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  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 22:15
Je voudrais crier ma révolte. Je voudrais hurler à l'injustice. Je suis
honteux de marcher dans Marseille, ville où la mendicité est interdite.

J'allais me garer quand, dans la nuit naissante, des ombres fouillaient
les grandes poubelles. Je me suis dit que bientôt il serait interdit de
fouiller dans ces poubelles.

Le lendemain, j'apprends qu'il est effectivement interdit de le faire
dans la ville de Nogent sur Marne.
Des pauvres, et non des "défavorisés" comme la pudeur célérate des
médias ose les nommer, risquent, comme à Marseille, la même amende 
de 38 euros. Et comme dit la chanson de Brel,
"ils brûlent encore, les pauvres, alors qu'ils ont déjà tout brûlé !" Ce soir, je ne sais quelle chaîne (Si A2 ) annonce que le gouvernement veut règlementer la vie en camping dans les caravanes.
"Les conditions d'insalubrité ne sont pas tolérables ! Nous allons interdire
que des gens prennent ces abris de fortune pour résidence principale !"
Nous savons aussi que le Sinistre de l'Intérieur, tout aussi sinistre à l'intérieur,
a décidé d'atteindre le nombre de 30 000 "éloignements" au delà de
nos frontières. Il est interdit d'être pauvre sous peine d'amende ou d'expulsion. Il vaut mieux
choisir d'être riche... A Noël, on ne cesse de nous le répéter. Je leur souhaite d'attraper la lèpre, à tous ces collabos du chaos final, qui n'ont d'image que
les tiroirs caisse et sont aveugles à tous leurs massacres.
Ils ont le sang sur les mains et le fiel dans la bouche.
Comment peut-il être question de leur faire confiance
pour résoudre les difficultés qu'ils organisent,
comment peut-il être question de leur faire confiance
pour réparer les crimes dont ils se délectent ? Ceci crié, j'ai plein de bonnes pensées pour toi. Et tout au fond de mon cœur blessé, pour éclairer ces pensées, il y a cette petite flamme qui vacille dans son halo tremblant. Ces pensées sont tellement sucrées, ressemblent tellement à des petites confiseries,
que nul mot ne peut venir les trahir.
Dire des "je t'aime" n'a pas de sens. C'est avouer sa faiblesse. C'est fuir
la recherche des fines descriptions qui donneraient goût et saveur
aux sentiments. Je t'en-visage, je te contemple et t'admire, je dessine du regard la délicatesse de tes traits, je teinte d'aquarelles la prunelle de tes yeux et la chaleur de tes pommettes. Je caresse tes lèvres et me laisse encore surprendre par ton magnifique sourire. Et puis je t'entends ronronner.
"Je suis heureuse que tu m'aimes, ça me réconforte et me donne des forces !" C'est l'écho de mon humeur. Je réchauffe ta nuque avec la peau calleuse de mes doigts sensibles et doucement accompagne ta tête sur ma poitrine pour que tu t'y reposes, le temps d'un long moment de quiétude. Je lâche lentement ma barbe dans tes cheveux et ça sent bon la douceur d'un instant infini. Nos regards se croisent ensuite et leurs bleus échangent
des sympathies intraduisibles. Je pose une bise sur ton front et laisse
fondre un larme précieuse qui parle de ce petit bonheur de me sentir
en confiance à tes côtés.
Le rêve d'une proximité soyeuse, le réel que l'on a tord de s'interdire ! Quelque soit ton projet, je le soutiens et chercherai toutes les pistes possibles pour ton épanouissement. A bientôt ! Tendresses
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