Un chemin, une réflexion, et la poésie pour le plaisir, au pied
du Garlaban ! Une mandarine corse sans feuilles
Un carnet de voyage ouvert sur un deuil
Sont autant d’amours privées d’effeuillage.
Une forêt sans feuillage
Un porte-feuille dépecé de son cuir
Me donnent envie de fuir.
Mais quand j’effeuille la douce Clémentine
Ou feuillette le petit journal de Martine
Tel Adam je suis nu et je bénis la vigne.
Sur la page blanche tout en bas je signe
Et m’engage à aimer la belle Amandine
Ou encore la toute candide Ondine.
Toutes ces gamines ont tracé sur ma page
Les arabesques des frissons du jeune âge
Et sur les cahiers qu’elles ouvraient le soir
Les douceurs de nos câlins se gravaient en miroir.
Heureux les enfants qui s’égayent dans les bois
Et dégustent les feuilles tendres de leurs émois.