Un chemin, une réflexion, et la poésie pour le plaisir, au pied
du Garlaban ! Tourne une grosse mouche
Autour du fier manouche.
On le voit de très loin
S’agiter mais en vain.
De son vélo descend
Quand lui montent les sangs.
Virevoltent ses bras
Et décolle mon gars !
Fatigué, épuisé,
Et bientôt harassé,
Notre ami écrasé
Voit la mouche à son nez.
Dans la mousse allongé,
Le manouche vexé
Frappe et frappe, aveuglé
Par les coups assénés.
Il raconte au retour
Qu’en allant, un détour
Il fit jusqu’à ce bourg
Où le prit à rebours
Cette bande de lourds
Qui hurlaient com’ des sourds
Et qu’il dut massacrer
Jusqu’au petit dernier.
Pas trace des vilains
Au journal du demain !
Le manouche un peu fier
Y croit seul dur com’ fer.
A raconter l’histoire
On finit par y croire.
Si la mouche nous couche
C’est fierté qu’elle touche.