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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 07:51

A chacun ses grands vers qui du coup font l'histoire
De l’enfance malmenée d'où surgit le déboire.
Loin, du fond d'un système il arrive inspiré
Le malin serrurier qui en fournit la clé.

Tout comme une mère envahit notre enfance
Le social étourdit ceux qui vont grandissant,
La famille entre deux favorise l’aisance
A l'image pourtant d’un milieu éprouvant. 

Si la mère interdit qu'en gueulant il s'oppose
La fratrie décalquée s'appuyant sur ces choses
Préviendra le manant de risquer les combats
Et bientôt chaque enfant aimera porter bas. 

L'aîné dut, de ce pas, supporter les essais
Du galop d'un cheval maîtrisable jamais.
On le voit, trottinant, qui desserre l'étrier,
D'un prenant engouement à soulager ses pieds. 

Le suivant fit l'armée, substitut de la mère,
Et chassé par son père, dut boire très amère
La douleur du chemin qui l'a mené surtout
Aux folies du plumard d'où sortirent cinq hiboux. 

C'est plus tard qu'il comprit qu'honorer sa famille
C'était faire des petits, des Faber plus que mille.
Oui-da ! Le système s'équilibre en faisant
Tout l’inverse de cet acquis : l'avortement. 

Le temps n'y peut rien faire et la troisièm' fut née
Pour servir à tous deux d'alibi insensé.
Du Docteur Ogino il faut prendre l'ensemble
S’étonner après ça du "comme il te ressemble !" 

Torturés par le "rien", l'amour eut le dessus
Et la prise amoureuse a mis là le "p'tit homme".
Trop c'est trop pour les deux; le confier à la bonne
Qui est fraîche et pucelle en sera le bonus. 

Son temps ne compte pas, on peut faire encor' mieux
Et la cinquièm' s'ébroue dans ses pleurs et ses vœux
Détestant à la fois ce qui donne et reprend
Ne sachant pas, jamais, où trouver du bon temps.

Quand au tout petit rien qui surgit en sixième
Nul ne sait, ne devine en quoi elle se démène.
Mais ça va, malgré tout, et des hauts et des bas
Nous la voyons sortir bien qu'elle cache ses émois. 

Las de n'oser mentir, las de ne pas tout dire
Ils finissent par sourir' tous ensembles et vomir
Ce qu'ils ont avalé, comme des oies gavées,
Et finissent serrés pour se réconforter. 

Mais de grâce acceptons qu'il n'en soit pas un seul,
A oser le crier, qu'en tournant le linceul,
Vit la méchanceté parfaitement maquillée
Comm'un miroir en face qui salit sa beauté. 

Qu'on découvre ici bas qu'à se couvrir ainsi
Les risques sont très grands d'un subit dévoil'ment.
Il faut bien se résoudre à ces mots interdits
Qui pourtant font du bien à qui se sait méchant. 

Qui peut dire avoir eu, torturé par amour,
La vision du réel et des combats du jour ?
La beauté et la mort sont liées d'amertume
Tels méchants et vivants sont soumis au posthume. 

Il est bon d'accepter que l'autre soit pourri
Pour oser avouer l’être soi-même aussi !
Quel plaisir que d'aller à la
médiocrité
Pour saisir l'heureux temp d'un bout d'humanité !


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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 13:27
Rire c'est comme le riz. Un bol suffit. Mais on en veut toujours plus.

- Un bol de rire ! S'il vous plait !
- Pardon ! La banque du rire c'est en face. Ici c'est la cantine !

En face.
- Bonjour ! C'est ici la banque du rire !
- Oui ! Pourquoi ?
- (Sous-rire !)
- Vous cherchez du rire à crédit ?
- Non ! A rire du crédit !
- Vous voulez un crédit pour rire ?
- Plutôt oui ! Vous avez compris ?
- Alors revenez demain, ce sera plus tard !
-
Pourquoi ?
- Oh ! C'est pour rire ! Ici c'est pas la cantine !
- Ah oui ! (Rires)
- La seule garantie qu'on va vous demander, c'est de la rigolade !
Ils en rient, sachant que de toutes les manières, c'est le contribuable qui va payer.
- On va vous prêter, sans rigoler, de quoi vous endetter toute la vie.
- Ce n'est pas drôle !
- Mais si ! Vous passerez tous les jours pour manger au Restau du Coeur, en face. Et on se fera des petits coucous.

Ils éclattent de rire. 
Plus tard.
- Un bol de rire ! S'il vous plait ! Pour de bon !

Il jette un regard furtif en face. Le plus grand quartier des affaires de la ville a vu le jour. Il y a plein de banques et plein de gens pour rire qui vont au grand restaurant indonésien prendre leur bol de riz avec des nems. C'est au dernier étage, à six cent mêtres, vue imprenable sur la misère du monde. Changaï c'est fini ! Dépassé !

Je n'aime pas les nems. Je n'aime pas le riz.










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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 10:17
Les mots s'envolent battant des ailes
Leur trace colle au coeur des feuilles
Leur jeu symbole en passerelles
Fait du moi belle et grand’ bouteille

Attire les elfes les "F" et "L"
Fait fi de feu le fou de farce
Soupire en ut repose en fa
Fiche-toi fier hagard fait face
Pour tel enjeu libère-toi d'elle
Vit l'homme père de l'être là


Vole en Pégase et cours Narcisse
Eole anime et Psyché loue
Bois donc Bacchus et puis esquisse
La joie d'Eros qui met en joue

Le tort du fou c'est bien d'oser
Débouchonner pour son vin doux
Le fin goulot qui d'arroser
Redonne au corps espoir du tout
Bouteille aimée folie d’actrice
Tel petit rond fait vie factice

 


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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 08:09
A ceux qui passent par là, j'écris cette lettre parce que un jour elle restera pour marquer le temps après moi.

Le petit se jette dans les bras du grand-père dès qu'il arrive. "Regarde mon Spiderman. Il est le plus fort !" Après, je ne sais plus ce qu'il dit parce qu'il ne s'arrête pas et parce que je l'embrasse tout plein serré.

Il n'est pas encore à l'äge des SMS ou autres tchat qui donnent l'impression de communiquer. Aussi ses attentions, son sourir, sa colère, ses baisers, ses petits gestes pour dire au revoir, ses regards sont purs et donnent quelques instants de fraîcheur dans un monde aride. ( Qui assèche le monde sinon nous-mêmes, avec nos besoins inutiles de confort et de luxe ?)

L'âge de raison se manifeste par des mots durs, généralement empruntés aux discours d'adultes, ou par des semblants, exemples : 
Le grand-père
-"ne tape pas comme ça sur le chat !"...
La petite
-"Mais non, je fais semblant, Papy !" ou encore : 
Le grand-père
-"Ah ! Non ! On ne répond pas comme ça aux grandes personnes !" ... 
La petite
-"Mais c'était pour de rire, je faisais la grande !"

Le tout petit ne sait pas encore faire semblant. Il ne sait pas encore combien les adultes sont mal fichus et pas très clairs. Il ne sait pas encore qu'on va lui enseigner le compétition, la performance, la bataille, la guerre, le "comme tout le monde", le "si on gagne pas, on est moins que rien !", le "laisse tomber le travail manuel", le "c'est plus facile de gagner sa vie le cul sur une chaise !"...

Il est sain. J'espère qu'il le restera longtemps si ses parents lui montrent le chemin de l'humain, l'importance des valeurs, toutes celles qui ne se monayent pas, toutes celles qui n'ont pas de prix. C'est dire qu'il ne doit pas en rester beaucoup puisque les valeurs autres que les valeurs boursières semblent n'intéresser que peu de monde. Même la culture, l'art, la musique, la scène... sont maquillés pour devenir rentables.
Pour satisfaire le profit, pour amasser l'oseille, l'instrumentalisation de l'autre est la base de toute démarche, de toute approche, de toute rencontre. En effet, le premier enseignement dispensé dans les stages de technico-commercial, bien qu'il ne dise pas son nom, le voici : l'instrumentalisation de l'autre.
-"C'est dans votre famille et parmi vos proches que vous ferez vos premières affaires, mêmes si c'est un petit commencement. Ensuite, profitez de votre carnet d'adresses sans arrière-pensée."
Qui n'a jamais entendu cette horreur dans ce genre de groupe ?

L'instrumentalisation de l'autre, c'est en faire un objet ou un instrument dont  on peut se servir pour réaliser un profit personnel et le plus souvent à court terme. (Il se fera avoir une fois, et pas deux !)

Mais les règles essentielles du commerce ne sont pas celles-ci. Là, il ne s'agit que de tromperie.
Les règles veulent que les deux parties qui "font commerce" s'en sortent grandies et satisfaites.
(Cela se rapproche du commerce dit équitable bien qu'il y ait d'autres critiques à ce sujet.)

J'espère que mon fils et mon petit fils ne penseront jamais que "du vieux, on peut tirer profit".
Ce serait mieux qu'ils pensent que tant qu'il est là, "on peut se régaler de tout ce qu'il raconte, de tout ce qu'il sait faire ou du peu de musique dont il a encore le goût !"
Mais il ne faut pas se fourrer le doigt dans l'oeil ! Il seront influencés comme chacun de nous par cette civilisation en décrépitude et penseront que les vieux ne servent plus à rien. Pire, ils coùtent cher à la société !
(Ceci dit en passant, n'oublions pas d'avoir une pensée émue pour tous ceux qui se gavent sur leur dos, à commencer par les professionnels de la santé qui usent et abusent des largesses de la sécu...)

L'afrique a encore plein de choses à nous apprendre sur le respect des anciens.
Fatou Dioum parle de sa grand-mère avec une poésie que nous avons perdue depuis des lustres :
            -"Ma grand-mère ! Elle venait fleurir mes déserts !"


Retrouverons-nous de tels rapports à nos anciens ?

Les anciens sont des êtres dont la présence s'inscrit dans nos cellules. Les négliger, c'est se mutiler...
Beaucoup déjà sont dans la rue parce qu'il ne peuvent plus... Beaucoup seront encore plus mal lotis dans les années à venir parce qu'il ne pourront plus se soigner. (Il n'y a pas longtemps, une vieille anglaise s'est arraché deux dents toute seule !!!) Que peut-on attendre d'une telle société ?
Pour les pousser au suicide, malgré leur convictions, on ne peut pas faire mieux que d'augmenter les prix de ces quelques produits dont ils ont besoin :  l'énergie  électrique, le gaz, le fioul, la farine ou le pain.
Qu'on ne nous dise  pas qu'on ne peut rien faire  !
Eh  bien si ! On nous le dit. Et on crit que ce n'est pas de notre faute ! D'ailleurs on ne sait pas qui gouverne ! Gouvernement impuissant sous la botte d'une Europe inféodée aux Etats Unis.

Le pays ne sait plus quoi faire de ses vieux.
Il ne sait pas quoi faire !
Il ne sait pas !
Il........................mutilé................l'incompétence !

Courage à vous, les jeunes, car vous devrez réparer tout ce que vos anciens auront détruit par cupidité, réinventer les liens sociaux jusqu'à pouvoir honorer ceux qui auront fleuri vos déserts !




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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 21:52

Un cœur en errance

Au pied des cyprès dressés

Là où l’ombre dort



 

Promesse illusoire

Ses genoux devant l'idole

Quel pire infini



 

La partie de go

Sous la fraîcheur de la treille

Se joue de l'été

 


 

La mère au petit

Donnerait tout son amour

Le baigne en chantant

 


 

Trois frères et sœurs

Disputeront l'héritage

La mort nous fait peur

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 21:26

Bien sûr c'était le fait
Bien bon ce repas
Pourtant il fallait
Qu'une ombre endeuillât
Ce jeu d'entre frères
Privés d'une mère.

 

Tapis, sain ou fou,
Tais-toi, dur et mou,
Pédant si hautain
Levant haut la main
Autant que la voix

Je te hais blanche image
Qui d'en haut geint et rage,
Laisse moi pour un temps

Hôtes-toi de ce fond,
Tu ternis ma raison.
Soulagés d'être épiés

Et qu'en eux au jouissant
Ils donnent droit de cité
Pour qu'ils sortent en avant
Leur visage éclairé.

Haut les cœurs, frère et sœur,
Nous avons survécu
Aux rudesses intérieures

Soyons fiers d'être en vie
Du plus grand au petit,
Du courage empoignons
Aux lendemains allons.


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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 22:47
La violente oligarchie dans laquelle nous vivons depuis quinze ans est maquillée en démocratie ! Marianne veut donner des leçons au monde entier !
Mais le flicage est arrivé à un point tel que Marianne est surveillée de près par Edvige qui la pousse finalement à se taire !
(Bien sûr qu'Edvige vivra, plus secrète que jamais ! Existe-t-il en effet une quelconque technologie dernier cri qui ne soit pas exploitée au plus près par les services cachés de l'Etat ? Alimenter le climat de l'insécurité y contribue...)

Marianne éberge en effet un tel nombre d'émigrés au sein même de la maisonnée qu'elle risque d'être contrainte à une lourde amende et quelques années de prison !
La récidive se paye plus cher. Et la garce d'Edvige n'oublie pas les honteuses manoeuvres de Marianne à Vichy où ses gesticulations et son antisémitisme avaient sensiblement troublé l'ordre public !
 
Son système de représentation parlementaire est indigne et favorise la pérénisation de la majorité en place ! On se demande pourquoi la droite en profite mieux et plus souvent que la gauche !

L'espace d'expression de tout les contre-pouvoirs se réduit de plus en plus, (mais un grand clash est encore possible, si jamais le "peuple "a trop faim !)
Même la justice est infiltrée par les anti contre-pouvoir ! Ceux qui lancent la flex-sécurité par exemple, ou les plans "force huit" (power eight) qui ne sont que des plans de destruction de la plus grande entreprise européenne pour, au passage alimenter certains comptes d'initiés.

Grandit et s'améliore la surveillance hallucinante des "sujets" supposés bosser plus. Même ceux qui n'ont pas d'emploi et qui devront justifier de leur assiduité à la recherche d'emploi ! Au bout d'un temps ils seront condamnés à quelque job précaire comme tous les pauvres venus d'afrique obligés de survivre grâce aux besognes les plus viles. Ils n'ont pas de quoi acheter dans les grandes surfaces mais ils sont tenus d'y empêcher les vols !

Ne se cache plus la destruction des services publiques au profit du secteur privé ! On sait combien les parkings souterrains et les autoroutes profitent au groupe Vinci ! On connaît les scandales de la Lyonnaise des Eaux ! On commence à voir les effets de la privatisation des voies ferrées avec cette succession de rupture des caténaires !

Nous assistons à la démobilisation des professionnels de santé pour cacher en fait le grand pillage des deniers publiques tésorisés dans notre système de solidarité sociale ! Tout est programmé pour la santé à deux vitesses !

La multiplication des commissions d'études se développe sur les sujets les plus variés afin d'éviter le soulèvement des intéressés ! Main mise sur les médias et surtout sur les images ! Presque tous les mouvements sociaux sont étouffés par des promesses. Ils n'empêchent pas le rouleau compresseur de progresser.

Elimination pure et simple des derniers remparts à l'exploitation des salariés avec l'ajustement au cas par cas des accords internes à l'entreprise, libéralisation des règles jugées trop contraignantes pour les patrons ! Mais à quoi sert le code du travail puisqu'il peut y être dérogé sous n'importe quel prétexte interne?

Vous avez dit "suppression des régimes de retraite" ? Et oui ! Ne pas indexer les pensions sur le coùt de la vie revient à détruire tout le système, à très court terme...puisque des retraités ne peuvent déjà plus vivre dignement.
Bon ! Il est possible de devenir actionnaire pour préparer sa retraite. Mais ce n'est même pas une lotterie. Le petit épargnant est toujours ruiné. C'est par ce mécanisme que les professionnels s'enrichissent. Initiés, ils retirent toutes leurs billes avec un maximum de profit juste avant que le cours ne s'effondre sous les coups qu'ils portent au "marché". Il n'y a pas de hasard !

Une citation pour finir :

Le livre est de Jean-Marc Fédida. L'HORREUR SECURITAIRE : Les Trente Honteuses en pade 125.



  "Rien de ce qui est décrit ne saurait se passer sans notre assentiment ; oui, tout procède de notre agrément, et même pire, de notre souhait, de notre désir profond. Et ce phénomène de passivité, d'endormissement ou d'assoupissement de l'individu ne saurait être involontaire. Notre passivité à l'égard d'une surveillance de notre liberté qui mériterait plus que jamais la révolte est particulièrement fascinante."
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 20:20
Ma compagne est partie trois jours à Venise. Oh ! Une sorte de séminaire de toubib que lui offre le labo. Je me suis dit que peut-être je pourrais revoir d'anciens copains de fac, ainsi que des copines.

Pour éviter le drame, je prends soin de laisser mon portable à la maison sans l'avoir rechargé. J'empreinte le portable d'un voisin qui ne sort pas de la soirée, et j'appelle un taxi. Je l'attends devant la porte de son immeuble mais le taxi ne vient pas. Il m'avait pourtant assuré de sa présence dans les trois minutes.

Il fait bon et je décide de m'avancer à pieds dans la direction du bar qui nous sert de point de ralliement en parcourant le circuit dans ma tête afin d'éviter les caméras de surveillance des grands boulevards.
C'est alors que débarquent en trombe trois véhicules de police et leur six hommes en armes.

Les bras en l'air, les jambes écartées, la face contre le mur de brique d'un immeuble, je réponds à l'interrogatoire qui commence.
- Vous utilisez un portable qui n'est pas le vôtre habituellement. Pourquoi ?
- Euh !
- Vous avez appelé un taxi mais vous ne l'attendez pas à l'adresse fixée. Pourquoi ?
- Euh !
- Vous allez rencontrer vos anciens amis de fac, tous célibataires, alors que votre épouse est à Venise. Pourquoi ?
- Euh !
- Vous avez déjà participé à des manifestations qui troublaient l'ordre public, comprenez-vous que nous prenions des précautions ?
- Euh !
- Bon ! Vous nous suivez pendant que deux agents cherchent votre portable ! Ne vous inquiétez pas, nous avons les clefs et connaissons exactement sa position quand bien même il est éteint !
- Ah !
- Vous étes présumé innocent mais aussi potentiellement perturbateur de l'ordre public. C'est la raison pour laquelle nous agissons par précaution. Demain matin, Dimanche, nous vous mènerons sur votre lieu de travail, une demie-heure avant l'office que vous allez célébrer au temple protestant du 15°. Bonne nuit, mon révérand !
- J'oubliais : ne vous inquiétez pas pour votre grand fils qui fête l'anniversaire d'une amie. Nous l'avons à l'oeil et une charmante policière maintiendra une surveillance étroite jusqu'à ce qu'il soit couché.
Bonne nuit mon révérand !

Même les pasteurs sont suspects. Et pourquoi pas, puisque les imams le sont !


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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 21:08
Effeuiller la fleur chaude au détour de son bain
Saisir que d'une mousse éclate un doux parfum
Qu'une iodée soulève en volute aquatique
Se lit sur son visage un émoi sympatique.

Il entoura son cœur et sourit de sa main
Qu'il agita comme feuille à souffler en vain
Sur la bulle aérée qui l'habillait d'un voile
Et détourna ses sens d'un transport vers l'étoile.

Au contour d'une effluve il entrouvrit les yeux
Et se prit au bonheur d'y cacher tous ses vœux
Pour qu'à l'aube demain soit encore arrosée
Du jardin mystérieux la vénus reposée.

Qu'un éclair dans ses yeux attendrisse son cœur
Et c'est toute une vie qui bascule à cette heure
D'avoir à quatorze ans soulevé ce pétale
Dont le si doux velours promet lune idéale.










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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:48
Question :
Pourquoi notre président, comme ses ministres nous laissent-ils à ce point l'impression d'incompétence à chacune de leurs interventions ? On peut se le demander.

Ou encore ;
Est-ce mon impression personnelle du fait de ma déception face au monde politique ?

Ma déception ne date pas d'hier, s'affirme plus à droite qu'à gauche, certes, bien que tous ne soient pas enfants de coeur de ce côté-ci non plus.
Depuis plus de trente ans, je remarquais qu'il n'y avait pas grand chose à attendre d'un gouvernement qui abandonnait ses jeunes en fermant les possibilités de stage en entreprise, en dégradant le travail manuel,  en supprimant la possibilité d'exercer en tant qu'artisan (déclaration au forfait impossible puisque le plafond du chiffre d'affaire n'était pas réévalué), en mutilant la cellule familiale puisque les deux parents durent travailler pour espérer joindre les deux bouts en fin de mois, leur absence ayant donné naissance à l'enfance sans parent, j'entends sans soutien ni encouragement, "livrés à eux-mêmes"comme disent les éducateurs, ce qui est une expression impressionnante pour peu qu'on y réfléchisse.

Je suis de ceux qui ont crié victoire en Mai 81.
Je suis de ceux dont la déception et la désillusion n'eurent jamais d'équivalent. François nous a berné ou bien s'est fait piégé comme l'a si dramatiquement résumé Lionel un jour de dépression. "Nous sommes soumis à la loi du marché."

D'autres encore acceptent ce dictat sans plus d'émotion.
Le marché, ce n'est qu'une idée dont nul ne peut donner une définition crédible...
La loi de la chose serait la loi la plus perverse au monde.

La loi en effet sert à limiter les abus du citoyen dans ses comportements vis à vis de ses semblables. Hors celle-ci ne fait que favoriser les abus du marché qui, rappelons-le, n'est qu'une chose inexplicable que chacun brandit pour son propre intérêt. La règle de l'offre et de la demande n'est qu'une brindille qui se casse comme un rien dans de nombreux cas et particulièrement dans le service ou le transport dont on sait que la demande ne pourra jamais baisser.

Favoriser les monopoles bien qu'on érige en étendard la "libre concurrence",
favoriser le profit à court terme malgré la destruction à long terme de tout l'entourage,
favoriser le passage des deniers publics vers les poches de profiteurs privés,
et ici on pourrait énumérer les mécanismes sournois qui permettent cette escroquerie permanente, avec privatisations, commissions d'enquêtes, bureaux d'étude, emplois fictifs, ventes d'armes avec dessous de table, primes au départ, primes à l'arrivée, primes au voyages, primes au dépaysement, primes à la prime, pourquoi pas, bientôt, (primes à l'imposture et au mensonge), justice parallèle au sein de la justice, corruption au plus haut niveau ( Eva Joly en sait quelque chose !)

Mais l'incompétence, pourquoi cette impression ?

Tout d'abord, nous n'avons plus d'orateur digne de ce nom. A chacune des apparitions sur le petit écran, président, ministre ou porte parole semble lire un texte qu'il découvre sur l'instant.
C'est dire s'il donne l'impression d'y croire !!!
L'orateur qui a lui-même écrit son texte peut le déclamer en s'ajustant à l'auditoire. Il fait des poses et des silences afin que ses mots résonnent dans les têtes. Mais le lecteur ne fait les poses que pour lire la suite de son texte. Le résultat s'en trouve tout à fait différent et bien décevant, à moins qu'il ne soit comédien, expérimenté, compétent.

Ensuite, et c'est de loin la pire des choses, tous ceux de l'UMP se comportent comme des enfants qui ont bien appris leur leçon. Ils ne font que répéter "les thèmes de campagne" dont nous savons qu'ils ne sont que ça ! Il ne font que répéter la seule voie qu'il convient de choisir pour que tout aille mieux, celle du président Sarkozy, le Papa qui sait tout. Ils ne font que répéter les quelques mots qu'ils ont le droit de prononcer : travailler plus ; grandes réformes ; promesses pour lesquelles une "grande majorité" des Français ont élu le président.
Mais tout cela glisse sur les oreilles comme des skys sur la neige. "On s'en fout" serait la réaction primaire à chaque allocution.

Aucun ne croit à ce qu'il dit, ou alors, il serait vain de penser qu'en faisant l'ENA on devient intelligent. Il est vrai que pour une fois, tous nos dirigeants ne sont pas issus de l'ENA.

J'ai gardé le pire pour la fin.
Un certain Christian Morrisson a écrit le Cahier de politique économique n° 13 du Centre de Développement de l'OCDE que l'on peut se procurer sur la toile.

Paragraphe : "La faisabilité économique de l'ajustement"

"Un gouvernement qui veut accroîitre ses marges de manoeuvre et rendre plus flexible une société, aurait intérêt à affaiblir d'abord tous les corporatismes qui constituent par nature des ostacles aux mesures d'ajustement."..."Quand un gouvernement est confronté à des déséquilibres macro-économiques, quelle est la meilleurs stratégie à adopter ?"..."Le meilleur moyen...c'est d'ajuster avant la crise financière..."

J'ai cité une toute petite introduction au cahier dont la lecture est particulièrement insupportable.
Nos dirigeants n'ont pas évité la crise économique. Elle est là depuis un moment. Ils ont donc échoué.
Pourtant, ce n'est pas sans avoir appliqué à la lettre et bêtement les recommandations du dit cahier de Morrisson qu'ils se sont éfforcés de gouverner. "A la lettre" c'est déjà bête puisque ce n'est pas tenir compte de l'esprit dans lequel c'est écrit. "Bêtement" parce qu'aucune critique du texte n'a été faite sous prétexte que l'OCDE fait autorité.
On voit par exemple que "le corporatisme" ne concerne pas les lobbies dont la puissance n'est guère contestée. Il ne s'agit que des groupes de professionnels dont les avantages ou privilèges forment des liens qui les rendent solidaires. Libéraux comme notaires, médecins et agents hospitaliers, agents immobiliers...Groupes comme Forces de Police ou maintien de l'ordre, Enseignement : professeurs, chercheurs, instituteurs, Transports : cheminots, traminots...Privés ou publics.

Une dernière petite chose pour cet article qui pourrait s'étoffer largement.
Je cite encore Morrisson.
"Les réactions politiques ont lieu au moment de l'application des mesures, plutôt qu'à leur annonce. Cela peut s'expliquer par le caractère technique de l'ajustement : lorsqu'un gouvernement annonce un programme et en trace les grandes lignes, la plupart des personnes concernées ne sont pas capables d'avoir une idée claire sur les conséquences de ce programme pour elles ou pensent qu'il touche surtout les autres."
Voilà bien une vérité que le gouvernement exploite largement en créant le flou dans ses annonces avec avances et reculades. Ceci prépare néanmoins "le peuple" à recevoir le programme au moment venu.
Mais "le peuple d'en bas" est-il aussi stupide qu'on le croit ?????

Non ! Si, si ! Vraiment ! L'impression d'incompétence se partage volontiers.
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