Muse ! Oh ! Ma muse ! Souffle-moi les mots chaleureux qui chanteront notre joie. Donne-moi d'inspirer la fragrance de tes ondes pour célébrer la naissance du nouveau monde. Accorde-nous le bonheur
de marcher sur le chemin des Dieux, à rechercher la paix et la quiétude hors d'un monde déchiré. Que Neptune relève son trident fougeux ! Que les flots s'apaisent et que Mars chemine vers un
long repos, chemine pour la trève en Palestine ! Que l'Exodus ne trace pas sur le livre de l'humanité des pages aussi sombres que celles de la Shoah !
Muse ! Oh ! Ma muse ! Eclaire ma plume qui célèbre le droit des femmes à oeuvrer pour la cité. Illumine les coeurs qui s'ouvrent à leurs voix pour une démocratie nouvelle et vraie, donne-moi de
comprendre la richesse des expériences offertes par nos aïeux. Ouvre mon coeur à l'accueil des prochaines générations qui seront le sel de la vie de demain.
Muse ! Oh ! Ma muse ! Accorde mes instruments pour que je chante aux Dieux la vie et la mort. Que la fin des colonies s'ouvre enfin sur l'ère du partage ! Que la mort de ceux qui ont lutté contre
l'apartheid fasse naître l'intelligence des peuples, que de tels sacrifices ne restent pas vains et engendre la société des échanges égalitaires.
Muse ! Oh ! Ma muse ! Marche devant moi pour aplanir les sentiers, pour que tombent les murs de la honte. Ouvre nos yeux pour contempler les mystères et les secrets de l'univers. Entrave nos
appétits de destruction et montre nous de ton doigt fin, de tes gestes grâcieux l'harmonie souhaitée par tous les êtres vivants. Fais que l'homme, par ta chaleur et par tes convictions s'engage au
secours de la planète bleue, depuis tant de siècles sa couveuse, son nid, son amie.
Muse ! Oh ! Ma muse ! Fais sonner les trompettes et vibrer les cordes, prend la place de soliste et chante la victoire des innocents. Mais surtout, ne te montre pas, de peur que les hommes oublient
que la beauté ne se voit pas.
Par topotore
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Publié dans : poème
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