitant les excès par la loi, doit s'éffacer au profit de l'organisation secrète.

 

C'est la description même du "Consensus" de Washington qui gouverne le monde depuis les années 80.

(Voir l'article sur les nouveaux maîtres du monde !)

Les règles de ce groupe dont peu de gens connaissent l'existence sont listées ci-dessous. Il est impossible qu'elles ne vous donnent pas quelques explications sur les questions que vous vous posez.

 

Le « consensus » de Washington vise à la privatisation du monde. Voici les principes sur lesquels il repose.

 

1.Dans chaque pays débiteur, il est nécessaire d'engager une réforme de la fiscalité selon deux critères : abaissement de la charge fiscale des revenus les plus élevés afin d'inciter les riches à effectuer des investissements productifs, élargissement de la base des contribuables ; en clair : suppression des exceptions fiscales pour les plus pauvres afin d'accroître le volume de l'impôt.

 

2.Libéralisation aussi rapide et complète que possible des marchés financiers.

 

3.Garantie de l'égalité de traitement entre investissements autochtones et investissements étrangers afin d'accroître la sécurité et, donc, le volume de ces derniers.

 

4.Démantèlement, autant que faire se peut, du secteur public : on privatisera notamment toutes les entreprises dont le propriétaire est l'Etat ou une entité para-étatique.

 

5.Dérégulation maximale de l'économie du pays afin de garantir le libre jeu de la concurrence entre les différentes forces économiques en présence.

 

6.Protection renforcée de la propriété privée.

 

7.Promotion de la libéralisation des échanges au rythme le plus soutenu possible, l'objectif étant la baisse des tarifs douaniers de 10% par an.

 

8.Le libre commerce progressant par les exportations, il faut, en priorité, favoriser le développement de ceux des secteurs économiques qui sont capables d'exporter leurs biens.

 

9.Limitation du déficit budgétaire.


10.Création de la transparence du marché : les subsides de l'Etat aux opérateurs privés doivent partout être supprimés. Les Etats du tiers-monde qui subventionnent, afin de les maintenir à bas niveau, les prix des aliments courants, doivent renoncer à cette politique. En ce qui concerne les dépenses de l'Etat, celles qui sont affectées au renforcement des infrastructures doivent avoir la priorité sur les autres.

 

A chacun d'en tirer les conclusions qu'il veut. 

Pour moi, c'est clair qu'il s'agit bien d'une organisation criminelle telle que décrite plus avant.

Elle n'est pas la seule. L'organisation des nations unies en est une autre, qui ne mérite pas même les majuscules. L'OTAN, le FMI, le groupe de la Banque Mondiale, l'Union Européenne dont la soumission aux précédentes ne laisse aucun doute. D'autres encore : l'OMS qui modifie les seuils de tolérance aux irradiations radioactives selon l'actualité !

 

Pour des éclaircissements, écouter François Asselineau, lisez le Blog de Michel Collon, et découvrez les écrits nombreux de Comaguer.


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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:04

Aujourd'hui, ou plutôt dans cette nuit du 26 au 27 février 2013, une âme nous a laissé pour un nouveau voyage. Une belle âme. Stéphane Hessel, ce vieux monsieur de 95 ans termine ici sa longue route et nous laisse un message tout à fait important.

Outre le fameux "indignez-vous", injonction qu'avait choisie son éditeur, me semble-t-il, on trouve, dans son discours prononcé sur le plateau des Glières, cette recommandation d'une grande force : préférer toujours la légitimité à la légalité.

 

Toute loi n'est pas légitime sous le seul prétexte qu'elle est loi. Par exemple, nos lois sur la régulation de l'immigration ne sont pas légitimes. Et tout particulièrement pour les personnes démunies dans leur pays d'origine qui n'ont plus d'autre issue que de s'expatrier. C'est toujours un drame se devoir vivre l'exil. Bien des lois ou réglementations, en particulier dans le domaine social, ne respectent pas le principe d'égalité si cher à notre constitution.

 

Nous vivons une fin certaine de la civilisation de domination à l'occidentale, dans l'idéologie de laquelle sont ancrées des valeurs réactionnaires longuement élaborées sur la seule supériorité du Blanc. Nous pouvons écouter parfois des propos qui témoignent de ses incohérences. Si les africains ne "sont pas encore rentrés dans l'histoire", c'est parce que l'occident veut oublier que sa fortune tient au pillage des ressources de l'Afrique et au long commerce des esclaves. L'histoire plus récente nous montre que les africains ont combattu pour la France bien qu'ils ne puissent se pavaner de toutes leurs médailles de guerre comme peuvent le faire les gradés français. J'aurais du écrire : des gradés français.

 

En cette fin de civilisation, les gouvernements ne disposent plus de la puissance pour exercer le pouvoir. La puissance appartient aux groupes de la finance. Cette puissance impose ses directives et ses lois. Cette puissance fait des dirigeants, présidents qu'elle a d'ailleurs choisis, de véritables pantins acticulés au rythme de ses exigences. Il en résulte que les lois, toute légales qu'elle soient, ne sont pas pour autant légitimes. Les exemples seraient nombreux. Prenons simplement les lois qui autorisent l'emploi des persticides, nous savons qu'elles participent de la destruction de la biodiversité en supprimant toute la richesse bactériologiques des sols. Elles ne sont donc pas légitimes puisqu'elles nuisent à l'humanité.

Parlons des lois qui autoriseront tôt ou tard la recherche des gaz de schiste, elles profiterons essentiellement aux nantis et aux mafias de l'énergie, quand bien même une grande partie de la population serait affectée gravement. Ne parlons pas des armements nucléaires dont l'utilisation peut toujours être défendue, discutée, argumentée mais jamais légitimée.

 

Donc, au revoir Stéphane Hessel et merci pour ce beau cadeau déposé avant le départ.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 06:32

Quel drame ? Des viandes étiquetées de boeuf alors qu'il s'agit de cheval !

Pendant ce temps, la France qui prétend sauver le Mali, utilise des armes qui devraiet être interdites depuis toujours.

Ces armes à l'uranium appauvri détruisent l'environnement et les hommes.

Vraiment, notre pauvre humanité devient de plus en plus suicidaire.

Jusqu'à quand ! Jusqu'à quand ! Les crimes contre l'humanité.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 09:45

Cet autre qui n'est pas moi, qui me semble secret, qui vient bousculer mes convictions, qui vient remettre en cause ma culture et mes habitudes, cet autre qui me fait peur parce que je ne le connais pas, cet autre que je soupçonne de me vouloir du mal, ou de vouloir se saisir de mes biens, cet autre, je préfère m'en éloigner.


Pourtant ! Pourtant, s'il apparaît ici, devant moi, ce n'est pas au hasard. Nous sommes tous sur terre pour partager les richesses qu'elle nous offre. Nous sommes tous sur terre pour vivre en harmonie avec ce globe que les andins nomment de ce jolie mot, la Pachamama, que les andins vénèrent comme la déesse terre qui les abrite et les nourrit, sages dans la reconnaissance qu'ils lui doivent malgré les difficultés rencontrées.


On a beau faire, on a beau croire au progrès scientifique, on a beau voir des merveilles technologiques dont les services pourraient nous libérer de la sueur, la terre qui nous supporte impose ses lois et nous domine par ses exigences. Seules nous permettent de limiter ces exigences l'entraide et la solidarité, le partage des expériences et des découvertes, le partage des semences et du labeur. L'autre ici devient ce puits de richesses que nous ne soupçonnons pas. Il peut nous enrichir de son expérience, de ses essais, de ses échecs et de ses succès.


On pourrait comparer la culture des plantes à l'éducation des jeunes enfants. Et les dogmes, actuellement médiatisés pour ou contre le mariage pour tous, deviennent absolument risibles ou parfois ridicules si on se persuade que la richesse et la singularité de chacun tient à son environnement et aux capacités de ses éducateurs à enrichir le petit être en croissance.


Dans tous les cas, les enfants s'épanouissent mieux dans un climat affectif sécurisant que dans n'importe quelle autre circonstance, même institutionnellement acceptable.

 

La société humaine se base sur la seule loi ; "tu ne tueras pas" et sur une autre qui en découle : "tu ne pratiqueras pas l'inceste".

 

Se nourrir de la discrimination, c'est désobéïr à la loi humaine car c'est tuer l'autre. Toute colonisation est le signe d'une discrimination et en tant que telle peut se voir taxée de crime contre l'humanité. Toute homophobie de même.

 

Suis-je plus haut que l'humanité pour juger l'autre indigne de cette humanité ?


Mais c'est tellement humain de faire ainsi !


 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:34

Une chanson magnifique ! Ecoutez bien les paroles. Quelle belle poésie !

Ici Alix, choriste efficace et discrète, dont la voix donne un relief sensuel au chansons.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:32

Si l'écoute se fait attentive, il est même fait allusion à Fernando Pessoa, parce que Elvas est un spécialiste de cet auteur.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 21:03

Un lieu magique, une musique généreuse, des musiciens qui ont la pèche.

Un soir pas comme les autres.

 

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