Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de topotore
  • : Les mots invitent à leur traduction afin d'entrevoir sur le mode singulier de chacun cet "au-delà de la langue" si étonnant. La poésie illumine cette frontière.
  • Contact

Recherche

13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 19:47

Voici un texte tout droit venu du passé proche (Victor Hugo) auquel on peut accorder quelques instants au milieu de ces temps bouleversés par quelque agitation sociale. Les misérables ont changé, certes, mais les disparités sociales ont beaucoup grandi dans un mauvais sens. Certains philosophes aujourd'hui montrent le clivage entre la grande majorité des gens qui se sentent exclus de marche du progrès, ceux qui sont "hors de la réussite, "ceux qui ne gagnent pas de fric ! ", et la petite minorité qui profite de toutes les richesses produites par ce mème progrès, "ceux qui font du fric! ". C'est la nouvelle fracture sociale qui mobilise en ce moment ce qu'on appelle le peuple.

 

 

Cela étant, tout danger social est-il dissipé? non certes. Point de jacquerie. La société peut se rassurer de ce côté, le sang ne lui portera plus la tête; mais qu'elle se préoccupe de la façon dont elle respire. L'apoplexie n'est plus à craindre, mais la phtisie est là. La phtisie sociale s'appelle misère.

On meurt miné aussi bien que foudroyé.

Ne nous lassons pas de le répéter, songer avant tout aux foules déshéritées et douloureuses, les soulager, les aérer, les éclairer, les aimer, leur élargir magnifiquement l'horizon, leur prodiguer sous toutes les formes l'éducation, leur offrir l'exemple du labeur, jamais l'exemple de l'oisiveté, amoindrir le poids du fardeau individuel en accroissant la notion du but universel, limiter la pauvreté sans limiter la richesse, créer de vastes champs d'activité publique et populaire, avoir comme Briarée cent mains à tendre de toutes parts aux accablés et aux faibles, employer la puissance collective à ce grand devoir d'ouvrir des ateliers à tous les bras, des écoles à toutes les aptitudes et des laboratoires à toutes les intelligences, augmenter le salaire, diminuer la peine, balancer le doit et l'avoir, c'est à dire proportionner la jouissance à l'effort et l'assouvissement au besoin, en un mot, faire dégager à l'appareil social, au profit de ceux qui souffrent et de ceux qui ignorent, plus de clarté et plus de bien-être, c'est là, que les âmes sympathiques ne l'oublient pas, la première des obligations fraternelles, c'est là, que les coeurs égoïstes le sachent, la première des nécessités politiques.

Et, disons-le, tout cela, ce n'est encore qu'un commencement. La vraie question, c'est celle-ci : me travail ne peut être une loi sans être un droit.

Nous n'insistons pas, ce n'est pas ici le lieu.

Si la nature s'appelle providence, la société doit s'appeler prévoyance.

Et, disons-le, tout cela, ce n'est encore qu'un commencement. La vraie question, c'est celle-ci : me travail ne peut être une loi sans être un droit.

Nous n'insistons pas, ce n'est pas ici le lieu.

Si la nature s'appelle providence, la société doit s'appeler prévoyance.

La croissance intellectuelle et morale n'est pas moins indispensable que l'amélioration matérielle. Savoir est un viatique, panser est de première nécessité, la vérité est nourriture comme le froment. Une raison, à jeun de science et de sagesse, maigrit. Plaignons, à l'égal des estomacs, les esprits qui ne mangent pas. s'il y a quelque chose de plus poignant qu'un corps agonisant faute de pain, c'est une âme qui meurt de la faim de la lumière.

Le progrès tout entier tend du côté de la solution. Un jour on sera stupéfait. Le genre humain montant, les couches profondes sortiront tout naturellement de la zone de détresse. L'effacement de la misère se fera par une simple élévation de niveau.

Cette solution bénie, on aurait tort d'en douter.

Le passé, il est vrai, est très fort à l'heure où nous sommes. Il reprend. Ce rajeunissement d'un cadavre est surprenant. Le voici qui marche et qui vient. Il semble vainqueur : ce mort est un conquérant. Il arrive avec sa légion, les superstitions, avec son épée, le despotisme, avec son drapeau, l'ignorance ; depuis quelque temps il a gagné dix batailles. Il avance, il menace, il rit, il est à nos portes. Quant à nous, ne désespérons pas. Vendons le champ où campe Annibal.

Nous qui croyons, que pouvons-nous craindre ?

Il n'y a pas plus de recul d'idées que de recul de fleuves.

Mais que ceux qui ne veulent pas de l'avenir y réfléchissent. En disant non au progrès, ce n'est point l'avenir qu'ils condamnent, c'est eux-mêmes. Ils se donnent une maladie sombre : ils s'inoculent le passé. Il n'y a qu'une manière de refuser Demain, c'est de mourir.

Or, aucune mort, celle du corps le plus tard possible, celle de l'âme jamais, c'est là ce que nous voulons.

Oui, l'énigme dira son mot, le sphinx parlera, le problème sera résolu. Oui, le peuple, ébauché par le dix-huitième siècle, sera achevé pas le dix-neuvième. Idiot qui en douterait ! L'éclosion future, l'éclosion prochaine du bien-être universel, est un phénomène divinement fatal.

La croissance intellectuelle et morale n'est pas moins indispensable que l'amélioration matérielle. Savoir est un viatique, panser est de première nécessité, la vérité est nourriture comme le froment. Une raison, à jeun de science et de sagesse, maigrit. Plaignons, à l'égal des estomacs, les esprits qui ne mangent pas. s'il y a quelque chose de plus poignant qu'un corps agonisant faute de pain, c'est une âme qui meurt de la faim de la lumière.

Cela étant, tout danger social est-il dissipé? non certes. Point de jacquerie. La société peut se rassurer de ce côté, le sang ne lui portera plus la tête; mais qu'elle se préoccupe de la façon dont elle respire. L'apoplexie n'est plus à craindre, mais la phtisie est là. La phtisie sociale s'appelle misère.

Le progrès tout entier tend du côté de la solution. Un jour on sera stupéfait. Le genre humain montant, les couches profondes sortiront tout naturellement de la zone de détresse. L'effacement de la misère se fera par une simple élévation de niveau.

Cette solution bénie, on aurait tort d'en douter.

Le passé, il est vrai, est très fort à l'heure où nous sommes. Il reprend. Ce rajeunissement d'un cadavre est surprenant. Le voici qui marche et qui vient. Il semble vainqueur : ce mort est un conquérant. Il arrive avec sa légion, les superstitions, avec son épée, le despotisme, avec son drapeau, l'ignorance ; depuis quelque temps il a gagné dix batailles. Il avance, il menace, il rit, il est à nos portes. Quant à nous, ne désespérons pas. Vendons le champ où campe Annibal.

Nous qui croyons, que pouvons-nous craindre ?

Il n'y a pas plus de recul d'idées que de recul de fleuves.

Mais que ceux qui ne veulent pas de l'avenir y réfléchissent. En disant non au progrès, ce n'est point l'avenir qu'ils condamnent, c'est eux-mêmes. Ils se donnent une maladie sombre : ils s'inoculent le passé. Il n'y a qu'une manière de refuser Demain, c'est de mourir.

Or, aucune mort, celle du corps le plus tard possible, celle de l'âme jamais, c'est là ce que nous voulons.

Oui, l'énigme dira son mot, le sphinx parlera, le problème sera résolu. Oui, le peuple, ébauché par le dix-huitième siècle, sera achevé pas le dix-neuvième. Idiot qui en douterait ! L'éclosion future, l'éclosion prochaine du bien-être universel, est un phénomène divinement fatal.

D'immenses poussées d'ensemble régissent les faits humains et les amènent tous dans un temps donné à l'état logique,c'est à dire à l'équilibre, c'est à dire à l'équité. Une force composée de terre et de ciel résulte de l'humanité et la gouverne ; cette force-là est une faiseuse de miracles ; les dénouements merveilleux ne lui sont pas plus difficiles que les péripéties extraordinaires. Aidée de la science qui vient de l'homme et de  l'événement qui vient d'un autre, elle s'épouvante peu de ces contradictions dans la pose des problèmes, qui semblent au vulgaire impossibilités. Elle n'est pas moins habile  à faire jaillir une solution du rapprochement des faits, et l'on peut s'attendre à tout de la part de cette mystérieuse puissance du progrès qui, un beau jour, confronte l'orient et l'occident au fond d'un sépulcre et fait dialoguer les imans avec Bonaparte dans l'intérieur de la grance pyramide.

En attendant, pas de halte, pas d'hésitation, pas de temps d'arrêt dans la grandiose marche en avant des esprits. La philosophie sociale est essentiellement la science de la paix.Elle a pour but et doit avoir pour résultat de dissoudre les colères par l'étude des antagonismes.Elle examine, elle scrute, elle analyse : puis elle recompose. Elle procède par voie de réduction, retranchant de tout la haine.

Quelle société s'abîme au vent que se déchaînent sur les hommes, cela s'est vu plus d'une fois ; l'histoire est pleine de naufrages de peuples et d'empires ; meurs, lois religions, un beau jour, cet inconnu, l'ouragan, passe et emporte tout cela. Les civilisations de l'Inde, de la Chaldée, de la Perse, de l'Assyrie, de l'Egypte, ont disparu l'une après l'autre. Pourquoi ? nous l'ignorons. Quelle sont les causes de ces désastres ? nous ne le savons pas. Les sociétés auraient-elles pu être sauvées ? y a-t-il de leur faute ? se sont-elles obstinées dans quelque vice fatal qui les a perdues ? quelle quantité de suicide y a-t-il dans ces morts terribles d'une nation et d'une race ? Questions sans réponses. L'ombre couvre les civilisations condamnées. Elles faisaient eau puisqu'elles s'engloutissent : nous n'avons rien de plus à dire ; et c'est avec une sorte de d'effarement que nous regardons, au fond de cette mer qu'on appelle le passé, derrière ces vagues colossales, les siècles, sombrer ces immenses navires, Babylone, Ninive, Tarse, Rome, sous le souffle effrayant qui sort de toutes les bouches des ténèbres. Mais ténèbres là, clarté ici. Nous ignorons les maladies des civilisations antiques, nous connaissons les infirmités de la nôtre. Nous avons partout sur elle le droit de lumière ; nous contemplons ses beautés et nous mettons à nu ses difformités. Là où elle a mal nous sondons ; et, une fois la souffrance constatée, l'étude de la cause mène à la découverte du remède. Notre civilisation, oeuvre de vingt siècles, en est à la fois le monstre et le prodige ; elle vaut la peine d'être sauvée. Elle le sera. La soulager, c'est déjà beaucoup ; l'éclairer, c'est encore quelque chose. Tous les travaux de la philosophie sociale moderne doivent converger vers ce but. Le bonheur aujourd'hui a un grand devoir, ausculter la civilisation.

Nous le répétons, cette auscultation encourage ; et c'est par cette insistance dans l'encouragement que nous voulons finir ces quelques pages, entracte austère d'un drame douloureux. Sous la mortalité sociale on sent l'impérissabilité humaine. Pour avoir ça et là ces plaies, les cratères, et ces dartres, les solfatares, pour un volcan qui aboutit et qui jette son pus, le globe ne meurt pas. Des maladies de peuple ne tuent pas l'homme.

Et néanmoins quiconque suit la clinique sociale hoche la tête par instants.Les plus forts, les plus tendres, les plus logiques ont leurs heures de défaillance.

L'avenir arrivera-t-il ? il semble qu'on peut presque se faire cette question quad on voit tant d'ombre terrible. Sombrer face-à-face des égoïstes et des misérables. Chez les égoïstes, les préjugés, les ténèbres de l'éducation riche, l'appétit croissant par l'enivrement, un étourdissement de prospérité qui assourdit, la crainte de souffrir qui, dans quelques uns, va jusqu'à l'aversion des souffrances, une satisfaction implacable, le moi si enflé qu'il ferme l'âme ; chez les misérables, la convoitise, l'envie, la haine de voir les autres jouir, les profondes secousses de la bête humaine vers ses assouvissements, les coeurs pleins de brume, la tristesse, le besoin, la fatalité, l'ignorance impure et simple.

Faut-il continuer de lever les yeux vers le ciel ? le point lumineux qu'on y distingue est-il de ceux qui s'éteignent ? L'idéal est effrayant à voir ainsi perdu dans les profondeurs, petit, isolé, imperceptible, brillant, mais entouré de toutes ces grandes menaces noires monstrueusement amoncelées autour de lui ; pourtant pas plus en danger qu'une étoile dans les gueules des nuages.

 

Texte de Victor Hugo : Les misérables, tome II

Partager cet article

Repost0
6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 22:49

Il m'arrive d'entendre que certaines personnes sont équilibrées, ou même très équilibrées. Mes doutes intérieurs me rappellent une légende qui peut-être était racontée dans un film sur les samouraïs dont je ne sais plus rien d'autre ! Le maître s'étonnait du sang froid de son disciple, de son équilibre, et de sa prestance. Il conduisit alors ce dernier sur un sentier escarpé qui grimpait le long de la montagne jusqu'au point culminant d'où on voyait le village au coeur de la vallée. Là, une falaise abrupte formait un précipice impressionnant d'où on ne pourrait prétendre revenir vivant en cas de chute. Le bord n'offrait qu'une étroite bande de roches plates où ils pourraient s'entraîner au sabre. Le maître se mit en position de combat et de la main fit gentiment le geste de l'invitation pour que le disciple agisse de même. Mais ce dernier prit peur et reconnut sans tarder que la leçon était d'une importance capitale.

"Maître ! Je comprends parfaitement l'enseignement que vous me donnez là. Je suis tellement fier de mon équilibre supposé que je suis devenu arrogant, par mon attitude seule et imbu de ma petite personne. Mais désormais, je serai plus humble et m'appliquerai à croire que rien n'est jamais acquis une fois pour toutes. Maître ! Un grand merci !"

Les deux hommes ont repris le chemin du retour en dialoguant au sujet de ce bord toujours imprécis auquel nous sommes confrontés à chaque pas de notre vie. Sur le point de naître, un bord est là, qui nous obligera à chercher un nouvel oxygène, une nouvelle survie. Et quand nous les aurons trouvés, dans les pleurs et la souffrance, un autre danger se précipitera sur nous, celui de manquer d'air. Ne dit-on pas vulgairement que "l'arrogant ne manque pas d'air" ? Pourtant, il oublie déjà que le bord du gouffre n'est jamais loin. Il suffit parfois de la simple annonce d'une maladie grave pour déstabiliser la personne, pourtant bien équilibrée...Il suffit parfois de l'annonce du décès d'un proche pour que tout bascule et se bouscule dans l'imprécision de l'axe qui oscille au lieu de nous maintenir bien droit...

Finalement c'est quoi l'équilibre ?

 

 

Partager cet article

Repost0
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 22:17

 

Durant ces premiers jours de l’automne, arrivé subitement, alors que la tombée de la nuit est, à l‘évidence, tout à fait prématurée, et qu’on a l’impression d’être en retard dans ses tâches journalières, alors je savoure, même plongé dans mon travail quotidien, cet avant-goût de non-travail que l’ombre apporte d’elle-même, parce qu’elle est nuit et que la nuit signifie sommeil, foyer, libération. Lorsque les lampes s’allument dans la vaste salle, chassant l’obscurité, et que nous faisons des heures supplémentaires malgré le travail déjà accompli pendant la journée, j’éprouve alors un bien être absurde, comme le souvenir de quelqu’un d’autre, et j’écris aussi paisiblement que si je me trouvais en train de lire, attendant le moment d’aller dormir.

Nous somme tous esclaves des circonstances extérieures : une belle journée de soleil nous ouvre toute grande la campagne, du fond d’un bistrot de quartier ; une ombre passant sur la campagne nous rétrécit vers le dedans, et nous trouvons un pauvre refuge dans cette maison sans portes de nous-même ; un crépuscule, même survenant parmi les occupations du jour, déploie, comme un éventail s’ouvrant lentement, la conscience intime du besoin de nous reposer.

Mais tout cela ne retarde pas le travail pour autant ; cela le stimule. Nous ne travaillons plus, à vrai dire : nous nous amusons de la tâche à laquelle nous sommes condamnés. Et voici que, sur la grande page au papier bien réglé de ma destinée comptabilisatrice, la vieille maison de mes tantes déjà âgées, bien refermée contre le monde, vient abriter le thé somnolant de la veillée et que la lampe à pétrole de mon enfance perdue, brillant seulement sur la nappe de lin, me cache de sa lumière mon collègue Moreira, qu’éclaire une noire électricité, à des infinis au-delà de moi. On apporte le thé – c’est une domestique, plus âgée encore que mes tantes, qui l’apporte avec un reste de sommeil et une mauvaise humeur patiente, née de l’affection d’une antique servitude – et j’aligne sans me tromper mes additions et mes factures, au travers de mon passé mort. Je me réabsorbe, je me perds en moi, je m’oublie en ces soirées lointaines, intactes encore du devoir et du monde, vierge de tout mystère et de tout avenir.

La sensation, qui me distrait du débit et du crédit, est d’une telle douceur que, si l’on vient à me poser une question, je réponds avec la même douceur, comme si j’étais entièrement vidé, comme si j’étais réduit à cette machine à écrire que j’emporte partout avec moi – machine portative de tout mon être grand ouvert. - L’interruption de mes rêves ne me blesse pas ; ils sont d’une telle douceur que je peux continuer à les rêver sans cesser de parler, écrire, répondre, ou même bavarder. Et en travers de tout cela, le thé perdu va prendre fin, le bureau va fermer… Je lève de mon registre, fermé d’un geste lent, mes yeux brûlés de larmes que je n’ai pas pleurées et, avec des impressions confuses, je souffre de ce qu’en fermant le bureau, on me ferme aussi mon rêve ; je souffre parce que le geste dont je ferme mon registre se referme aussi sur un passé irréparable ; et je souffre de retourner vers le lit de la vie, sans sommeil, sans compagnie et sans repos, dans le flux et le reflux de ma conscience où se mêlent - telles deux marées au sein de la nuit noire, parvenues au terme de leur destin – ma nostalgie et ma désolation.

Partager cet article

Repost0
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 22:00

Symphonie d’une nuit tourmentée

 

Tout dormait, comme si l’univers entier était une erreur ; et le vent qui flottait, incertain, était une bannière informe déployée sur une caserne inexistante.

On sentait s’effilocher du rien du tout dans l’air bruyant des hauteurs, et les châssis des fenêtres secouaient les vitres pour qu’on entende bien vibrer les bords. Au fond de tout, muette, la nuit était le tombeau du monde ( l’âme s’emplissait de compassion pour lui ) .

Et soudain – un nouvel ordre de l’univers agissait sur la ville – le vent sifflait dans un intervalle de vent, et on avait une idée endormie de mouvements tumultueux dans les hauteurs. Ensuite la nuit se refermait comme une trappe, et une grande quiétude vous donnait envie d’avoir dormi.

 

Ce court fragment fait la démonstration en quelques mots de tout le talent de l'auteur. Il m'a emporté dès la première phrase. Le voyage de l'esprit se fait d'autant plus saillant que les mots choisis sont extraits du plus simple mouvement de la langue.

Ce n'est pourtant qu'une traduction depuis le portugais, mais quelle traduction !

Oxymores et métaphores se déplient en cascades pour nous faire errer dans le lointain jusqu'au détail d'un présent vivant, ce qui nous étire tout le long de sa poétique impression, comme pour la partager intimement.

Partager cet article

Repost0
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 14:16

Bonsoir, heureux auditeurs de Radio Galère. C'est Benoît, aux manettes, pour cette heure avec vous dans Mets de Résistance. Vous pouvez intervenir au téléphone en composant le 04 91 08 28 10 ou 04 91 08 28 15.

Un climat social particulier nous fait vivre des heures incertaines et nous alerte sur le retour de ce que Pierre Perret nomme "La bête immonde". Il s'agit bien entendu de ce totalitarisme infernal qui a fait naître les heures les plus sombres de l'histoire du 20° siècle.

Dans ce triste début du 21° siècle, les médias ne cessent de répondre aux intentions cette classe dirigeante par une inclinaison massive à diffuser sans cesse plus de peurs et plus de terreurs en stigmatisant certains groupes terroristes, sans trop questionner les raisons de ces escalades de violence. Le point de départ historique serait le 11 Septembre 2001 qui vit tomber le gros symbole de la puissance des Etats Unis d'Amérique. C'était sous le petit empereur du pétrole GW Bush accompagné de sa muse Candolyza Rice, elle-même de la caste des magnas du pétrodollard. Nous n'allons pas questionner ce soir le bien-fondé de ce tracé historique, mais plutôt la violence dans tous ses états, voire dans tous ces Etats où sévit un nouveau combat dont les tracés ne sont pas si flous qu'on veut bien le dire.

Nos dirigeants ne le présentent pas souvent comme le combat contre l'impérialisme occidental. Pourtant il faut bien poser la question Il suffit de se demander depuis combien de temps règne cet empire occidental dont l'unique opposant soviétique marquait les quelques limites à ne pas franchir. Depuis la chute du mur de Berlin plus rien ne s'oppose au dictat libéral et nous sommes projetés dans le règne de la pensée unique. C'est une violence inégalée dans l'histoire de l'humanité. C'est l'abrutissement de l'humanité par la force de la manipulation, force psychologique qui va jusqu'à s'attaquer au rire et à la joie, ce qu'il est l'une des spécificités de l'humain. Détruire le rire et l'humour qui créent du lien, c'est ce qu'ont visé les derniers attentats du mois de Janvier.

Alors ce soir, nous allons dialoguer avec Marianne, Olivier, Annie Claude, Noura, et Salem au sujet de la violence, mais non pas dans son expression, car nous savons tous comment elle s'exprime, et quels chemins elle emprunte, mais plutôt en recherchant ses sources, qui souvent s'alimentent d'un manque de lien social, d'un manque de dialogue et d'échange entre les hommes, d'un manque d'espérance et de perspectives.

Peut-être que nous trouverons des raisons de retrouver l'espoir ou pas.

De toute façon, nous gagnerons toujours à échanger nos points de vue, et nous tâcherons de laisser une place à ceux qui veulent téléphoner pour donner leurs impressions.

Partager cet article

Repost0
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 09:26

Ce soir, Samantha et Marion de l'Ecole Tunon à Marseille nous parlent de leur projet. Elles organisent le baptême de leur promotion au profit des enfants malades qui se morfondent dans les hôpitaux, par le biais de l'association C'est que du Bonheur. Site : www.cekedubonheur.fr/

Ensuite, Catie nous régale et nous fait rêver sur le Liberté III, de l'association Goelen. Site : www.goelen.org/ ; et une video sur Wat.tv

Enfin, Ibrahima Khone annonce son nouveau projet ACT. Sites ; https://fr-fr.facebook.com/ibrahima.kone.395 ; compagnie-decale-kone.org/

ceci est un lien avec Radio galère

Partager cet article

Repost0
21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 19:04

Beaucoup de gens s'intéressent à la permaculture. Mais il est bien difficile de rencontrer des praticiens expérimentés.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'un association aubagnaise prône la permaculture depuis quelque temps sans être encore visible sur la toile du net ! On s'étonne donc de ne pas avoir de réponse à la requête suivant sur les moteurs de recherche : "permaculture à Aubagne" ! Je me suis précipité vers l'association parce que le concept me passionne depuis que j'ai vu le reportage de Sepr Holzer qui construit son paradis dans les montagnes autrichiennes.

L'association d'Aubagne dans les Bouches du Rhône a pour nom, peut-être provisoirement, Trait d'union RESOL 21. Nous allons remédier à la visibilité de son activité. Elle propose des stages de formation, des moments de partage théoriques et pratiques, et dispose d'un grand terrain qu'il va falloir aménager complètement, selon la philosophie eet l'éthique de la démarche.

Le contact pour accèder à l'association, le voici : traitdunion.resol21@orange.fr. 06 50 02 02 11

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 14:43

Tristesse en ce 8 janvier 2015. Cabu, Wolinski, Honoré, Tignous, Charb, le directeur de Charlie Hebdo, mais aussi, Bernard Maris, et six autres personnes ont été lâchement abattus parce qu'ils riaient. Tout d'abord, je pense à leurs familles, à tous ces proches qu'ils faisaient rire aussi et qui avaient besoin d'eux plus que nous tous.

Normal, il nous faut prendre du recul. Mais c'est réfléchir et laisser passer l'émotion, CHIALER (CHARLIE renversé), puis décider. Décider ne ne jamais reculer.

Il fallait les rencontrer pour découvrir leur gentillesse. Au dernier Festival de l'Estaque, il fallait les voir offrir leurs oeuvres à un public posant volontiers,touts composants d'un échange autour d'une caricature dans la bonne humeur et dans la sécurité. D'ailleurs leur caricature ne serait pas bonne s'ils n'aimaient pas les gens. Leur empathie spontanée les nourrit comme elle alimente leur plume ou leur crayon.

Ces artistes sont si sensibles que les injustices du monde leur paraissent plus grandes, et cette sensibilité se drape d'humour par pudeur pour une simple quête d'attention.

Nous les aimons et nous ne cesserons pas de leur dire. Nous avons besoin d'eux. Nous savons qu'un gouvernement qui ne les laisserait pas vivre serait à combattre de toute nos forces, comme nous voulons combattre toute forme d'intégrisme, religieux, politique, ou même économique. C'est pourquoi notre seule réaction est de ne pas reculer.

Nous ferons ce qu'il faut pour que Charlie vive encore ainsi que tous les journaux humoristiques.

Partager cet article

Repost0
29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 21:19

Chronique du 15/12/2014. Bonsoir aux auditeurs de Radio Galère.

Vous êtes bien sur 88, 4 Mhz, mais vous pourriez nous écouter depuis le mois de juin de cette année sur la Radio Numérique Terrestre qui offre plus de qualités sonores. Radio Galère en effet émet en DAB+, nouvelle norme européenne pour la RNT. Bravo à nos techniciens !

Si vous écoutez cette radio, ce n'est pas par hasard! Et c'est peut-être parce que vous savez que sur les ondes traditionnelles, celle qui font de la pub à tout va, l'information est biaisée de ce seul fait. Et ce qui nous est rabâché à longueur de journée ne peut plus satisfaire personne, tant le citoyen auditeur a conscience d'être manipulé par les médias.

Les auditeurs savent très bien que les dirigeants qui sont en train de transformer notre monde à leur profit possèdent les groupes de presse, les radios et les chaînes de télévision, en plus des outils de production…

Leurs méthodes de manipulation peuvent bien être analysées et décortiquées, ils s'en foutent. Comme le souligne Alain Badiou, dans ses nombreuses conférences, la puissance du système néolibéral n'a peur de rien tant que d'autre solutions ne sont pas proposées avec une mise en place efficace.

Il faut voir le dernier film de Marie Dominique Robin à ce sujet, "Les Moissons du futur". Elle nous révèle qu'il existe un grand nombre de monnaies alternatives dans le monde, une bonne trentaine rien qu'en France. Une monnaie alternative ou parallèle ne peut servir qu'aux échanges et non à une quelconque spéculation boursière. Ce qui est déjà beaucoup ! La vie reprend ses droits et l'espoir renaît.

En région Paca, la Roue se développe depuis 2011. C'est une association nommée SEVE qui l'a lancée et qui propose de venir en aide à tous ceux qui veulent en faire autant. Marseille ; Gap..,

Site : http://www.laroue.org

  • Contact : contact@laroue.org

  • Relais : Vivien LE TURCQ

  • Mail du relais : vivien.leturcq@laroue.org

Paca, d'autres monnaies locales.

Alpes-Maritimes (06)

Le Centifolia : projet des Communautés d’Agglomérations du Pays de Grasse et de Sophia-Antipolis : http://monnaie-locale-complementaire.net/?p=2945

Bouches du Rhône (13)

Le Nostra : Pays de Salon de Provence : http://monnaie-locale-complementaire.net/?p=1476

Bouches du Rhône (13) et Vaucluse (84)

La Roue : Carpentras : http://monnaie-locale-complementaire.net/?p=811

Var (83)

Projet du Haut-Var : http://monnaie-locale-complementaire.net/?p=2621

Le Cigalonde : La Londe les Maures : http://monnaie-locale-complementaire.net/?p=1309

Les auditeurs savent bien que la manipulation médiatique atteint des sommet dans son art. Mais le savoir ne suffit pas pour échapper à cette manipulation. Il faut faire un énorme travail de déconstruction pour trouver une autre vérité. Et c'est justement dans les détails qu'on peut se rendre compte de l'habileté des méthodes.

En relisant les recommandations du cahier N° 13 de l'OCDE, vous savez, cette belle organisation dont le siège est à Paris, ( à La muette), on peut savourer quelques uns de ces détails. Mais avant, un rappel sur les ambitions de cette « Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE)

Notre mission

La mission de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) est de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde.

L’OCDE offre aux gouvernements un forum où ils peuvent conjuguer leurs efforts, partager leurs expériences et chercher des solutions à des problèmes communs. Nous travaillons avec les gouvernements afin de comprendre quel est le moteur du changement économique, social et environnemental. Nous mesurons la productivité et les flux mondiaux d’échanges et d’investissement. Nous analysons et comparons les données afin de prédire les tendances à venir. Nous établissons des normes internationales dans un grand nombre de domaines, de l'agriculture à la fiscalité en passant par la sécurité des produits chimiques.

Nous examinons également les questions qui affectent directement la vie des gens, comme le coût des impôts et de la sécurité sociale ou le temps libre dont ils disposent. Nous comparons la façon dont les systèmes éducatifs préparent les jeunes à la vie moderne et la façon dont les systèmes de retraite protégeront les citoyens plus âgés.

En nous appuyant sur les faits et l’expérience concrète, nous recommandons des politiques dont le but est d’améliorer la vie de tous. Nous travaillons avec les entreprises, à travers le Comité consultatif économique et industriel auprès de l’OCDE, et les syndicats, à travers la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE. Nous consultons d’autres organisations de la société civile, notamment en organisant chaque année le Forum de l’OCDE. Tous nos travaux ont pour point commun un engagement partagé en faveur du développement durable, de l’emploi et des échanges, reposant sur la coopération internationale et visant le bien-être de tous. Chemin faisant, nous nous efforçons aussi de rendre la vie plus dure aux terroristes, aux fraudeurs fiscaux, aux entrepreneurs véreux et à tous ceux qui sapent les fondements d’une société juste et ouverte. »

Les intentions décrites dans ce texte sont toutes louables et on ne peut que féliciter la mission sauf que : l'organisation ne remet pas du tout en cause les néolibéralisme et même adopte toutes les règles de la bonne gouvernance mondiale selon les intentions de cette pieuvre que représente le Groupe de la Banque Mondiale à Washington. Et si on ne remet pas en cause le système libéral, on le croit capable d'apporter le bonheur dans le monde, avec ce raccourci saisissant : le bonheur vient de la richesse. Pour moduler un peu le propos, le texte parle même « du développement durable » ce qui ressemble fort à une thèse impossible qu'est « la croissance soutenable », n'en déplaise aux écologistes.

Après avoir écrit le cahier N° 1 : "Ajustement et équité". Le même auteur, Christian Morrison, rédige le cahier N° 13 dont nous allons parler, qui est son prolongement. En introduction, nous découvrons que l'OCDE a lancé cette recherche pour mieux adapter" les ajustements structurels" ,(autrement dit les réformes) à leurs conséquences sociales. Autrement dit, il faut faire des réformes en connaissant les risques sociaux qui s'en suivent. Comment faire pour éviter les troubles ? Et la méthode se targue de présenter une démarche scientifique afin de faire la distinction entre chaque problème. Au tout début « le succès économique de l'ajustement dépend de sa faisabilité politique ». Si des grèves interrompent le processus, c'est un échec. Si la répression fait des morts,c'est aussi un échec.

C'est pourquoi cette étude se titre : « La faisabilité politique de l'ajustement »

Dès l'introduction, on sent un malaise. Où se trouve la préoccupation de l'humain, dans ce discours politico-économique ? On a la confirmation de ce malaise dans le paragraphe « Les mesures peu dangereuses » « Nous raisonnons ici en fonction d'un seul critère : minimiser les risques de troubles. »

Il s'en suit les recommandations pour le succès dans le pragraphe « les facteurs politiques du succès »

"Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l'opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d'une partie de l'opinion, au besoin en pénalisant d'avantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes (c'est à dire qui serait neutre du point de vue social) serait plus difficile à appliquer qu'un programme discriminatoire, faisant supporter l"ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu'ils soutiennent le gouvernement."

La discrimination est à l'honneur. Il n'y avait pas besoin d'une étude pour dire ce que nous savons depuis des millénaires ; « diviser pour mieux règner. » Une autre phrase vient illustrer ce propos plus loin « la plupart de ces réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d'autres, de telle sorte que le gouvernement peut toujours s'appuyer sur la coalition du groupe gagnant CONTRE les perdants. »

Un donnée précise nous est lancée comme une révélation : « le premier objectif pour certains partis politiques n’est pas le rétablissement de l’économie, mais la conquête du pouvoir, au moment même où celui-ci est fragilisé. » Elle nous ouvre l'esprit sur le paragraphe suivant : « les dangers du corporatisme. »

"Ainsi, toute politique qui affaiblirait ces corporatismes serait souhaitable : d'un point de vue économique, cela éliminerait des entraves à la croissance et, politiquement, le gouvernement gagnerait en liberté d'action qui peut lui être précieuse en période d'ajustement. On objectera que cette politique soulèvera des résistances, mais il vaut mieux que le gouvernement livre ce combat dans une conjoncture économique satisfaisante, qu'en cas de crise, lorsqu'il est affaibli. Cette politique peut prendre diverses formes : garantie d'un service minimum, formation d'un personnel qualifié complémentaire, privatisation ou division en plusieurs entreprises concurrentes, lorsque cela est possible."

Au paragraphe "Mesures de stabilisation dangereuses".

Certaines recommandations concernent surtoutles populations les plus pauvres. "On ne peut augmenter le prix des produits de base sans risquer des troubles importants". Et les détails sont croustillants comme ce dernier : « Enfin, il ne faut jamais augmenter les prix à des moments difficiles pour les ménages, comme les fins de mois ou les fêtes religieuses. »

"Au lieu de décider uniquement et brutalement une série de hausses des prix, en laissant ensuite le champ libre à l'opposition, le gouvernement doit mettre au point, puis appliquer, une stratégie sur plusieurs mois comprenant de nombreuses interventions et dans divers domaines."

Et là,il faut du pragmatisme. Il me semble avoir entendu souvent ce terme dans les déclarations récentes. - Etes vous socialiste ? -Je suis pragmatique. "Le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut par exemple expliquer que le FMI imposant une baisse de 20 % de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires, et qu'il préfère la seconde solution dans l'intérêt de tous."

Le mot n'est ni froid ni brûlant en soi. Mais nous savons maintenant qu'à chaque fois que nous l'entendons, il vient là pour nous faire croire à de bonnes intentions.

Pour finir ; la cerise sur le gâteau. Que se passe-t-il à l'école ? Juste un petit paragraphe du dit cahier :

« Le souci du détail ne connaît pas de limite : si les ménages pauvres consomment seulement du sucre en poudre, on peut augmenter le prix du sucre en morceaux pourvu que l’on garde la subvention au sucre en

poudre. »

« Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles,

ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

Comme vous l'avez compris, bien que tout ce texte n'engage que son auteur, il fait autorité, et c'est au point que nos hommes politiques ne font que suivre ses recommandations à la lettre. Les discriminations dans le secteur de l'éducation sont nombreuses, comme vous avez pu l'entendre la semaine dernière. Ce qui veut dire que la création d'une Zone d'éducation Prioritaire n'a rien d'anodin.

Ce qui veut dire que la prime au mérite donnée aux enseignants selon des critères absolument irrationnels et subjectifs ne doit rien au hasard. On est dans l'inhumanité de l'ajustement.

Non vraiment rien n'est du au hasard dans la gestion des affaires du pays.

Partager cet article

Repost0
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 20:55

Sans tomber dans la folie du complot, théorie que les fidèles du système avancent pour détruire les arguments dissidents, il faut tout de même dire que l'organisation du monde ne doit rien au hasard, et que la période que nous vivons, si anxiogène soit-elle et destructrice de tout espoir, est une période bénie pour tous ceux qui s'enrichissent outrageusement en dévastant la planète et se riant des drames humains qu'ils provoquent. Les "riches" s'inquiètent de savoir s'il sera encore possible de faire des consommateurs en baissant le pouvoir d'achat et jusqu'à quelle limite ?
En fait, complot il y a puisqu'il s'agit de tout faire pour que le moindre besoin soit exploité par les multinationales. Comment résister à cette montée du fanatisme idéologique néolibéral ? Des fous à l'esprit étroit répondent à cette question en décapitant des soldats. Pour de bon, on va marcher sur la tête...

Partager cet article

Repost0