Je reprends cette petite poésie parce que les temps de crise nous disent toute la vérité sur le regard hypothétique que d'autres êtres vivants portent sur nous. L'actualiser permet au nouveau
lecteur de le découvrir.
Autre innovation sur ce blog, les catégories facilitent la lecture des articles selon leur genre. Il faut néanmoins que la catégorisation ne soit pas trop poussée. Elle deviendrait alors
classification, ce qui n'est pas toujours utile, surtout en littérature.
Sur la marge, celle du puits,
Etait un sceau, de zinc vieilli.
Sur la poulie roulait la corde.
Un oiseau vient, pose et m'aborde.
- Quel être es-tu qui de l'outil
Fait dépendre toute ta vie ?
- Eh ! Mon ami ! Quand je suis né
J'avais perdu ma liberté.
- Adieu petit, pauvre et perdu,
Je vais voler loin de ta glu.
Tous tes alliers dans la nature
Te reprochent d'être immature.
SI j'avais cru, mauvaise augure,
Qu'il se moquait de ma figure
D'un gros pavé l'aurais broyé,
Mais par pudeur j'ai décliné.
Tout réfléchi, il n'a pas tord
Je suis un sot, répands la mort,
A la recherche au jour le jour
D'un paradis perdu toujours.
La solution vient de la pie
Qui dans son vol rit et me crie
- Aime ton âne et le vautour
La vie du sage est alentour !