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  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:34

Pourquoi écrire ? Pour qui écrire ?

Ecrire pour l'autre ! Un lecteur anonyme ! Ou une connaissance qui n'en croira pas ses yeux ! Comment a-t-il écrit de telle choses ? Et pourquoi ? Ecrire pour une muse à laquelle sont adressés les poèmes ! Un autre ! Une autre ! Un autre en soi !

Ecrire pour soi ! Avec ce souci permanent de se rapprocher d'un bord, du bord de ce qu'on ne sait pas en faisant mine de savoir, du bord de la béance des manques dont nous souffrons, du bord de la connaissance insolente de la dualité entre bon et méchant, entre simple et idiot, entre bonheur et extase, entre parade et présence !

 

Bon ! Nul ne répond jamais à de telles questions, sauf peut-être Fernando Pessoa qui savoure quelque part la science de l'oxymore afin de faire sentir l'insuffisance de toute tentative de sonder l'être, cet être qui, par nécessité, se montre d'une suffisance candide. A bien creuser dans les profondes strates du mystère de l'être, Il se fait le maître de l'ignorance le savant de l'impossible, le chantre de la fuite, afin de conclure que le rêve de chacun est plus vrai que tout ce qu'il veut bien laisser paraître.

Personnellement il me semble évident que le rêve, celui du sommeil comme celui que nous faisons éveillés, ou encore le rêve eidétique réalisé en présence d'un autre, que ce rève donc, donne plus de satisfactions que le vécu quotidien qui se charge de refuser les satisfactions.

 

La perception que nous avons du monde qui nous entoure se ternit au fil des années parce que, justement, nous prenons conscience de ce phénomène. Nos projets, nos ambitions, nos aspirations n'aboutissent qu'à cette douce et lancinante persuasion qu'il n'est bon que de rêver en traçant des croix sur les futurs qui ne cessent de s'éloigner. Et comme le seul futur dont nous percevons la précipitation ne mène qu'à une fin certaine, espèrons en rêvant que les utopies de ces jours qui restent à vivre soient nourrissantes d'espoir et de dynamisme.

 

La citation qui suit me paraît riche à souhaits malgré sa simplicité. Il s'agit du discours d'investiture du Président le l'Equateur, Rafaël Corréa :  "... L'esprit de résistance reste la condition première de toute espérance."

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